" Monthly Archive : March 2015 Le baclofène dans le traitement du syndrome de la dépendance au cannabis" par Le Lézard
Les empoisonneurs .... Le cannabis provoque une légère addiction dont le sevrage est relativement facile à effectuer. Toutefois, dans des cas de gros consommateurs, on peut constater des insomnies et irritabilité qui peuvent perdurer une semaine. Le problème est "est-ce que l’individu ne va pas rechuter illico" ? Pas certain si c’est quelqu’un qui fait la démarche par lui-même mais pratiquement sûr si c’est quelqu’un qu’on a obligé au sevrage. L’idée de génie de ces chercheurs serait de trouver une substance chimique qui influencerait le sujet à ne pas récidiver. Tout produit présentant cette "capacité chimique" est alors présenté comme le Graal de la pharmacopée anti-addiction, même si le produit est lui-même très addictif, très toxique, potentiellement mortel pouvant aussi provoquer des comas ... bien plus dommageable donc, que le cannabis lui-même ! Mais devant le dieu "Argent", ces effets indésirables ne comptent pas ! Science sans conscience ...
Publié le 26 mars 2015
http://le-lezard.arn.tn/?m=201503
Monthly Archive : March 2015
Le baclofène dans le traitement du syndrome de la dépendance au cannabis Bruce Imbert, Nathalie Labrune, Christophe Lancon, and Nicolas Simon Résumé
Il existe peu d’études sur l’efficacité d’agents pharmacologiques dans le traitement des symptômes de sevrage ou dans la réduction des effets de renforcement du cannabis.
Le baclofène a été proposé afin de réduire les symptômes de sevrage ainsi que les effets subjectifs du cannabis.
Nous pensons que l’utilité clinique du baclofène pour la dépendance au cannabis représente une approche raisonnable.
Mots-clefs : dépendance au cannabis, baclofène, sevrage au cannabis Introduction
Les études documentent de manière univoque la survenue du syndrome de dépendance en démontrant que le cannabis présente des propriété de renforcement chez les primates non humain, et l’abstinence engendre un sevrage chez l’humain [Tanda and Goldberg, 2003 ; Fattore et al. 2008].
Ce syndrome de sevrage peut durer de une à trois semaines après l’arrêt du cannabis [Budney and Hughes, 2006]. Le risque de rechute après une période d’abstinence est significatif [Perkonigg et al. 2008].
Haney et confrères ont démontré que la prise de Delta-9-THC semble améliorer sensiblement les symptômes du sevrage au cannabis et peut diminuer les effets physiologiques et subjectifs du sevrage [Haney et al. 2010].
D’autres traitements comme la clonidine et le rimonabant ont également engendré une baisse des effets physiologiques et subjectifs, mais aucun de ces traitements ont réussi à soigner la dépendance au cannabis et le comportement d’auto-administration [Hart, 2005].
Les études cliniques ont examiné les différentes options de soins et en dépit de leurs limitations, elles suggèrent que le traitement du sevrage au cannabis peut améliorer la chance d’une abstinence prolongée.
Cependant, il n’existe pas de traitement pharmacologique pour la gestion du syndrome de sevrage ou la prévention de la rechute chez les patients dépendant au cannabis et les recherches cliniques relatives aux récepteurs GABA-B demeurent justifiées selon Vandrey et Haney, 2009.
Le baclofène est une agoniste du récepteur GABA-B qui a été utilisé pour le sevrage et la prévention de la rechute pour la cocaïne et l’alcool [Addolorato et al. 2006 ; Shoptaw et al. 2003]. Sa sureté et sa tolérance ont été confirmé dans plusieurs études [Addolorato et al. 2002 ; Stallings and Schrader, 2007], la faible probabilité d’abus du baclofène doivent être considérés comme un facteur important dans le traitement pharmacologique des addictions [Addolorato et al. 2000].
Peu de données sont disponibles concernant l’usage du baclofène dans le traitement de la dépendance au cannabis. Selon nos recherches, il n’existe qu’une seule étude clinique qui associe le baclofène avec le cannabis sous des conditions de laboratoire contrôlées [Haney et al. 2010].
Cette étude démontre que le baclofène diminue significativement les évaluations des états de ‘high’ et l’envie de cannabis.
