Serge Atlaoui : sursis à exécution !
Un sursis qui, apparemment lié à la procédure qui ne ferait que de repousser l’exécution, malheureusement et, ne laisserait aucun espoir de révision de son procès ou d’amnistie ! Pourtant, les journalistes se veulent optimistes car d’après eux, un petit signe pourrait laisser comprendre que la mobilisation Internationale massive pourrait aboutir à une grâce ! Un second article tentera de nous expliquer pourquoi l’Indonésie est si virulente envers les participants aux trafics de drogues ..."
Par Rédaction de France Info, publié le samedi 25 avril 2015 13:11, mis à jour le samedi 25 avril 2015 à 22h10
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Affaire Atlaoui : le Français n’est pas sur la liste des prochaines exécutions
Serge Atlaoui ne figure pas sur la prochaine liste des exécutions en Indonésie © MaxPPP
Serge Atlaoui ne figure pas sur la liste des exécutions imminentes. Le "sursis" pour le Français incarcéré en Indonésie a été confirmé samedi.
Plusieurs signes laissaient à penser ces dernières heures que Serge Atlaoui, condamné à mort en Indonésie, pourrait bénéficier d’un "sursis". La confirmation est arrivée samedi à la mi-journée et de façon officielle. Le Parquet général a fait savoir que le nom du Français, incarcéré pour trafic de drogue, ne figurait pas sur la liste des prochaines exécutions.
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Un "sursis" lié à la procédure
La course contre la mort n’est pas terminée pour Serge Atlaoui, mais pour la première fois depuis des mois, ce Français et sa famille reçoivent un signe positif des autorités judiciaires indonésiennes. Interrogé par l’AFP sur la présence du Français aux côtés des autres étrangers qui doivent être prochainement exécutés, le porte-parole du Parquet a répondu par la négative.
Comment expliquer cette pause dans le cheminement ultime ? Il semble qu’ il soit le résultat d’une procédure. D’après le ministère indonésien des Affaires étrangères, une étape "en cours" est toujours en examen au tribunal de Jakarta.
C’est une question administrative qui bloque la situation mais uniquement temporairement comme l’explique l’avocat de Serge Atlaoui, Maître Richard Sedillot
Une exécution le 28 avril
Ces dernières heures, la France n’avait pas été convoquée sur le lieu pénitentiaire où les détenus sont placés à l’isolement en vue d’une exécution imminente. Plusieurs diplomates d’autres pays ont en revanche été alertés, comme le prévoit la loi indonésienne. L’avocat d’une femme philippine condamnée à mort pour trafic de drogue a annoncé qu’une date venait d’être portée à sa connaissance pour l’exécution. Il s’agit du mardi 28 avril.
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Quelques heures avant la confirmation concernant Serge Atlaoui, le président François Hollande avait prévenu l’Indonésie de "conséquences" essentiellement "diplomatiques" avec la France et l’Europe, si la peine de mort devait être appliquée.
Samedi soir, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a exhorté le gouvernement indonésien à ne pas exécuter les dix personnes condamnées à mort pour trafic de drogue, dont le Français Serge Atlaoui, rappelant l’opposition traditionnelle de l’ONU à la peine de mort.
Par Céline Hussonnois Alaya, publié le 25 avril 2015
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Trafic de drogue : pourquoi l’Indonésie est-elle aussi virulente ?
PEINE DE MORT – Malgré le sursis obtenu par Serge Atlaoui, 9 condamnés à mort devraient être exécutés par l’Etat indonésien dans les prochains jours. Chaque fois pour trafic de drogue. Explications pour comprendre l’intransigeance du pays en la matière.
Le nouveau président indonésien, Joko Widodo, a fait savoir qu’aucune grâce ne serait accordée aux condamnés dans les affaires de drogue. Photo : AFP
Si Serge Atlaoui, ce Français condamné à mort en Indonésie pour trafic de drogue, ne figure plus sur la prochaine liste des prisonniers à exécuter, de nombreux autres détenus risquent de perdre la vie. Car l’Indonésie est implacable avec ceux qu’elle considère comme des trafiquants.
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► Casser une image de mollesse
La législation de l’archipel, l’une des plus dures au monde, est extrêmement sévère en matière de drogue. Sans compter que le nouveau président indonésien, Joko Widodo, surnommé "Jokowi", a fait savoir, peu après son arrivée au pouvoir en octobre 2014, qu’aucune grâce ne serait accordée aux condamnés dans les affaires de drogue, voulant casser une image de mollesse qui lui était attribuée durant la campagne.
► La drogue, un cancer indonésien
Il a récemment réaffirmé que l’Indonésie, où l’alcool a été interdit sur la quasi-totalité du pays, avait besoin d’une "thérapie de choc". Selon lui, le pays est dans une situation d’état d’urgence en matière de stupéfiants, avec la mort de dizaines de jeunes Indonésiens chaque jour à cause de ce fléau. Plus de deux millions d’habitants, sur une population de 212 millions, sont considérés comme dépendants de la drogue, selon des statistiques de la police.
► Le soutien de l’opinion publique
Le 18 janvier dernier, pour la première fois depuis 2013 (date à laquelle les exécutions ont repris après une suspension de cinq ans), six condamnés à mort, dont cinq ressortissants étrangers. Malgré les appels internationaux à la clémence, "Jokowi" avait affirmé que les condamnés, la plupart pour trafic de drogue, qui attendaient dans le couloir de la mort seraient bel et bien exécutées. "Nous mettons en pratique notre constitution. La loi autorise les exécutions et je pense que les autres pays devraient respecter la loi indonésienne", a plaidé Joko Widodo sur ABS-CBN News.
Et le président peut compter sur le soutien de la population. Du côté de l’opinion publique, la peine de mort dans les affaires de trafic de drogue est largement plébiscitée : 80% des Indonésiens y sont favorables.
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