Oméga-3 et 6, vitamine E dans le chanvre : l’équilibre parfait !
Depuis environ deux ans, les Acides Gras Essentiels (AGE) et la vitamine E, des substances indispensables à la vie, sont très à la mode en diététique. Le corps ne les fabrique pas, on doit donc en trouver assez dans l’alimentation quotidienne. Des médecins, des nutritionnistes et des commerçants opportunistes leurs prêtent de multiples vertus et un gros potentiel parfois à confirmer. Les graines de chanvre et l’huile qui en est extraite constituent une source idéale d’AGE et de vitamine E. Pourtant, sur des dizaines d’études scientifiques, le chanvre n’est presque jamais cité. Encore une injustice et une censure qui doit cesser !
Heureusement, il existe sur ces sujets des dizaines d’ouvrages, d’articles de presse et de sites Internet, dont certains mentionnent le chanvre. Un lecteur néophyte comprend facilement l’intérêt de ces substances mais se perd dans les noms, les sigles et les applications : l’acide alpha-linolénique (ALA), l’acide eicosapentanoïque (EPA), l’acide docosahexanoïque (DHA) mais aussi l’acide linoléique (AL)et le rare acide gamma-linolénique (AGL). Ces substances sont regroupées dans deux grandes familles, les oméga-3 et les oméga-6, des appellations très recherchées par les consommateurs conscients de l’impact de l’alimentation sur la santé. Quelles sont leurs actions ?
Oméga-3 (ALA, EPA, DHA) : rôle central au niveau des membranes cellulaires et dans de nombreux processus biochimiques de l’organisme : la régulation de la tension artérielle, l’élasticité des vaisseaux, les réactions immunitaires et anti-inflammatoires, l’agrégation des plaquettes sanguines, etc. Une bonne perméabilité des membranes cellulaires permet de faire entrer les substances nutritives dans les cellules et de laisser sortir les déchets produits par celles-ci.
Oméga-6 (AL, AGL) : rôle important dans le système nerveux, l’équilibre cardiovasculaire, l’immunité, la guérison des blessures et des réactions allergiques et inflammatoires.
Les radicaux libres sont responsables du vieillissement de la peau. Ils provoquent rides, perte d’élasticité, fragilité du tissu cutané. Les Acides Gras Essentiels compensent l’agression des radicaux libres en structurant la membrane cellulaire et en formant une réserve pour la cellule. Cet apport aide l’organisme à constituer les éléments structuraux nécessaires à la jeunesse de la peau.
La vitamine E sert à diminuer l’incidence du cancer de la prostate, de la maladie d’Alzheimer (sous forme alimentaire), réduire les symptômes du syndrome prémenstruel, traiter les brûlures (usage externe). Elle est aussi employée pour traiter la neuropathie diabétique, l’asthme, l’eczéma ; atténuer la douleur en cas d’arthrite rhumatoïde, la dermite atopique ; ralentir la progression de l’ostéoarthrite et du cancer de l’estomac. Des études sont menées pour confirmer son efficacité à prévenir les maladies cardiaques et cardiovasculaires, l’angine de poitrine, la claudication intermittente et les lésions de la muqueuse buccale chez les fumeurs, la cataracte, le cancer du poumon, la maladie de Parkinson, le cancer gastro-oesophagien, le développement de la démence sénile, l’inflammation due aux coups de soleil.
Les meilleures sources alimentaires de vitamine E sont l’huile de germe de blé, les noix, les graines (de chanvre), les huiles végétales (de chènevis), le jaune d’oeuf et les légumes verts.
La bonne combinaison dans notre alimentation entre oméga-3, oméga-6 et vitamine E constitue donc un facteur majeur de prévention de nombreuses pathologies très répandue : cardiovasculaires, respiratoires, digestives, gériatriques et même esthétiques.
Jusqu’à la seconde guerre mondiale, la fabrication artisanale des huiles alimentaires, l’agriculture vivrière, le poisson du vendredi et la cuillère d’huile de foie de morue garantissaient un apport équilibré en omégas et en vitamine E. Mais les oméga-3 rancissent vite lorsqu’ils sont exposés à l’oxygène et à la lumière. La production de masse a poussé l’industrie agro-alimentaire à privilégier des huiles stables, donc moins riches en oméga-3, et à les raffiner, ce qui diminue encore leur teneur.
La consommation des produits naturellement riches en oméga-3 et en vitamine E a diminué, celle de produits transformés riches en oméga-6 a augmenté. Les techniques intensives d’agriculture et d’élevage ont réduit la teneur en oméga-3 de nombreux aliments : les légumes verts, les viandes, les oeufs et même les poissons. De plus, l’assimilation des oméga-3 n’est pas garantie. Normalement, des enzymes du corps synthétisent l’ALA, d’origine essentiellement végétale, en EPA que l’on trouve naturellement dans le poisson et les oeufs, permettant ainsi de bénéficier de tout le spectre protecteur des oméga-3. Le diabète ainsi que l’excès d’alcool, de tabac ou de stress peuvent entraîner une difficulté ou une incapacité à transformer l’ALA en EPA, l’ALA est alors évacué sans effet.
