(Québec) "De la drogue dans les murs du Carré 150 ?" par La Nouvelle union
La Presse canadienne regorge d’exemple de consommateurs-producteurs de cannabis toujours persécutés par la police en dépit d’une légalisation prochaine. Mais, signe des temps, ces mêmes policiers rechignent à intervenir lorsqu’il s’agit de manifs ou d’événements culturels concernant des consommations publiques à peine voilées. Ce qui pose un problème pour les plus jeunes lorsqu’ils assistent à un concert par exemple, où ils sont souvent confrontés aux vapeurs des volutes si ce n’est de s’en voir proposé. Un problème que constate un père de famille amenant son fils dans un contexte festif et qu’il dénonce publiquement puisque la police est totalement restée passive dans cette affaire ... ! Faudrait-il faire des zones fumeurs dans les concerts ... ? Vu que cela sera bientôt légalisé ! L’idée n’est pas sotte en soi ... Beaucoup percevront ce père de famille en "casse-nouille". Ce n’est pas notre cas : cet homme a su soulever un problème qui est loin d’être négligeable car il est tout à fait moral et juste qu’il cherche à épargner son fils de consommations précoces. Bref, le problème posé, il faut en discuter et trouver une solution car il ne serait pas normal que le cannabis, longtemps interdit, s’imposerait et s’obligerait désormais aux individus qui ne souhaitent pas le rencontrer dans leur existence.
"Kit de concert" pour adolescents ...
Par Claude Thibodeau, publié le 26 avril 2016
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De la drogue dans les murs du Carré 150 ?
(Photo TC Media - Archives) Un père dénonce une situation récente
Alberto Nino souhaite conscientiser les parents. (Photo TC Media - Claude Thibodeau)
CONSOMMATION. Après avoir informé la police, après avoir rencontré la direction du Carré 150, un père de famille a décidé d’effectuer une sortie publique avec le www.lanouvelle.net pour dénoncer une situation récente lors d’un spectacle au Carré 150.
Ce que raconte Alberto Nino s’est produit jeudi soir dernier (21 avril) lors d’un spectacle de hip-hop avec le groupe Dead Obies.
Ce soir-là, le Victoriavillois d’origine colombienne reconduit son adolescent de 15 ans au spectacle et l’avise qu’il reviendra le chercher vers 23 h.
M. Nino, comme prévu, revient au centre-ville de Victoriaville vers 22 h 45, gare son véhicule dans le stationnement de la Banque CIBC.
Il décide ensuite d’entrer dans l’établissement. Sitôt à l’intérieur, l’homme s’inquiète, dit-il, d’une odeur bien perceptible de cannabis.
Il constate la présence de deux dames. L’une d’elles le rassure, lui dit de ne pas s’inquiéter « parce qu’on est au Québec ».
« Par la suite, je me suis rendu aux toilettes. J’y ai vu deux jeunes avec de la cocaïne », note-t-il.
Pour expliquer l’odeur, un membre du personnel lui a expliqué, raconte-t-il, que certaines personnes préparaient leur joint à l’intérieur pour ensuite aller fumer à l’extérieur. « Des propos stupides, affirme M. Nino. Je viens de la Colombie, je sais ce que c’est. Une simple préparation ne cause pas pareille odeur. »
L’homme est catégorique : on consommait du cannabis à l’intérieur. « Quand la porte de la salle s’ouvrait, on apercevait la fumée et l’odeur plus importante », souligne-t-il.
S’adressant à un employé qu’il questionnait à savoir comment cela pouvait être possible, on lui aurait répondu qu’on ne pouvait pas tout contrôler. « S’ils ne peuvent pas avoir le contrôle, que se passera-t-il ? Pourquoi n’appelle-t-on pas les policiers ? », se questionne M. Nino.
Son fils, qui assistait au spectacle, lui a raconté que tout a commencé quand un joint a été allumé sur scène. Des spectateurs ont suivi par la suite.
« Mon fils ne consomme pas. Mais son chandail empestait l’odeur de marijuana », confie-t-il.
Quand il a aperçu son fils, Alberto Nino a rapidement quitté les lieux pour filer directement au poste de la Sûreté du Québec.
« J’ai expliqué à un sergent ce qui s’est passé. Il m’a fait savoir qu’il allait envoyer une patrouille », mentionne-t-il.
En quittant le poste de police, le Victoriavillois a circulé pendant un certain temps dans le secteur du Carré 150. « Je n’ai constaté aucune voiture de police », dit-il.
Le lendemain, en début d’après-midi, Alberto Nino, a notamment rencontré la directrice générale et artistique de Diffusion Momentum, Roxanne Genest, pour lui exposer la situation.
Plus tard en après-midi, le père de famille a, de nouveau, fait une halte au poste de police pour s’informer des raisons pour lesquelles les policiers ne se seraient pas présentés la veille au Carré 150.
On lui a fait savoir, relate-t-il, qu’il n’y avait aucune carte d’appel à ce sujet et que la responsabilité des enfants incombait aux parents.
Les circonstances ont fait, par ailleurs, qu’il n’a pas été en mesure de rencontrer, comme il le souhaitait, le directeur par intérim du poste de la SQ de la MRC d’Arthabaska.
Alberto Nino a tenu à dénoncer publiquement cette situation dans un but de sensibilisation. « Je veux que les parents, qui font confiance aux endroits publics, sachent ce qui se passe pour qu’ils soient plus attentifs afin d’éviter des conséquences majeures aux enfants », explique-t-il.
« Le Carré 150 est-il un endroit pour la consommation ?, s’interroge-t-il. Il y a un danger potentiel pour les jeunes de côtoyer des consommateurs. »