"Révélation du rapport 2015 de l’OICS – L’Afrique de l’Ouest, distributeur automatique de drogue dans le monde" par Xalima
Nous avons ici un second responsable de l’ONU qui relaye la déclaration pare du moment : Les traités internationaux relatifs au contrôle des drogues ne préconisent aucune guerre contre la drogue. Il faut trouver le juste équilibre entre la mise à disposition de drogues à des fins médicales, comme le prévoient les traités internationaux relatifs au contrôle des drogues et la réduction de l’offre illicite (Erik Van Der Ven, Coordonnateur de l’Oics Afrique de l’Ouest et du Centre). Il s’agit donc bien d’un point de vue officiel qui a été adopté par l’OICS tout entier.
Publié le 03 mars 2016
Révélation du rapport 2015 de l’OICS – L’Afrique de l’Ouest, distributeur automatique de drogue dans le monde

Le continent africain demeure la plaque tournante pour le trafic de drogues dans le monde. En effet, selon le rapport 2015 de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (Oics) des Nations unies, l’Ouest du continent sert de relai pour l’Amérique du Sud afin d’atteindre le marché européen.
En Afrique de l’Ouest, le trafic de cocaïne demeure une préoccupation majeure. En effet, et d’après le rapport 2015 de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (Oics) des Nations unies, le trafic de drogues entre l’Amérique du Sud et l’Europe qui transite par l’Afrique s’est globalement accru. L’Ouest du continent est utilisé par les trafiquants pour passer de la cocaïne et d’autres drogues et contrebande vers l’Europe.
L’Afrique du Nord reste elle, l’une des premières sources de drogues entrant en Europe, tandis que l’Afrique de l’Est sert de plus en plus de plaque tournante pour le trafic de d’héroïne afghane à destination de l’Europe. Et la cocaïne en provenance d’Amérique du Sud transite principalement par l’Afrique de l’Ouest avant de rallier l’Europe.
La consommation de cannabis en hausse de 12,4% en Afrique de l’Ouest
D’après le rapport, la consommation de cannabis reste élevée, en première position devant celle de l’héroïne. En effet, la prévalence annuelle de l’usage de cannabis dans la région s’élève à 7,5% des personnes âgées de 15 à 64 ans. Un niveau représentant près du double de la moyenne mondiale estimé à 3,9%. Le rapport de relever que cette consommation est particulièrement forte en Afrique de l’Ouest et du Centre avec 12,4%.
Ce qui fait qu’en Afrique, le cannabis serait la principale drogue à l’origine des demandes de traitement de la toxicomanie, suivi par l’héroïne, a souligné le document. Le rapport de préciser aussi que la prévalence annuelle de l’abus d’opiacés dans la région est estimée à 0,3% de la population âgée de 15 à 64 ans. Soit environ 1,88 million d’individus.
1 sur 18 personnes bénéficie d’un traitement en Afrique de l’Ouest
Toutefois, le document souligne que bien que la prévention et le traitement de l’abus de drogues fassent l’objet de dispositions qui comptent parmi les plus importantes des conventions internationales relatives au contrôle de drogue, il ressort des études que seule 1 personne sur 18 souffrants de troubles liés à l’usage de drogues ou de dépendance à la drogue bénéficie d’un traitement. « Les traités internationaux relatifs au contrôle des drogues ne préconisent aucune guerre contre la drogue. Il faut trouver le juste équilibre entre la mise à disposition de drogues à des fins médicales, comme le prévoient les traités internationaux relatifs au contrôle des drogues et la réduction de l’offre illicite », a recommandé Erik Van Der Ven, Coordonnateur de l’Oics Afrique de l’Ouest et du Centre.
602 nouvelles substances psychoactives apparues en 2015
En outre, l’année 2015, selon toujours le rapport, a été marquée par l’apparition de nouvelles substances psychoactives en qualité sans cesse croissantes. En octobre 2015, le document indique que les États membres avaient signalé 602 nouvelles substances, contre 388 l’année précédente. Soit une augmentation de 55%. Et pas moins de 10 nouvelles substances psychoactives ont été placées sous contrôle international par la Commission des stupéfiants.
« Maîtriser cette cadence représente un défi de taille pour le système international de contrôle des drogues, qui devrait adopter des démarches plus pratiques et souples pour déjouer les risques liés aux nouvelles substances psychoactives », a indiqué le rapport.
P.-S.
Documentation :
Voici le dernier rapport de l’OICS.
ORGANE INTERNATIONAL DE CONTRÔLE DES STUPÉFIANTS - Rapport 2015 (PDF)