Politique de la drogue par JPRD

Voici a position des jeunes radicaux suisses

Introduction
Afin de trouver des solutions adéquates aux problèmes de drogue dans notre pays, il faut d’abord distinguer chacune des ses composantes. L’alcool et la nicotine sont légaux, c’est pourquoi ils sont devenus des drogues populaires bien enracinées, ce qui ne les rend néanmoins pas moins dangereuses. Dans ce sens, la toxicodépendance est une maladie qui a besoin d’un traitement médical et non juridique.

Ce papier de position a, en déduction de tout cela, pour but de proposer des solutions spécifiques à chaque substance. Il ne s’agit donc pas de jeter toutes les drogues et ses consommateurs dans un même panier, mais de traiter chaque composante du problème global de manière différenciée. Dans ce contexte, le papier de position différencie en gros les drogues suivantes :

L’alcool et la nicotine sont à considérer comme des drogues légales. Le fait que l’abus de médicaments ait des effets pervers considérables (environ 500 morts par années, seulement en Suisse), ne sera pas pris en compte.

Les drogues douces correspondent à toutes substances contenant des cannabinoïdes, dont la substance psychoactive principale est le tetrahydrocannabinole /THC. Ceci indépendamment de la forme (marihuana, hachisch). Sont également à mettre dans cette catégorie des drogues douces tous les champignons contenant de la psilocybine et qui sont donc hallucinogènes.

Parmi les drogues dures, on compte des produits naturels comme l’opium, avec lequel on fabrique la morphine, qui sert elle-même par ex. à la fabrication de l’héroïne ; la cocaïne, qui est tirée de la plante de coca ; ainsi que les substances chimiques tels le LSD et le MDMA, dont le dérivés le plus connus est la drogue à la mode ecstasy.

Principes fondamentaux

Drogues douces
La consommation de stupéfiants, ainsi que leur production, possession et commerce (en Suisse) doivent être légalisés. La loi sur les stupéfiants dans sa forme actuelle doit donc être remplacée par une loi sur les médicaments. Cela également parce que l’utilisation médicale-thérapeutique de certaines substances a été reconnue. L’acquisition de chanvre doit être autorisée à partir de 16 ans. Pour toutes les autres substances, l’âge minimal doit être 18 ans. La vente se fait dans des magasins spécialisés (magasins de chanvre, coffee shops). L’acquisition n’est possible que pour les personnes résidant en Suisse. Aucune interdiction de publicité pour drogues douces ne doit être introduite. La Confédération doit veiller à ce que dans tous les lieus de vente, une information sérieuse et fiable sur les effets primaire et secondaires, ainsi que les risques liés à la consommation des produits soit disponible.

Drogues dures
La toxicodépendance ne doit pas être considérée comme un crime, mais comme une maladie. En ce sens, il ne faut pas punir les consommateurs, mais les soigner. Les dépenses liées à la répression doivent donc diminuer, alors que celles liées à la prévention et à l’aide à la survie doivent augmenter. La distribution de drogues médicale doit être poursuivie et étendue massivement. Ainsi, ce n’est pas la consommation de drogues dures, mais sa vente dans la rue qui doit être punissable.

Mesures

À court terme
En ce qui concerne le traitement et l’appréciation juridique, une différence est faite entre drogues douces et dures.

Les drogues douces sont traitées de manière identique aux drogues légales.

La distribution médicale de drogue est étendue et ancrée dans la loi.

Prévention précoce de la consommation de drogues.

À moyen terme
Extension des prescriptions contrôlée et légalisation de la consommation des drogues dures.