Maroc : 40% du cannabis au monde est d’origine marocaine ???
Sur les quelque 1500 tonnes de résine de cannabis saisies dans le monde en 2004, que 87 tonnes proviennent du Maroc.
Ce ne sont donc que 6% de la quantité saisie qui provenait du Maroc. De la à inventer que c’est 40% de la production Mondiale, il faut donc un Office payé par les USA.
Bientôt ils vont nous faire croire que le Maroc construit la Bombe au Cannabis.
17 Septembre 2006 Larbi Bouhamida
"Le Maroc demeure l’un des plus grands fournisseurs de résine de cannabis dans le monde". L’affirmation émane de l’Organe international de contrôle des stupéfiants dans son rapport du 1er mars 2006 sur la situation des drogues dans le monde. Il dit également qu’"il est encourageant de noter qu’au Maroc, grâce à l’action gouvernementale, tant la superficie totale des cultures illicites de cannabis que la production potentielle totale de résine de cannabis ont diminué de 10% en 2004 par rapport à l’année précédente".
L’organe constate avec satisfaction que le gouvernement marocain a lancé début mai 2005 une campagne d’éradication du cannabis dans cette région.
Sur les quelque 1500 tonnes de résine de cannabis saisies dans le monde en 2004, 87 tonnes proviennent du Maroc. L’insuffisance des contrôles aux ports maritimes et aux frontières terrestres et l’absence d’une législation appropriée en matière de contrôle des drogues continuent d’exacerber le problème du trafic de drogues au Maroc.
Ces chiffres qui sont révélateurs de la dimension du trafic des drogues dans notre pays, laissent perplexes, surtout que le Maroc est souvent cité à côté d’autres pays connus tels l’Afghanistan, la Colombie, les Etats Unis, le Mexique, entre autres.
Ce phénomène s’est développé au fil des années, pour plusieurs raisons, au vu et au su des autorités qui se sont succédé à la tête des régions Nord surtout. Le pouvoir central n’ignorait non plus l’ampleur et l’amplifaction de ce marché et les personnes qui sont derrière.
Atteignant des dimensions qui commencent à inquiéter les responsables marocains, des actions ont été entreprises dans ce sens. La première a été menée à Tanger contre les barrons du haschich. Tout monde se rappelle qu’elle a été déclenchée en 1996, du temps de Driss Basri, et plusieurs personnes ont été arrêtées, jugées puis condamnées à de longues peines de prison, tels que Dib, Yakhloufi, Derkaoui, entre autres.
Un autre scandale, toujours à Tanger, à mené à l’arrestation d’un jeune, appelé Ramach en 2003 et le dernier en date est celui de Kharraz, un autre barron de la drogue connu par tout un chacun. Il a même reçu une lettre de remerciement de de la part de l’ex directeur de la Sûreté nationale, Hafid Benhachem, pour avoir pris son compte, la rénovation de plusieurs arrondissements de la police à Tanger.
Toutes ces affaires et autres, ont en commun l’implication directe des hommes de l’autorité et des différents corps : police, gendarmerie, douane, forces auxiliaires,etc.
Ces actions entreprises de temps à autre, ne peuvent et ne pourront faire face à des réseaux qui disposent de tous les moyens pour défendre leur commerce : équipements, zodiacs, aéronefsdes armes automatiques, des camions TIR, des bateaux, etc.
L’opinion publique doute de l’utilité de ces actions, tant que l’Etat ne s’attaque pas à l’éradication de la culture du cannabis. Pourtant, la région du principal fournisseur est connue. Alors pourquoi ne pas s’attaquer à la source du problème et à la place, lancer des projets sociaux en faveur de la population locale ? Elle affirme aussi l’absence d’une volonté de la part des responsables qui, peut-être, certains d’entre eux, profitent de cette situation et des grandes sommes d’argent mises en jeu.
C’est la question qui se pose.
Pour se rendre compte de l’absence de cette volonté et l’implication d’hommes d’autorité, censés contrôler et veiller, ce sont les saisies qui se font en Espagne ou en France alors que les trafiquants franchissent nos frontières en toute quiétude et sincérité, sachant qu’ils ont acheté de hauts et véreux commis de l’Etat à coups de millions.