Il existe également une étude de cas de six patients avec dépendance au cannabis et à la nicotine qui démontre qu’une dose standard de 40mg par jour de baclofène peut réduire les signes et symptômes du sevrage au cannabis et faciliter l’abstinence [Nanjayya et al. 2010].
Dans une étude récente, Lile et collègues suggèrent que le récepteur au GABA-B pourrait être impliqué dans les comportements relatifs à la prise de cannabis [Lile et al. 2012].
Ils soulignent que le baclofène peut améliorer les effets du delta-9-THC et diminuer certains des symptômes associés au sevrage du cannabis.
Nous émettons l’hypothèse que le baclofène peut s’avérer être un traitement efficace dans la réduction des symptômes du sevrage au cannabis et de l’envie de cannabis.
Informations sur l’article :
Bruce Imbert, Nathalie Labrune, Christophe Lancon, and Nicolas Simon
Baclofen in the management of cannabis dependence syndrome,
Therapeutic Advances in Psychopharmacology. 2014 Feb ; 4(1) : 50–52.
P.-S.
… faible probabilité d’abus du baclofène dit-on dans cet article ? Ce n’est pas vrai !
Juste à dire (extrait de Wikipédia) :
Effets secondaires et toxicité
La plupart des effets secondaires observés le sont en début de traitement. Ils disparaissent généralement lorsque le dosage est stabilisé depuis plusieurs jours.
Fréquemment : sédation, somnolence, faiblesse et/ou douleurs musculaire, nausées.
Parfois : sécheresse de la bouche, baisse de tension artérielle, vertiges, problèmes respiratoires, diarrhée, maux de tête, insomnies, confusion mentale, spasmophilie.
Rarement : sentiment de bien-être ou — au contraire — état dépressif, manque d’équilibre, tremblements, troubles de la vue, hallucination et cauchemars.
Les troubles de la vigilance sont d’autant plus marqués et fréquent en cas d’insuffisance rénale, pouvant aller jusqu’au coma (cinq cas décrits, lors de l’utilisation par voie intrathécale exclusivement) et imposant une dialyse19.
Un cas clinique rapportant une hypertriglycéridémie sévère chez un patient traité par baclofène associé au rispéridone a été publié en 201320.
La première intoxication, occasionnant coma et au moins 3 jours de réanimation, a été décrite aux États-Unis en 197621. À l’époque la patiente aurait ingéré entre 900 et 970 mg de Lioresal prescrit dans son cas pour soulager sa maladie de Huntington21.
En France, face à l’engouement du public mais à l’absence d’autorisation de mise sur le marché (AMM) dans l’indication d’aide au sevrage alcoolique, la direction de l’Évaluation des Médicaments et des Produits Biologiques de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) se tourne vers le comité de coordination de toxicovigilance de l’institut de veille sanitaire (InVS) en lui demandant, à partir du mois de décembre 2008, de produire la synthèse des données recueillies par les centres antipoison et de toxicovigilance (CAPTV)22.
Autre extrait :
Syndrome de sevrage
Il est dangereux d’interrompre subitement un traitement au baclofène. Les cas les plus sévères consistent dans des états confuso-oniriques23. Les symptômes de sevrage comportent : hallucinations auditives, tactiles ou visuelles, confusion, agitation, désorientation, fluctuation du niveau de conscience, insomnie, troubles mnésiques, anxiété, hypertonie, hyperthermie, troubles de l’humeur, tachycardie, crise d’épilepsie, tremblements. Aucun cas de décès n’a été rapporté par sevrage au baclofène par voie orale. La diminution progressive des doses se fera sous la supervision d’un médecin. De même, il ne faut pas modifier le dosage en cours de traitement sans avis médical. Les risques associés au sevrage sont accrus dans le cas de l’administration intrathécale24.
Dernier extrait :
En France l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), met en garde en janvier 2015 contre une utilisation hors AMM du baclofène afin de traiter des troubles du comportement alimentaire ainsi que dans des régimes amaigrissants en raison des « effets indésirables potentiellement graves » qu’elle implique, sans que son efficacité ait été démontrée dans ces indications8.
Fin de l’extrait :
Inoffensif donc, d’après ces soldats de l’Industrie pharmaceutique ?