"« Les jeunes qui fument doivent réfléchir » ..." Interview de Bernard Ladevèze par La Dépêche
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Publié le 29/02/2016 à 07:41
http://www.ladepeche.fr/article/201...
Sécurité routière - Interview de Bernard Ladevèze, Directeur départemental et régional de la Prévention routière
« Les jeunes qui fument doivent réfléchir » ...
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Fin de l’article
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La Prévention routière se réjouit de la généralisation des tests de dépistage aux stupéfiants...
C’est effectivement une bonne chose. Grâce au “DrugWipe”, le test anti-drogues, on a un test en quelques minutes seulement, très fiable qui plus est du point de vue de ses résultats. Et si le contrôle s’avère positif, la prise de sang obligatoire qui s’ensuit montre à la fois l’importance de la consommation de drogue et de quel produit il s’agit exactement. Je précise que Toulouse était en phase d’expérimentation depuis de longs mois sur ce test du DrugWipe.
Quel est le lien exact entre drogue au volant et accidentologie ?
Il est démontré que dans 14 % des accidents, on multiplie par deux le risque d’accident dès lors que l’on a fumé du cannabis. Ce risque est certes multiplié par 8,5 en cas d’alcoolisation au volant, mais il est hélas démontré que l’association des deux, alcool et drogue, multiplie le risque d’accident par 14 ! Je crois que ce pourcentage doit vraiment faire réfléchir, à commencer les jeunes qui fument de plus en plus, je parle de consommation de drogue, la plupart du temps de cannabis.
Certains spécialistes parlent de catastrophe sociale sans mentionner les problèmes au volant...
C’est évidemment un tort. Je vais vous lister les conséquences de la consommation de cannabis au volant : difficulté à se concentrer et à rester attentif à l’activité routière autour de soi ; altération de la vision, de l’audition et des capacités de coordination ; temps de réaction allongé et capacité de contrôle de la ligne droite amoindri avec un conducteur qui zigzague facilement ; réponse détériorée en situation d’urgence, etc. Tout cela, on le constate dans bon nombre d’accidents mettant en scène des jeunes.
Celui qui prend ou fume de la drogue doit attendre combien de temps avant de reprendre le volant ?
Là aussi, il est prouvé que le cannabis reste plusieurs jours dans l’organisme avant de disparaitre. Beaucoup croient alors être redevenus négatifs et pouvoir reprendre le volant sans risque, mais cela peut être une erreur. Il peut en effet y avoir résurgence de la positivité dans le sang en cas de choc émotionnel. C’est un élément loin d’être négligeable.
Recueillis par Xavier Hurtevent
P.-S.
"Les jeunes ... et les autres ! Car c’est l’ensemble des consommateurs de cannabis qui est visé par ces persécutions !"
L’homme est étonnant de naïveté car il demande à des "drogués" - que la définition officielle décrit comme malades aux fonctions cognitives altérées - de réfléchir. Eh bien, "on va essayer " et voici ce que cela donne quand on s’y risque :
D’une part, si l’on s’en tient aux statistiques 2012 (parce que cela n’est précisé que dans celles-ci) : dans les accidents ayant entrainé la mort où l’un des deux conducteurs était positif au test du cannabis, 62% des positifs n’étaient pas responsables de l’accident ... quand même ! Le monsieur peut donc diviser ses chiffres par plus de deux dans une démonstration de causes à effets.
Autre chose, les chiffres qu’il cite relatent - sauf erreur de ma part - l’ensemble des accidents tous stupéfiants et "mélanges alcool et/ou stupéfiant variés" confondus. J’aimerai bien disposer des chiffres d’accidents réalisés sous "cannabis seul" ! "Il se pourrait alors" que, toute proportion gardée, ils provoquent un peu moins d’accidents - ou quasi "kif-kif" - que la part de population accidentée qui n’a consommé ni alcool, ni drogue ... !
D’autant qu’une bonne partie des testés positifs ne sont plus sous effet (il faudrait pouvoir l’établir et les décompter).
Qu’en déduire ... ? Une réponse pragmatiquement exacte mais politiquement gênante que je vous laisserai deviner !
Bref, l’homme pavane ici alors qu’il n’affiche que son engagement à lutter contre le peuple de l’herbe ! Lisez bien, vous le constaterez et s’il l’affirme toutefois avec prudence et retenue, c’est quand même un théoricien d’une sorte de "flash-back" avec le cannabis ! A la moindre émotion, vous revenez positifs ... si-si, puisqu’il vous le dit (je le cite) :
" ... Là aussi, il est prouvé que le cannabis reste plusieurs jours dans l’organisme avant de disparaitre. Beaucoup croient alors être redevenus négatifs et pouvoir reprendre le volant sans risque, mais cela peut être une erreur. Il peut en effet y avoir résurgence de la positivité dans le sang en cas de choc émotionnel ..."
Ah-ah-ah ! Ouah la théorie fumeuse ... ! Les cannabinoïdes endogènes ne sont pas du THC ... Merci monsieur .... J’ai bien ris ... j’ai dû remonter mon taux de THC à plus de 200 µg...
Pour finir, en bas de l’article, vous trouvez le titre suivant : "De plus en plus de conducteurs positifs aux stups". Ce qui prouve que les tests fonctionnent bien mais que la prévention par la répression ne fonctionne pas. Et que dire de toutes celles et ceux qui se font enlever le permis ? Une partie va continuer quand même à conduire ne serait-ce que pour aller travailler.
C’est une façon efficace de criminaliser une partie de la population et je ne pense pas que, dans ces conditions, cela puisse améliorer la sécurité sur les routes. Une solution serait de fixer un seuil en deçà duquel un conducteur sous THC ne serait pas poursuivi ou amendé, comme pour l’alcool, finalement.
Monsieur Bernard Ladevèze, en tant que bon soldat, vous récitez votre manuel par-cœur. Mais on jurerait qu’il a été écrit par la Scientologie ... ou une certaine franc-maçonnerie toulousaine très puissante et omniprésente à propos ... cela y ressemble fort !
"Certains spécialistes parlent de catastrophe sociale sans mentionner les problèmes au volant..." cite l’article. Mais on pourrait dire tout autant que "Certains spécialistes parlent de catastrophe routières et de lutte à renfoncer sans mentionner les catastrophes sociétales qu’une telle répression, posée en partie sur des bases fausses et mal adaptées, incombe .... Votre "sécurité" ne doit pas faire de nous des esclaves, des parias, des êtres de sous-droits et de sous-conditions, monsieur.
JLB