Maroc : la légalisation du cannabis en espoir pour un peuple (une vie plus décente et l’arrêt des persécutions policières de 48 000 cannabiculteurs)
Le PAM, parti Authenticité et Modernité, surnommé le "tracteur", fut le premier à monter au créneau d’une étude de la légalisation du cannabis au Maroc. Mais il s’était ensuite fait voler la vedette par une parti concurrent, l’Istiqlal, au sujet d’un dépôt de projet de loi. Le Pam revient à la fois à la charge et sur le devant de la scène, en affichant sa volonté de réunir le plus grand nombre d’agriculteurs et en organisant des "journées-rencontres". Une surenchère politicienne que ce parti prétend vouloir éviter mais qui participe pour autant à le pousser vers l’avant. L’idée supportée serait aussi d’élargir ce débat à une audience la plus large et la plus complémentaire possible.
Par Amine Harmach, le 24-03-2014
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Légalisation du cannabis : Le PAM réunit 2.000 cultivateurs à Chaouen
Le PAM veut passer à la vitesse supérieure dans la légalisation du cannabis. Trois mois, après la conférence introduisant le débat dans l’enceinte du Parlement.
Le PAM veut passer à la vitesse supérieure dans la légalisation du cannabis. Trois mois, après la conférence introduisant le débat dans l’enceinte du Parlement, le parti du tracteur s’apprête à réunir le plus grand nombre de cultivateurs de cannabis.
Ainsi quelque 2.000 agriculteurs seront rassemblés le 5 avril prochain à Bab Berred dans la province de Chefchaouen. C’est ce qu’a annoncé Hakim Benchemass, porte-parole du PAM lors d’un point de presse lundi 24 mars à Rabat.
Selon M.Benchemass également président du conseil national du parti, une autre rencontre du même genre rassemblera les agriculteurs à Issaguen dans la région de Ketama. « Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre de nos efforts pour la résolution d’une question assez délicate et qui ne doit pas faire l’objet d’aucune surenchère politicienne. Il s’agit de la culture du cannabis au Maroc. Une activité qui donne une mauvaise image du Maroc faisant de lui le premier producteur de résine de cannabis après l’Afghanistan », a déclaré M.Benchemass.
Ainsi l’objectif de ces rencontres avec les premiers concernés, en l’occurrence les cultivateurs est d’exposer leurs problèmes et, à terme, les impliquer dans la mise en place d’une économie alternative leur offrant une vie plus décente. Et pour cause : selon M.Benchemass citant les chiffres du ministère de l’intérieur, quelque 48.000 cultivateurs vivent en montagnes dans la clandestinité et subissent toute sorte de chantages étant recherchés par les autorités.
Par ailleurs, outre les rencontres avec les cultivateurs, sont également prévus des groupes de travail pour l’élaboration de projets de loi relatifs à la légalisation du cannabis à des fins thérapeutiques et industrielles, ainsi qu’à la mise en place d’une agence dédiée au cannabis. Dans ce sens, ces commissions réuniront acteurs associatifs, experts et plusieurs composantes politiques afin de faire participer le maximum d’intervenants dans ce processus de légalisation.
