"Les gendarmes du médicament faisaient affaire avec les labos" par Mediapart
Ici nous n’avons que le titre et le début du texte, Médiapart diffusant des articles payants que nous voulons pas reproduire, par respect. Nous attendrons quelques semaines ou mois avant de le faire. Mais le peu que nous avons ici confirme largement ce que nous vous martelons depuis des lustres : les labos pharmaceutiques sont criminels à plusieurs niveau (ici il n’est question que de dessous de tables et de corruption), agissent en lobbies. Médiapart n’a pas peur de le dire : " ... l’affaire, au-delà des évidentes questions déontologiques et de conflits d’intérêts qu’elle pose, interroge la probité du système sanitaire français tout entier ..." ! Parce que dans le contexte purement cannabique, c’est bien de cela qu’il est question avec des études pipées pour justifier l’interdit et financées par les mêmes labo qui sont ici pointés du doigt !
24 mars 2015 | Par Michaël Hajdenberg et Pascale Pascariello
http://www.mediapart.fr/journal/fra...
Les gendarmes du médicament faisaient affaire avec les labos
La mise sur le marché de médicaments et leur remboursement sont soumis à des commissions supposées indépendantes. Or, plusieurs mois d’enquête ont permis à Mediapart de découvrir que, pendant des années, des membres éminents de ces commissions (dont un président) ont conseillé secrètement les laboratoires pharmaceutiques. L’affaire, au-delà des questions déontologiques et de conflits d’intérêts, interroge la probité du système sanitaire français.
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Pendant plus de vingt ans, ils ont eu pouvoir de vie et de mort sur les médicaments en décidant de leur mise sur le marché et de leur remboursement. Aux postes de présidents, vice-présidents ou simples membres des principales commissions du système français, un petit groupe d’amis a parallèlement et secrètement conseillé les laboratoires sur la meilleure façon de présenter leurs dossiers. L’affaire, au-delà des évidentes questions déontologiques et de conflits d’intérêts qu’elle pose, interroge la probité du système sanitaire français tout entier.
(Image d’illustration rajoutée - source)
Après une enquête de plusieurs mois, Mediapart a en effet découvert que Gilles Bouvenot (président de la commission de la transparence de 2003 à 2014), Bernard ...
Fin de l’extrait accessible
Boite noire :
Nous avons commencé cette enquête au début de l’été 2014. Depuis, nous avons rencontré des dizaines d’acteurs du monde du médicament : dirigeants et salariés de laboratoires, membres des commissions, consultants, membres de cabinets ministériels... À leur demande, une immense majorité d’entre eux, craignant des répercussions sur leur carrière, n’ont pas souhaité que leur nom apparaisse dans l’article. Certains évoquent « l’omerta » régnant dans ce milieu. Mais, afin que l’enquête puisse être publiée, plusieurs ont accepté que leur identité puisse être révélée devant la justice si un procès est intenté à Mediapart, de façon que nous puissions prouver le sérieux de notre enquête.
Mediapart ne découvre pas les difficultés à enquêter dans ce secteur où, derrière des problématiques de santé publique et de financement de la sécurité sociale, se nichent des enjeux financiers colossaux. Depuis 2008, nous avons écrit sur le lobbying des laboratoires pharmaceutiques, sur les conflits d’intérêts des experts, sur les liens entre les entreprises du médicament et le monde politique et cela s’est traduit notamment par des révélations dans le scandale du Mediator, l’affaire Cahuzac ou l’affaire Morelle.
Cette enquête s’inscrit comme la suite logique de ce travail, avec l’idée, non pas d’épingler une ou des personnalités ayant une forte notoriété ou contre laquelle nous aurions une quelconque animosité, mais de décortiquer un système.
Nous avons contacté à de multiples reprises chacune des personnes mises en cause. Nous avons vu Gilles Bouvenot, ancien président de la commission de la transparence, à deux reprises, fin 2014, en présence de son avocat, Me Lef Forster. Ses réponses ont varié, à l’oral, puis à l’écrit, puisqu’il nous a adressé plusieurs mails pour revenir sur ce qu’il avait déclaré ou pour préciser sa pensée.
Certains autres membres de ce groupe de conseil nous ont répondu par téléphone, alors que nous leur avons proposé, à tous, de les voir. D’autres n’ont pas souhaité nous parler plus que quelques instants. L’une, enfin, n’a jamais donné suite à nos différents messages.
AJOUT : Après parution de l’enquête, l’ancien président de la commission de la transparence Bernard Avouac nous a envoyé un SMS. Le voici : « Je n’ai jamais rencontré un dirigeant de Lilly dans ces circonstances. »
(Image d’illustration rajoutée - source
P.-S.
Lire en compléments :
Notre système de santé aux soins intensifs (Les médicaments sont la troisième cause de décès)