Rappaz : Dernière heure !

Un nouveau soupçon étaie désormais la dernière arrestation technique intempestive de Bernard Rappaz actuellement hébergé et en séjour très provisoire - ? - à l’Hôpital régional de Sierre : c’est le soupçon de TRAFIC DE SHIT.

On se souvient de cette découverte - en 2001 - de quelques paquets de shit à la ferme de l’Oasis à Saxon. On ne sait pas ce qu’ils sont devenus, du moment qu’ils n’ont pas été rendus à Bernard Rappaz avec le solde du dépôt de Chavallon, site idyllique choisi à l’époque par les « justiciers » de Rappaz pour le scénario hollywoodien de l’époque. Il aurait pourtant suffi, pour « saisir » ces prétendues cinquante tonnes de chanvre d’un dépôt au système de surveillance déjà relié au poste de police de Charrat et rendu célèbre par LA TROIS de la télé française, Il aurait suffi D’EN CHANGER SIMPLEMENT LE CADENAS !

Trop simple, pour illustrer, impressionner et MANIPULER les populations laborieuses du pays face à un trafic pareillement criminel. AUJOURD’HUI, le procédé n’a pas changé. Les juges à Rappaz manipulent l’opinion en a priori. Les populations sont ainsi facilement excédées, ulcérées par des crimes répétés toujours impunis d’un personnage « équivoque ». La justice valaisanne au top niveau n’a jamais cru à la « régularité » des 74 jours de grève de la faim genevois de « l’affabulateur » Rappaz. D’OÙ LE TEST GRANDEUR NATURE d’une nouvelle arrestation à grand spectacle et des conditions de détention draconiennes exceptionnelles dignes des crimes de sang d’un droit commun de Guantanamo : caméra, securitas en permanence, privation de tout média écrit, sonore ou télévisuel...

ET ON VERRA ENFIN S’IL TRICHE OU NE TRICHE PAS ! FAITES DONC AUSSI VOS JEUX !

Le scénario, c’est de faire jouer à Rappaz un jeu de rôle malgré lui, du système de défense risqué, son seul moyen de défense, de protestation contre l’injustice et l’acharnement dont il est victime. Il ira jusqu’au bout. Tout ça pour du chanvre, une drogue « douce », MAIS UNE ISSUE FINALE DERISOIRE POUR TOUS LES ACTEURS.

Bernard Rappaz a été transféré, mardi 9 mai 2006 à l’Hôpital de L’Isle à Berne en cellule carcérale où il poursuit sa grève de la faim. Ses proches ont pu le voir pendant une heure mercredi à l’hôpital de L’Isle, dans une chambre de visite, séparés par une vitre. Précaution oblige.

En réalité, l’épisode RAPPAZ, s’inscrit dans un plan avancé d’éradication de tout ce qui est chanvre commercial et surtout chanvre médical. Il s’agit, sans en avoir le nom, d’une véritable prohibition en Suisse. Le point noir de résistance de Saxon doit disparaître. Déjà la récolte 2005 en attente de distillation et des jours chauds pour la réaliser a été détruite. Emprisonné suffisamment tôt et assez longtemps, Rappaz sera dans l’impossibilité de planter en vue d’une récolte 2006.

Cette perte sèche en huiles essentielles sur deux ans mettra en péril l’entreprise Valchanvre elle-même nouvellement transférée à Saxon même dans de vastes et impressionnants locaux où elle a pu fêter récemment son dixième anniversaire. Elle est ainsi poussée à la faillite. La priorité en Valais est bien sûr réservée aux entreprises chimiques à qui on n’a rien à refuser.

En ce qui concerne l’accusation de trafic de shit, on aurait découvert un laboratoire clandestin. Pour l’instant, ce bruit n’est répandu que sous le manteau. Ainsi la rumeur valaisanne peut se donner libre cours et à cœur joie !

S’il s’agit en fait de la reprise exceptionnelle des installations et des produits d’un chimiste hélas décédé, celui-là même qui, à Genève, lui fabriquait le célèbre Parfum de chanvre à Bernard, alors on pourra se marrer. Si ce stock est important, en huiles essentielles diverses, il n’est pour l’instant qu’un dépôt. Pour retrouver la fabrication d’un parfum, Bernard Rappaz devra trouver un autre chimiste et la formule de ce parfum, qu’il ne possède pas, ni la veuve de ce chimiste décédé subitement.

Si par contre, on pouvait accuser et prouver que Bernard Rappaz est l’auteur d’un trafic de shit-résine de cannabis, alors seulement il pourrait être accusé d’un viol de la loi fédérale sur les stupéfiants, et en subir les conséquences, ce que nous nous refusons de croire. Aurait-il braiment pris un tel risque devant le développement normal, légal et sûr de son entreprise ? S’il poursuit sa grève de la faim à Berne, cette accusation-là n’est pas fondée.

Francis Paroz, Montreux