"Lutte contre la drogue : un fiasco total et fort coûteux !" par les AZA subversifs

L’article date de 2014 et bingo : "on est en plein dedans" ce qu’il explique. Un peu clairvoyant, geneghys l’helvète... Il est vrai que le moral est au "beau fixe" en ce moment pour la cause de la légalisation, mais je suis désolé d’avoir à vous le dire, mais ... je pense qu’il va y avoir une nique au dernier moment ... ! Mais bon, nous aurons l’occasion d’en reparler un autre jour et je ne tiens pas à vous gâcher la journée.


Publié le 27 avril 2014 par geneghys

http://lesazas.org/2014/04/27/lutte...

Lutte contre la drogue : un fiasco total et fort coûteux !

Avertissement : ceci n’est pas un article pour l’apologie de la drogue, mais un article sur le fiasco total de la répression à tout va !

Jeudi soir 24 avril 2014 est passé un documentaire que malheureusement, nos amis francophones n’ont pas pu visionner, faute de copygraves et patati et patate.

Le doc précité : « Drogue, la fin de la répression », un reportage de Philippe Mach et de Sabine Kennel

La « guerre totale à la drogue » clamée haut et fort en juin 1971 par le président américain Nixon, suivi en cela par les autres présidents américains et européens, est devant une réalité qui dépasse la fiction : une impasse qui coûte des pépètes et qui ne sert à rien. Plus il y a d’interdits, plus il y a à dépenser pour la lutte et plus il y a des toxicos. Si bien qu’au bout de 40 ans, cette guerre est aussi absurde que celle qui fut menée contre l’alcool, lors de la première moitié du XXème siècle, et dont quelques noms hantent encore les mémoires : « Prohibition », mafia et Al Capone !

À l’heure des bilans, les chiffres sont là, implacables :

  • – Aujourd’hui, il y a environ près 300’000’000 (300 millions) de consommateurs dans le monde (en constante augmentation)
  • – 100’000’000’000 $ (100 milliards), c’est l’argent dépensé pour la répression chaque année
  • – 1/4 de la population carcérale l’est à cause de la drogue
  • – Et plus de la moitié des condamnés à mort sont des trafiquants
  • – Le marché noir de la drogue représente 330’000’000’000 $ (330 milliards) par an

Mais pas que !

AU BRÉSIL : l’ancien président a vu les favelas à feu et à sang à cause de la drogue.

Alors que le MEXIQUE paie un lourd tribu : 65’000 morts et un pays exsangue, dévasté par les cartels mafieux.

Selon la Global Commission on Drug Policy : « La guerre à la drogue est un échec total ! » Et tous ont le même dialogue : « Sortons de cette folie répressive et légalisons les drogues, même les drogues dites dures. Bref ! Décriminalisons la drogue (et entubons les mafias !) »

Nous sommes donc face à une folie politique qui veut condamner un drogué alors qu’on ne le fait pas pour des addictes d’autres psychotropes que sont l’alcool ou les médicaments.

Et prendre en charge les toxicomanes présente les avantages suivants :

  • évite les risques, protège le toxicomane, son entourage et la société. Car ces toxicomanes peuvent être des frères, des pères, des patrons etc…
  • évite les maladies transmissibles VIH et VHC ainsi que d’autres maladies liées et infections dues au manque de soins, sans parler des overdoses
  • évite la criminalité liée à la drogue
  • évite l’insécurité liée à la drogue, (insécurité relayée à grand renfort médiatiques, of course !)
  • redonne de la dignité au toxicomane avant que ce dernier s’explose la tronche par dégoût.

Ainsi, les locaux d’injection mis à disposition en Suisse portent leurs fruits. Les gens viennent s’y faire prendre en charge et permettent de re-tisser les premiers liens sociaux entre toxicos et des tiers, voire la famille. Et si on observe le côté bassement matériel, ils permettent aussi de mettre 24’000’000 CHF par an dans les fouilles de l’État en économisant sur les frais de justice, d’incarcération et de santé.

Cela fait des lustres que les juges, polices et professionnels de la santé disent que la toute répression est non seulement inutile, mais trop coûteuse pour des nèfles !

