Quand l’information passe, la prohibition trépasse !
"The economist", le célèbre média anglais, a organisé un débat sur la légalisation du cannabis entre deux personnalités d’importances. Le résultat des votes est édifiant 92% en faveur de la légalisation.
Cannabis
Should cannabis be legal everywhere ? (Si le cannabis devenait partout légal ?).
11.12.2013
http://www.economist.com/debate/ove...
« The Economist », le célèbre media anglais, avait organisé un débat suivit d’un sondage à la page citée juste avant. On connaît le sérieux du journal et ses enquêtes scientifiques poussées. Il réagit ici à « l’épidémie » de dépénalisation – légalisation mondiale qui concerne le cannabis - et ose poser la question de sa faisabilité.
Il s’agissait d’une joute idéologique sous forme de débat entre deux experts de haut vol. D’une part, Ethan Nadelmann fondateur et directeur exécutif de la Drug Policy Alliance , défenseur de la légalisation du cannabis et de l´autre, le directeur fondateur du Centre de recherche pour l’abus de drogues Neil McKeganey qui lui, y est carrément hostile.
Comme la plupart des opposants à la Marijuana, McKeganey a centré son argumentation sur une hausse des consommateurs à venir en cas de légalisation et sur une relation entre la consommation de cette plante et le développement de la schizophrénie. En outre, il attaque (compare) le mouvement de la dépénalisation comme une forme d’extrémisme.
Nadelmann a, en revanche, exposé dans un discours d’ouverture, une rétrospective de la prohibition cannabique depuis la base discriminatoire de l’interdiction, jusqu´au fait actuel : son interdiction a fait en sorte que la marijuana soit plus populaire que jamais.
Nadelmann a su développer de nombreux autres arguments en faveur de la légalisation si bien que les résultats sont tombés comme la foudre :

92 % des votants disent oui à la légalisation du cannabis en Angleterre.
Le sondage est terminé, pour autant, vous trouverez tous les commentaires à la page : http://www.economist.com/debate/day....
P.-S.
La prohibition a su s’imposer, à une époque, parce qu’elle était soutenue par des médias au service des industries et du politique, s’est positionnée sur le thème de l’émotif et surtout, parce que ses détracteurs n’avaient pas le droit d’exprimer une expression contraire.
Aujourd’hui que nous avons regagné ce droit, et que le science enquête enfin honnêtement à charge et à décharge de la problématique cannabique, la plupart des arguments de la prohibition ont fondus comme neige au soleil.
Il ne leur reste guère que le volet de la protection de l’enfance, qui lui, tout le monde en convient, est et restera (et doit rester) inattaquable !
JLB