Mildt : le Plan de lutte 2014-2017 contre les drogues dévoilé
Comme constaté ces dernières semaines sur le terrain, le plan de lutte contre la drogue, du Mildt, renforce la répression auprès du trafic local comme international. Et comme prévue, le consommateur est visé par les deux approches (répression et prévention), et plus particulièrement, c’est la jeunesse scolarisée qui est une nouvelle cible.
Ce qui est aussi nouveau, c’est que l’organisme se préoccupe aussi de la consommation alcoolisée et tabagiques et souhaite voir se généraliser, par exemple, les campus sans tabac et sans alcool. Ce énième plan se voit doté d’un budget de 59 millions d’euros.
AFP le 27/01/2014
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Drogues et addictions : la Mildt présente un plan d’action
Des jeunes cachent leur visage durant une opération antidrogue de la police dans les quartiers nord de Marseille ( AFP/Archives / Gérard Julien)
La Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) a présenté lundi un plan d’action contre les drogues et les addictions ciblant en particulier les jeunes, déclinaison du plan gouvernemental présenté le 19 septembre 2013.
Doté d’un budget de 59 millions d’euros, ce plan prévoit 130 actions pour la période 2013-2015 et a "l’ambition de porter l’effort vers les populations les plus exposées" parmi lesquelles "les jeunes dont les consommations d’alcool et de cannabis menacent la santé et l’insertion sociale", a expliqué Danièle Jourdain-Menninger, présidente de la Mildt.
"Ces jeunes consomment de plus en plus jeunes, tabac, alcool, cannabis, drogues de synthèse", a relevé Mme Jourdain-Menninger, soulignant que l’interdiction de la vente d’alcool et de tabac aux mineurs, prévue par la loi de 2009, n’était pas appliquée.
Quant à la culture du cannabis, "bénéficiant d’une image positive chez les utilisateurs et notamment les jeunes, d’une image prétendument écologique", elle "a explosé", a-t-elle dit. Le nombre de pieds de cannabis saisis en France est passé de 37.000 en 2008 à 131.000 en 2012.
La Mildt veut notamment agir contre les alcoolisations ponctuelles importantes, connues sous le nom de "binge drinking" qui touchent plus de la moitié des lycéens. La Mildt souhaite développer des partenariats avec les universités, où des "étudiants référents" feront de la prévention, notamment lors des soirées festives.
Autres axes : la formation des professionnels pour repérer le plus tôt possible les conduites addictives et la valorisation des Consultations jeunes consommateurs (CJC), encore peu connues.
Mais la Mildt pense aussi aux parents d’usagers, souvent désemparés, et prévoit par exemple l’ouverture d’une ligne téléphonique dédiée.
Le plan cible aussi, a dit la présidente, "les femmes enceintes qui consomment encore trop régulièrement de l’alcool et du tabac pendant la grossesse ; les femmes usagères de drogues qui s’excluent du soin par crainte d’être stigmatisées ; et les personnes les plus éloignées des dispositifs pour des raisons géographiques ou sociales".
Pour ces dernières, la Mildt compte sur l’expérimentation des salles de consommation à moindre risque, avec en outre la volonté de toucher davantage les quartiers défavorisés, en ville comme à la campagne.
Mme Jourdain-Menninger défend "une approche intégrée de la lutte contre les conduites addictives" en s’intéressant à toutes les drogues et addictions et en privilégiant l’approche par population et le renforcement des compétences psychosociales.
Enfin, l’une de ses priorités est la lutte contre le trafic, local comme international.
P.-S.
Relevons la dernière phrase de l’article : " ... une approche intégrée de la lutte contre les conduites addictives" en s’intéressant à toutes les drogues et addictions et en privilégiant l’approche par population et le renforcement des compétences psychosociales ".
Il se trouve que j’ai choisi "langue-de-bois" en troisième langue au BAC ! Alors je vais vous traduire son sens :
On va s’attaquer à toutes sortes de drogues, mêmes celles non encore classées comme stupéfiants (alcool, tabac ... café ... pas précisé ?) ! Pas besoin de l’interdire avec la loi : juste à persécuter leurs consommateurs et en compliquer l’accès aux produits. Pour cela, l’action répressive sera renforcée : elle est la clef qui donne les moyens de débusquer les consommateurs, ensuite on ciblera et adaptera l’action répressive, catégorie sociale par catégorie sociale. Mais à celle-ci, qui en impose physiquement, sera adjoint une approche psychologique et sociétale, c’est à dire que d’autres institutions étatiques vont se joindre à cette guerre (médical, travailleurs sociaux ?). Pire encore, ces institutions travailleront de pair avec la répression, c’est à dire : croisements de fichiers et d’informations.
