PRD Positions et programme d’action.
Il faut plutôt partir de l’idée que la responsabilité personnelle prise dans cette consommation ne doit pas être pénalisée.
Ces mêmes paramètres s’appliquent aujourd’hui déjà dans le domaine de la consommation de denrées comme l’alcool et la nicotine.
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Politique en matière de stupéfiants
Prévention et responsabilité personnelle
La politique en matière de stupéfiants du PRD part de l’idée que les citoyennes et citoyens matures, qui consomment des drogues ou des stupéfiants sous leur propre responsabilité quant à leur santé, ne doivent pas être sanctionnés. Dans les cas où la consommation de drogues a lieu en raison d’abus dans le commerce des stupéfiants et sous des influences extérieures, la loi doit d’office prévoir des sanctions. En outre la consommation de drogues et autres stupéfiants ne doit pas gêner les tierces personnes.
Le PRD soutient le modèle des quatre piliers du Conseil fédéral élaboré dans le but de réduire la consommation de drogue dans notre société :
Prévention : éviter l’initiation à des consommations non autorisées.
Thérapie : traitement et réintégration des personnes dépendantes.
Limitation des dommages : réduction des risques et aide à la survie dans le cadre de thérapies adéquates.
Répression et contrôle : poursuites pénales contre la production, le commerce et la consommation de produits soumis à la loi sur les stupéfiants complétées par un strict contrôle du commerce illégal de stupéfiants destinés à une consommation illégale.
L’objectif prioritaire est de lutter contre les abus dans le domaine des stupéfiants, des psychotropes et plus particulièrement contre les initiations à la consommation - et contre le commerce - de drogues illégales.
Les recommandations du PRD
Instaurer une prévention efficace contre les drogues sur l’ensemble du pays. Un accent particulier doit être mis sur la protection de la jeunesse (information et prévention au niveau scolaire).
La dépénalisation de la consommation de « drogues douces » ,comme le cannabis, prévue par la loi actuelle ne peut en pratique pas être appliquée mais ce n’est pas l’unique raison. Il faut plutôt partir de l’idée que la responsabilité personnelle prise dans cette consommation ne doit pas être pénalisée. Ces mêmes paramètres s’appliquent aujourd’hui déjà dans le domaine de la consommation de denrées comme l’alcool et la nicotine.
Prendre des mesures extrêmement sévères contre la production et la com-mercialisation de produits à base de cannabis afin d’éviter que la Suisse ne devienne une plaque tournante dans le commerce de la drogue.
Continuer à remettre sous contrôle médical les personnes qui en sont forte-ment dépendantes de l’héroïne.Cette méthode est maintenant éprouvée contribue à réduire la criminalité.
Offrir des mesures de prévoyance et de thérapie afin de libérer les toxicoma-nes de leur dépendance afin qu’ils puissent rapidement retrouver une vie normale.
P.-S.
Re : PRD Positions et programme d’action, traduction contradictoire
Mesdames, Messieurs,
Merci de nous signaler cette inexactitude dans la traduction. Il n’y a pas de contradiction, mais une rédaction maladroite. La rédaction exacte serait :
La dépénalisation de la consommation de "drogues douces", comme le cannabis. Notamment parce que la loi actuelle n’est pas applicable. Mais aussi parce qu’il n’appartient pas à l’Etat de réprimer une consommation dont les conséquences relèvent de la responsabilité individuelle.
Le traducteur avec peut-être fumé la moquette. Cela arrive dans les meilleures familles...
Cordialement,
Bernard Favre