Prohibition du cannabis : une dictature tout simplement !
Par Admin, pas de date de parution.
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Vous avez dit Cannabis ?

2014 ouvre une nouvelle ère dans les politiques publiques menées vis-à-vis des drogues qui tranchent avec ce que l’on connaissait jusque-là. Pour ce qui est du cannabis en tout cas, la tendance n’est plus à la répression mais à l’encadrement.
Le 1er janvier 2014, l’État du Colorado (États-Unis) a vu des milliers de personnes faire la queue à l’entrée des premiers coffee shops. Désormais il est permis dans ces établissements de vendre jusqu’à 28 grammes par client sur présentation d’une pièce d’identité attestant de la majorité de l’acheteur. A partir du 6 juin 2014 il en sera de même dans l’État de Washington. En dehors des frontières étasuniennes, l’Uruguay, dirigé par le débonnaire "Pepe Mujica", emboitera bientôt le pas puisque la loi sur la légalisation du cannabis a été adoptée le 10 décembre 2013 et n’attends plus que les dispositions organisant son entrée en vigueur.
Hormis les Pays-Bas qui font figure d’exception en tolérant depuis 1976 la vente et la consommation de cannabis, le reste du monde demeure campé sur ses positions.
C’est donc l’occasion de questionner, une fois de plus, la pertinence de nos propres lois en la matière. D’abord, on est en droit de se demander si la loi en elle-même est dans son rôle lorsqu’elle prohibe la détention et l’usage de tels produits ?
Jean Marie Étienne Portalis, rédacteur du Code civil, a dit dans son Discours préliminaire du premier projet de Code civil (1801) : "Ce qui n’est pas contraire aux lois, est licite. Mais ce qui leur est conforme, n’est pas toujours honnête ; car les lois s’occupent plus du bien politique de la société que de la perfection morale de l’homme."
En d’autres termes, la loi a pour préoccupation le "bien politique de la société", plus que la moralité de l’individu. Il est donc permis de penser que la façon dont nous entendons mener notre vie, sans pour autant déranger l’autre, ne regarde que nous et n’a pas à être réglementée par la loi.
La réalité est que le droit n’a jamais façonné une société, c’est l’inverse. Ainsi, le Code de la consommation est arrivé en 1978 en réponse au développement du consumérisme, 80 ans après la fondation du premier grand groupe de distribution : Casino. Hier le divorce a été légalisé, aujourd’hui le mariage homosexuel autorisé, etc. Parce que la morale sociale change, le législateur intervient pour encadrer des phénomènes qui n’attendent pas les textes pour exister.
On peut établir un parallèle avec la décision récente du gouvernement espagnol d’adopter un texte limitant fortement le droit à l’avortement conformément aux promesses de campagne. Ce qui a été dénoncé unanimement comme un "retour en arrière". De la même façon qu’il est absurde d’interdire l’avortement parce que celui-ci aura quand même lieu (mais dans des conditions déplorables). Il est tout autant incohérent d’interdire et de réprimer la vente et la consommation de substances consommée en France par près de 4 millions de personnes selon les chiffres (sur l’année 2011) de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies.
Depuis plusieurs décennies le marché noir de la drogue est une importante source de revenus pour les réseaux mafieux dans le monde. En interdisant son commerce, l’État se prive d’une juteuse taxe qui aurait pu bénéficier à l’ensemble de la société et aurait permis, par exemple, de financer ces politiques de préventions et d’aide aux dépendants. Car légal ou non, les addictions sont là, autant en financer le traitement par des fonds qui pour l’heure nous échappent. totalement.
De plus, l’argument est connu mais il est toujours aussi contondant : c’est parce que l’alcool et la cigarette sont autorisés que l’interdiction du cannabis est difficile à comprendre. L’éthanol et la nicotine sont-ils susceptibles de créer plus de mal que le tétrahydrocannabinol ?
Espérons que nos gouvernants et notre "opinion publique" cesseront donc de vivre avec des œillères et de jouer aux prudes... L’inefficacité des politiques menées jusque-là à peut être contribuée à cette importante évolution des mentalités qui à démarré de l’autre coté de l’Atlantique. Gageons que ce sera notre tour dans moins de temps qu’il n’y parait.
P.-S.
La loi (le Droit) doit être l’expression de tous. Lorsque c’est la loi qui gouverne et s’impose et empêche tout changement intrinsèque, lorsque le Droit ne peut évoluer, il y a dictature !
En effet, dans le principe du Droit Constitutionnel, chaque génération possède le droit de modifier les lois et la Constitution. Une génération ne peut asservir à ses lois les générations futures. Et c’est exactement dans ce piège que nous nous somme enfermé !
Tout ce qui s’ensuit ne peux alors, être que : Oppression, Dictature, Illégalité et Illégitimité, Injustice ... même si on estampille de mot "démocratie" sur tous les documents, dans tous les discours, même si on y met un joli ruban rose et qu’on graisse le tout à la vaseline pour mieux le faire passer ! Dans la logique, quelque chose de non démocratique a pris le pouvoir par ruse, rien qu’en France par exemple. Nos lois sont des lois dictées par des principes privés qui privilégient leurs intérêts et non pas le reflet de la volonté commune dans l’intérêt du seul Public.
Maintenant que cette "chose antidémocratique" a été mise à jour, elle est au pouvoir je viens de vous le dire, mieux que cela, elle le verrouille même ! Pensez-vous qu’elle "va lâcher l’affaire" simplement parce qu’on l’a confondu et qu’on lui fait les "gros yeux" ? J’ai bien peur que non !
Le temps du Devoir de résistance à l’Oppression est donc arrivé (en voir la définition ici - lire les 34 articles, cette définition est répartie dedans.)
Nous devons nous organiser maintenant contre l’Oppression et la Tyrannie de nos gouvernements !
JLB