AU PORTUGAL, la décriminalisation de la drogue est instaurée depuis 12 ans. Auparavant, une « cour des miracles » sévissait à Lisbonne et tous les jours, ce n’était pas moins de 6 à 7’000 drogués qui passaient dans une impasse connue par tous les toxicomanes dont certains y ont d’ailleurs trépassé. Une file quotidienne sans fin avec des problèmes de salubrité que cela attire. Ce fusse le premier problème de santé publique dans le pays et chaque PortugaisE s’est sentiE concernéE. Qui n’a pas eu un membre de la famille, un pote, ou une connaissance qui prenait ou avait pris de la drogue ?! Ils mettent donc en place un vaste programme de soins et de distribution de méthadone. « Soigner et ne pas punir » ! Et contrairement aux craintes de certains pessimistes notoires, non seulement cela n’a pas créé un appel d’air pour les autres toxicomanes d’Europe, mais les enfants n’ont pas non plus commencé à se droguer plus tôt…un autre tabou qui se casse les dents.

Si un pelé se fait prendre en train de fumer un joint, c’est devant la commission de santé qu’il est déféré et non devant une cour de justice. C’est à ce moment-là qu’il sera dirigé vers un programme de soin ou de prise en charge. Il n’aura pas de casier judiciaire, donc pas de problèmes qui le poursuivront toute sa vie. Tant que ce ne sont pas des trafiquants, le consommateur ne risque rien. Même la police portugaise ne voit pas pourquoi il faut incarcérer un consommateur de drogue au même titre qu’un délinquant de droit commun.

EN FRANCE, par contre, c’est le pays du tout répressif. C’est le pays qui a une des lois les plus dures d’Europe. Le drogué est d’abord un délinquant qui sera déféré devant la police, puis devant la justice et ce petit jeu peut faire grimper l’addition (et non l’addiction comme me propose l’Office automatique de ma bécane) jusqu’à un an de prison ferme pour avoir seulement fumé un joint.

Résultats ?!

Ils sont là, cinglants, qui ne pardonnent pas, tout comme sa justice d’ailleurs. Car non seulement la France fait ce qu’il y a de pire en matière de drogue, mais reste persuadée qu’interdire la vente de seringues et ce, depuis les années 1980-1990, réglerait le problème. Ainsi, elle se retrouve aussi sur le podium de la plus désastreuse épidémie de SIDA en Europe.

À Paris, près de la gare du Nord, on vient de refuser la seule salle d’injection de France et actuellement, il y a deux distributeurs de seringues dans la ville dont un est pété.

L’association bénévole « Gaïa-Paris » des médecins du monde a quelques petits bus mis à disposition pour les toxicomanes. La responsable explique : « En France, l’usage de drogues est le mal absolu ! Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’usager de drogue est ce qui se fait de pire !!! Ce qui est très étrange au vu d’un chauffard alcoolisé qui tue sa famille dans un banal accident de voiture. » La répression est tellement forte que les travailleurs sociaux n’arrivent pas à faire leur travail. « L’usager qui se fait prendre avec une petite boulette de crack va faire 3 mois à Fleury-Mérogis et il faudra tout recommencer. J’ai des patients de 40 ans qui ont fait 15 ans de prison cumulés : 3 mois, 4 mois, 6 mois…Et pour finir, le toxico ne demande plus rien et s’enfonce »

En France, c’est l’hystérie collective.

° Pas de débat publique !

° Pas de débat politique !

° Seul remède utilisé : la répression !

En 1970, au moment où la loi a été votée, la France comptait 20’000 consommateurs. Aujourd’hui, elle en est à 5’000’000. La répression n’a pas fait baissé la consommation d’un iota. Ainsi, non seulement la France est championne de la répression, mais aussi en nombre de consommateurs de cannabis, bien loin devant la Hollande qui a légalisé le cannabis depuis 30 ans. (sic !) (Sans compter que tout ce binz coûte le lard du chat !!)

EN SUISSE, le trafic de cannabis génère un milliard (1’000’000’000) de francs par an. Mais la seule chose dont on parle, ce sont des Africains et pour tranquilliser le citoyen. Les politiques lancent ces opérations policières aussi spectaculaires qu’insignifiantes, et aussi indignes qu’infamantes, alors que les gros barons de la drogue dorment sur leurs bourses. Les policiers savent très bien que ce qu’ils font ne sert à rien. Mais ça fait du bien au bien-pensant qui ne croit que ce qu’il lit dans les journaux, sans penser plus loin que le bout de son nez, comme d’hab. !

Des images racistes et populistes qui rassurent la population vaudoise !!! La honte !!!