Consommés en excès, les oméga-6 peuvent empêcher les oméga-3 de jouer leur rôle, notamment au chapitre de la protection cardiovasculaire et provoquer des douleurs et des maladies inflammatoires comme l’asthme ou l’arthrite. Le rapport oméga-6/oméga-3 dans l’alimentation occidentale se situe actuellement entre 10 et 30 pour 1, alors qu’il devrait idéalement se situer entre 1 et 4 pour 1 comme c’est le cas dans l’huile de chanvre.
Pour contrer cette tendance néfaste, de nombreux aliments sont artificiellement enrichis en oméga-3 et en vitamine E synthétique. Les gélules d’huile de poisson raffinée constituent une des meilleures ventes des pharmacies et la consommation de saumon et de thon a explosé. La chasse aux oméga devient un argument publicitaire. Alors, oméga-3 végétal ou animal ? Vitamine E naturelle ou synthétique ?
Des études ont récemment montré que les tocophérols (vitamine E) synthétiques étaient moins bien assimilés par l’organisme que leurs équivalents naturels. Pour une prévention usuelle, les apports naturels suffisent. Pour un traitement spécifique et dans le cas de la prévention de l’Alzheimer, il convient d’y associer un complément synthétique, en tenant compte dans le dosage de sa plus faible efficacité.
Les poissons d’élevage et les oeufs pondus par des poules en batteries sont pauvres en oméga-3. De plus, les conditions d’élevage (notamment la présence de métaux lourds et autres substances chimiques dans les eaux et aussi dans les poissons), l’abus de médicaments, l’utilisation de farines animales et d’OGM dans leur alimentation ne pousse pas à privilégier le régime alimentaire lapon ou japonais. Il n’y a bientôt plus de thon rouge dans la Méditerranée et le saumon sauvage de l’Atlantique, déjà rare, est souvent croisé avec son cousin échappé des élevages. La généralisation de la consommation quotidienne de poissons sauvages même sous forme d’huile mettrait nos réserves sous-marine en péril. Le raffinage et la mise en gélules sont des procédés techniques et marketing très contestables d’un point de vue écologique. Est-ce raisonnable d’ajouter encore des emballages à recycler juste pour faire ressembler de l’huile à un médicament conventionnel ?
En complément d’une consommation hebdomadaire de poisson, sauvage de préférence (poché ou cru plutôt que rôti ou grillé), les sources végétales d’oméga-3 semblent plus appropriées à couvrir les besoins. La plupart des huiles végétales fournissent trop d’oméga-6 et pas assez d’oméga-3. L’huile de chanvre contient une teneur équilibrée, un phénomène unique dans les aliments. Le must pour une alimentation complète et saine !
Cette huile ne provoque pas de cholestérol. Indispensable à la croissance, au développement du cerveau et au système nerveux, elle contribue aussi à la bonne santé de la peau et des cheveux. Elle s’utilise également en huile de massage pour hydrater et protéger la peau mais aussi pour soulager des crampes, démangeaisons et autres inflammations cutanées, musculaire et même articulaire.
L’huile de chanvre est délicieuse. Elle a un goût de noisette et souvent de beurre. Le jury du Canadian Fine Food Show 04, en tests à l’aveugle, a choisi deux vinaigrettes à base d’huile de chanvre pour les trois prix qu’il a décernés, notamment le Grand prix d’excellence. Une huile qui laisse un arrière-goût piquant est probablement rance, il est préférable de l’utiliser en huile de massage. Il convient de la conserver au frais et d’acheter de petits volumes pour changer souvent de flacon. Pour garder sa teneur élevée en acides gras polyinsaturés, on ne doit pas la porter à des températures élevées, ni l’utiliser pour la friture.
Composition de l’huile Chanvre-Info : AGE : 71,8 % dont : Acide linoléique (AL) : 53,4%, alpha linolénique (ALA) : 15,4%, gamma linoléique (AGL) : 2,9%.Vitamine E : alpha-Tocophérole 3,9 mg/100g, delta-Tocophérole 2,7 mg/100g, delta-9-THC : 0,004%.
2 à 4 cuillères à café d’huile de chanvre fournissent l’apport journalier en Acides Gras Essentiels recommandé pour un adulte.
Pour trouver l’huile de Chanvre-Info : . Pour plus d’informations sur l’huile de chanvre et les AGE : www.reseauproteus.net.