Samedi 3 juin, le CIRC était invité à tenir un stand dans le cadre de "Rues en fête"
2000/06/03 - CIRC
Samedi 3 juin, le CIRC était invité à tenir un stand dans le cadre de "Rues en fête", rue Piat, en haut des jardins de Belleville. Installé vers 13 heures, la première moitié de l’après-midi fut sympathique, manifestement le combat du CIRC est populaire, tant auprès des autres associations présentes, des organisateurs que du public, assez nombreux.
Un visiteur nous a même montré son tatouage au bras : le clown du CIRC (du logo). Une ambiance bon enfant jusqu’à l’arrivée de la police vers 16h30.
Une douzaine d’uniformes à calot (police de proximité) et deux hauts gradés, dont une femme. Emoi des fonctionnaires devant les affiches du clown "Le cannabis a besoin de toi, 18 juin La Villette", et devant notre tract à venir pour ce 18 juin, et émoi encore devant les livres Esprit frappeur ou Lézard. Mathieu a bien résisté à ces premières pressions - remarquable de calme et de fermeté. Au point que les pandores ont hésité un moment et ont appelé avec leur radio la préfecture.
Après avoir lu par talkie le tract à leurs supérieurs, avec de nombreux "si, si..." pour les convaincre d’agir sans tarder, puis un quart d’heure d’attente... et le feu vert qu’ils espéraient est arrivé, la douzaine de bleus et leurs gradés aux nombreuses barrettes argent rappliquent prestement faire cesser ce "trouble à l’ordre public" que constitue la simple présence du CIRC, énervés pour la frime, mais très contents de pouvoir enfin agir, après ce premier échec. Ils voulaient d’abord confisquer le matériel et embarquer au poste Mathieu et FG qui négociaient ferme. Ils ont menacé aussi les quelques caméras vidéo pro qui filmaient la scène, et voulaient leur confisquer leur matériel. Est intervenue la présidente de l’association organisatrice des "Rues en fête"... Renégociation. Finalement, les CIRC a dû remballer ses bouquins, ses affiches et plier bagage sur injonction de la police, au grand dam de tous les présents. Ils sont arrivés à gâcher la fête.
Ah ! j’oubliais, ils ont bien mentionné que c’était en vertu du L.630...
Alors réflexion sur les stratégies à la Coppel (que j’estime beaucoup), qui parle de "changer la pratique avant la loi", ou de "dialogue" avec la police... Manifestement, pour ce qui concerne le cannabis, le dialogue est inexistant et la pratique s’aggraverait plus qu’elle ne s’arrangerait. Et si la Réduction Des Risques a pu obtenir une marge de man¶uvre par ce dialogue, c’est que cela ne gênait pas trop la police : tant qu’ils peuvent emmerder pour le cannabis, pour eux, tout baigne. Pour le cannabis, il n’y a pas l’alibi respectable de la santé, seule la loi et sa répression règne sans partage, il ne ressortit que de la police.