Il faut avouer que la Suisse a été marquée dans sa chair suite au « tout laisser faire  » et a donné lieu à des scènes ouvertes comme le fameux Letten de Zurich, la Platzspitz, de 1990 à 1992

Le Letten….la zone !

Olivier Gueniat, Criminologue et Chef de police judiciaire : « La répression ne résout pas le problème de la consommation. La demande est là, et cette demande, on arrive pas à la contenir par des normes répressives. La guerre à la drogue est un échec ! ». Ce qu’il propose, c’est que consommateur puisse cultiver son cannabis chez lui, qu’il le fume chez lui et non dans la rue ou les espaces publiques. « Préserver les espaces qu’on partage en communauté et dans le privé, faites ce que vous voulez. En cas d’infraction, on sanctionne par une peine pécuniaire, comme cela se fait pour la circulation. Le but est de créer un vase communiquant pour que les fumeurs aillent consommer chez eux. Les toxicos ne sont ni des délinquants, ni des criminels pour leur grande majorité […] Faire la guerre à la drogue, en politique, correspond à un langage populiste et populaire. » Bref, il propose un autre modèle, d’autres pistes qui permettent d’éradiquer l’insécurité et la main mise sur la drogue par des cartels mafieux.

Cela fait maintenant 20 ans qu’on pratique une répression sévère et ça fait 20 ans que les 3/4 des interpellations sont pour de petites doses de cannabis. 90 % de la violation de la loi sur les stupéfiants sont pour la consommation et non pour le deal. La traque sur les stupéfiants ne concerne pas le deal et coûte hyper cher à la société.

EN ESPAGNE, ça fait longtemps qu’on l’a compris. « Green Farm » sont des locaux où les consommateurs peuvent fumer du joint cultivé par l’association. Chaque consommateur a une carte et peut donc fumer ce qu’il produit. Les fumeurs de joints ne se tournent pas forcément vers les autres drogues dures, comme les fantasques populistes aiment le faire croire. Il y a 700 clubs « Green Farm » en Espagne et ces associations sans buts lucratifs ne font pas de prosélytisme et sont interdits aux mineurs. Elles cultivent elles-mêmes le cannabis nécessaire à leurs membres. C’est une alternative concrète au marché noir. Ainsi, le trafic de rue diminue, voire disparaît. C’est le cas à Barcelone où il devient très difficile de trouver du cannabis dans les rues. Et en plus, ils ont créé des postes de travail et les employés qui paient des impôts, que veut le peuple ?!

C’est un exemple dont certains cantons de Suisse s’inspirent et planchent sur le sujet. Cela permettra aussi de recréer un lien social, car quand le fumeur de joint ne partage plus son pétard avec les autres, cela est le signe de l’addiction. Ces clubs pourraient alors proposer des soins et un suivi. Le canton de Genève s’y intéresse, contrairement au canton de Vaud qui a encore sous la tutelle de La Dit Quattro, politique populiste radicale-libérale et liberticide à mort. Maintenant qu’elle est aux parcs et aménagements du territoire, elle pourrait se pencher sur le nombre des poubelles qu’il y a à mettre en forêt de façon à ce qu’on puisse mettre les détritus quelque part et ne pas se retrouver avec des horreurs que les chiens bouffent et se font ensuite des gastro-entérites sanguinolentes, ce qui nous fait courir chez le véto à tout bout de champs, bordel de merde ! Or sujet ? M’en fous !

Où en étais-je ?

L’URUGUAY est le premier pays d’Amérique latine qui décriminalise le cannabis, que ce soit la production ou la consommation. Et cela fait la nique aux narco-trafiquants. D’autres pays de l’Amérique latine suivent l’exemple de l’Uruguay et même quelques états des États-unis décriminalisent le cannabis.

Aux USA où on demande aux mères pourquoi elles sont pour la légalisation de l’herbe, elles répondent : « La prévention et l’éducation, c’est notre travail et celui de l’école. Pas celui de la justice ni de la police. » Le constat est sans appel : « La prohibition représente l’abdication de la réglementation. La légalisation et la réglementation sont les politiques efficaces ! »

Même Dick Marty pense que la répression a contribué au plus grand marché criminel dans le monde qui finance le terrorisme, le trafic d’armes et la corruption.

Plus de courage politique et moins de populisme, c’est le seul remède efficace contre le trafic de drogues.

D’autres infos sur le site de temps présent : Drogue, la fin de la répression