Il faut vraiment, dans ce cas, imaginer un état-major en habits militaires autour d’une table sur laquelle se trouvent des cartes. Et dans ces "cartes", c’est de nous, le peuple au sens large, qu’il est question. La guerre aux drogues, spécialement dans son volet cannabis, est une guerre contre les peuples et leurs libertés, contre l’évolution sociale des générations et contre leur liberté de revoir et réécrire leur constitution comme la Déclaration des Droits de l’Homme de 1793 le permet. Vous avez compris que l’idée de la légalisation est prête à s’imposer ( preuve ici ). C’est contre cela qu’ils combattent !
Très forte progression de la culture se la marijuana en France. C’est devenu un phénomène intergénérationnel !
La guerre aux drogues, dans sa logique, ne cesse de créer (inventer) des ennemis de partout : les consommateurs de drogues, leurs parents et proches qui laissent faire, ceux qui revendiquent l’idée de la légalisation, ... enfin les enfants et ados qui font leur propre expérience de transgression comme jadis les générations précédentes l’ont aussi fait.
Evidemment, Chanvre Info est suisse et son directeur veut rester neutre sur le sujet français dans ses extensions politiques. En revanche, je suis français - libre et responsable de mes propos - et j’avoue souvent privilégier ici l’étude du problème franco-français alors que je ne devrais pas.
Disons alors que c’est une tribune de la France Libre et Résistante, dont je me fais, comme plein d’autres "médias cannabiques", le porte-voix ! Chanvre Info, c’est un peu la "radio Londres" d’aujourd’hui et l’a toujours été ! Je me souviens des articles de Laurent Appel alors que je n’étais qu’un simple lecteur de ce média.
Tant que je serai rédacteur, je passerai de temps à autres des analyses critiques de la politique française. Car toutes les incohérences et inepties de la guerre au cannabis sont liées, dans notre "douce France", à une problématique de gouvernance plus globale.
Le gouvernement actuel considère non pas que sa lutte contre les drogues est un échec de sa propre responsabilité, mais que c’est la démocratie qui est un échec. Il s’enferme alors dans une logique de lutte contre cette dernière et il serait sot de nier que la violence utilisée pour ce faire, déborde largement dans d’autres sujets sociétaux que ceux de la drogue et du cannabis.
C’est à une dictature que nous avons affaire : elle se (re) met en place tranquillement, sans vouloir à reconnaître officiellement sa réelle nature (cela viendra) ! Ne croyez pas que l’épisode socialiste soit à contre sens du précédent (sarkozysme) : c’est la même chose, la même entité politique qui se cache derrière ceux qui ont usurpés nos institutions.
Car nous devons nous rendre à l’évidence : La gauche comme la droite travaillent au même projet de sabordement de la démocratie et de mise en place de cette dictature. C’est en ce point précis que l’usurpation se révèle : même politique à l’encontre des drogues et du cannabis, même politique raciale et sécuritaire, même politique extérieure et militaire, mêmes extorsions et moyens coercitifs à l’encontre du peuple.
Franchement, pensez-vous sérieusement que quelque chose d’aussi bénin que le cannabis, mérite autant de moyens et de restrictions de libertés pour le combattre. N’y a t-il pas d’autres raisons à cette mise en place d’appareils répressifs à l’échelle de notre nation ?
Nous - écrivains et journalistes de l’Herbe - n’avons eu de cesse à vous prévenir que la répression finira par se retourner contre vous ! C’est bien, en substances, ce qui est en train de se passer ! Toutes ces caméras, tous ces flics, toutes ces écoutes téléphoniques sauvages, tous ces moyens d’intrusions dans la vie privées, ne s’intéressent plus qu’au seul cannabis ... chrétiens, musulmans, syndicalistes, écrivains, avocats, politiciens libres, ... , tous sont aujourd’hui concernés par ce dispositif répressif sans précédent connu.
Mesdames et messieurs « contre le cannabis », continuez à voter pour ce dispositif policier ... et à croire à ses sornettes ! Le « Meilleur des mondes » n’est pas loin … !
Je vous remercie pour votre attention.
JLB