"Nanterre : 30 mois fermes pour avoir gardé 26 kg de cannabis chez lui" par le Parisien
L’été est "chaud" pour les nourrices ... !
Par Thibault Chaffotte, publié le 08 Juil. 2015, 17h52 | MAJ : 08 Juil. 2015, 17h52
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Nanterre : 30 mois fermes pour avoir gardé 26 kg de cannabis chez lui
Illustration. En fouillant son appartement, les policiers ont découvert 26 kg de résine de cannabis chez Ahmad, résidant au Petit Nanterre. (DR.)
Si Ahmad avait 26 kg de résine de cannabis chez lui, à Nanterre, c’était contre son gré. « Je suis une nourrice malgré moi », a déclaré aux enquêteurs cet homme de 32 ans, habitant dans le quartier du Petit Nanterre. Le tribunal de Nanterre l’a tout de même condamné à 30 mois de prison pour usage et détention de stupéfiants et détention d’arme.
Le 31 mai, dernier, il est interpellé au volant de son véhicule par la brigade anticriminalité, avertie par un renseignement anonyme. Les policiers le voient jeter un objet par-dessus la vitre qui se révélera être 11 g de marijuana. Plus tard, la perquisition à son appartement se révèle plus fructueuse. Ils découvrent 26 kg de résine de cannabis, un pistolet Zoraki M modifié avec 16 cartouches de 9 mm, 7050 € en billets de 10 et 20 € et un Blackberry.
« C’est mon passé qui m’a rattrapé », jure Ahmad dans le box, tee-shirt noir et pantalon de jogging gris. Il prétend qu’un homme lui a confié la drogue et le téléphone sous la menace d’une arme pour rembourser une dette de 15000 € contractée avant son dernier séjour en prison. « Pourquoi ne pas avoir utilisé l’argent en liquide que vous aviez pour payer votre dette ? », interroge la présidente Dervieux. « Ce sont toutes mes économies », justifie-t-il. Ahmad venait de passer 21 jours en Thaïlande quelques semaines plus tôt, mais il estime que cela ne lui a occasionné que 1600 € de dépense. Il affirme s’être procuré le pistolet pour se protéger, suite aux menaces de son créancier livreur de cannabis. Quant à l’argent, il provient en partie de gains à la Française des jeux, ce qu’il peut justifier.
« On peut raisonnablement supposer que monsieur était à la tête d’un réseau de revendeurs », estime le procureur Benaiche. « On n’est pas dans un dossier de trafic de stupéfiants, conteste Me Arakelian, avocat du prévenu. On est dans un dossier de détention ! » Ce dernier s’appuie sur certaines déclarations du prévenu qui ont pu être confirmées par l’enquête. Pour lui, l’accusation de non-justification de ressources ne peut être retenue car l’implication avec un trafic de stupéfiants n’est pas étayée. Sur ce point, son client a obtenu la relaxe.