"Les fumeurs de cannabis sont plus susceptibles de développer le diabète de type 2 " par Topsante

Pas d’accord du tout avec la conclusion qu’ils en tirent ! Ni avec le titre de l’article qui devrait plutôt utiliser "seraient" que "sont" dans son accusation. D’une part, le pré-diabète comme ils le disent, ne concerne que des gens à forte glycémie. Sont-ils tous destinés à développer un diabète par la suite ? Non ! Le diabète, c’est comme le cancer : c’est quelque chose dont on n’a pas encore définit les causes et qui garde une part de mystère. De plus, les origines sociétales ne sont pas prises en compte : quelqu’un de précaire en revenus, accédera à une alimentation trop riche en graisse, en sucres lents et trop sucrée (avec pas assez de vitamines et d’autres composés nutritifs indispensables). La précarité est le lot des gens opprimés pour consommation-culture de cannabis. Ensuite, l’étude ne tient visiblement pas compte de la nouvelle façon de consommer du cannabis (sans tabac et sans combustion). Car une explication à cet état de "pré-diabète" chez les fumeurs, pourrait-être recevable sous la forme des effets nicotiniques ou de celle des goudrons aspirés. Cette explication est pourtant exhibée sous notre nez, à la fin de l’article, par la proposition d’un autre qui s’intitule : "Le tabagisme aggrave les troubles associés au diabète" ... ! En aggrave-t-il les « pré –causes » ? Bien que l’étude soit étasunienne, je vais vous parler de mon cas français en comparaison : suites à de moult péripéties répressives, j’ai le RSA et je ne mange pas tous les jours. Quand je le fais, ce sont souvent des pâtes et du pain, rarement des légumes cuisinés. Pour tromper la faim et garder la force de vous rédiger tous ces articles (avec une pensée à peu près claire), je bois quotidiennement une dizaine de grand bols de café au lait avec 3 sucres (roux quand je le peux) quotidiennement. Une semaine de café au lait sucré me coûte environ 5 euros ! Un seul repas complet me couterait bien plus que cela ! Si j’ai du sucre dans le sang, je pense que le cannabis n’y est pour rien (parce qu’il m’est arrivé parfois de fumer des pétards, dites donc !). Tout cela pour vous faire comprendre que cette étude, c’est un peu du n’importe quoi et des raccourcis vite faits. On ne peut-être d’accord que sur une chose avec elle : il faut réaliser des études plus poussées sur le cannabis. Une dernière chose : sauf erreur de ma part, il me semble que cette étude (2013) a été réalisée avant celles qui concluent le contraire (citées dans l’article). Le fait qu’elle soit publiée et connue que maintenant ne justifie pas l’expression utilisée de "nouvelle étude".


Par Fatima Al-Kassab, publié le 14 septembre 2015 à 19h00

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Les fumeurs de cannabis sont plus susceptibles de développer le diabète de type 2

Les fumeurs de cannabis seraient beaucoup plus exposés au risque de diabète de type 2 que les non-fumeurs, selon une nouvelle étude scientifique.

© thinkstock

Fumer de la marijuana régulièrement augmenterait le risque d’hyperglycémie de 65%. Or, le prédiabète, caractérisé par une glycémie trop élevée, précède souvent le diabète de type 2. Le taux de sucre dans le sang des patients prédiabétiques augmente considérablement mais il demeure sous le niveau seuil pour un diagnostic de diabète. Selon les médecins, un prédiabétique sur 10 pourrait développer le diabète.

Pour parvenir à leurs conclusions, une équipe de chercheurs de l’université de Minnesota School of Public Health (Etats-Unis) ont analysé les données de plus de 3000 personnes. Ils ont constaté que celles qui ont fumé de la marijuana plus de 100 fois étaient environ 50% plus susceptibles de développer le prédiabète.

Cependant, les chercheurs n’ont pas identifié un lien direct entre le véritable diabète et le fait de fumer la marijuana.

Cette recherche va complètement à l’encontre des précédentes études qui ont montré que le cannabis pouvait réduire le risque de diabète. Par exemple, une étude américaine réalisée en 2013 a trouvé que les fumeurs de cannabis avaient un niveau plus bas d’insuline, ce qui indiquerait un meilleur contrôle glycémique.

« Ces résultats s’opposent à ceux rapportés auparavant sur l’usage de marijuana et la santé métabolique. Les études à venir devraient chercher à évaluer objectivement les manières et la quantité dont la marijuana est consommée et l’impact de ces critères sur la santé métabolique future », conclut un des auteurs principaux de l’étude, Mike Bancks.

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