Splendeurs de la décadence des thuriféraires de la prohibition par Cannabis Sans Frontières

"Thuriféraire", terme que je ne connaissais pas, est synonyme de flatteur, adulateur, courtisan. Voici la bouille de Serge Le­bi­got qui est pas mal présent dans l’article qui suit : Il se trouve que je travaille à un "Dossier noir sur Serge Lebigot" mais je tiens à prendre mon temps. De ce que j’en pense en l’état de mes propres recherches, Farid Ghehioueche a tout à fait raison de pousser un coup de gueule, au sujet de l’individu en question et d’autres qui lui ressemblent.


Publié le 08 janvier 2015 par Farid Ghehioueche

http://www.cannabissansfrontieres.o...

Propagande haineuse

Splendeurs de la décadence des thuriféraires de la prohibition.

Lebigot franchit le mur du con

Pe­tites his­toires du coin du feu, entre Noêl et jour de l’an, quelque part entre le Berry et Saint George sur Arnon.

C’est af­fli­geant de bé­tises, et comme en cette fin d’an­née cha­cun y va de son bé­ti­sier de l’an­née, on ran­gera notre ar­ticle dans la série "bé­ti­sier de la pro­hi­bi­tion".

Sol­li­cité ces trois der­niers jours par quelques ar­ticles, on ne re­mon­tera pas dans les an­nales pour faire le bilan de ces dé­cla­ra­tions ori­pi­lantes ou dé­so­pi­lantes selon l’hu­meur...

D’une part, pour ne pas trop faire de pu­bli­cité à ces sites qui pol­luent et pul­lulent sur l’In­ter­net, aussi parce que le ni­veau est d’une telle bas­sesse, qu’il est dif­fi­cile d’en­lu­mi­ner des idées aussi nau­séa­bondes.

Trois mor­ceaux choi­sis pour ce "bé­ti­sier de la pro­hi­bi­tion"

Pre­mier prix, avec men­tion spé­ciale "no limit", pour Serge Le­bi­got de la "France Sans Drogue", de "Pa­rents contre la Drogue", "Col­lec­tif contre les Salles de Shoot"... membre de toutes as­so­cia­tions avec dans le titre "contre la drogue".

Dans cette in­ter­view dont on re­pro­duit ci-des­sous le contenu in-ex­tenso (ça vous évi­tera de vi­si­ter ce site web), Serge Le­bi­got fran­chit plu­sieurs pa­liers. On ne sait pas si c’est parce qu’il s’ex­pri­mait au­près de la frange ré­ac­tion­naire ou si c’est parce qu’il n’avait pas réussi à cra­cher son venin ailleurs, mais cette in­ter­view lui vaut au moins une men­tion spé­ciale "no limit" l

Pour ré­com­pen­ser le se­cond lau­réat, il a fal­lut faire un ti­rage au sort. Dans la jungle des sites néo-ré­ac­tion­naires, mé­ta­sta­sant l’In­ter­net, un nou­veau né est ar­rivé en se pré­sen­tant comme un re­belle en pa­pier cré­pon, usant à la corde l’es­prit de "Vol­taire" avec une ri­bam­belle de plumes de la pire es­pèce.

A la courte paille, comme à vue de nez, celui qui rem­porte le se­cond prix avec men­tion "de­li­rium très épais" : Charles Rou­vier pour cette for­mi­dable charge :

"Comme tou­jours, la pré­oc­cu­pa­tion est d’abord sa­ni­taire : les gens pour­ront fumer des « bédos » cer­ti­fiés et tam­pon­nés au lieu de fumer le plas­tique que les dea­lers re­filent aux « bolos » (c’est-à-dire les blancs). Une sorte de ca­deau de Noël du PS à ses der­niers élec­teurs : les étu­diants bran­chés et pleins aux as qui pour­ront se camer sans se frot­ter à la di­ver­sité en­ri­chis­sante. Bref, tou­jours cet ar­gu­ment si pra­tique : qu’on soigne aux frais du contri­buables les clan­des­tins, re­con­naisse la fi­lia­tion pour des bébés ache­tés sur ca­ta­logue, l’avor­te­ment et bien­tôt le sui­cide voire le meurtre, on doit com­prendre que « c’est pour la santé qu’on fait ça ! Et qui est contre la santé, sé­rieu­se­ment  ?"

Troi­sième lau­réat au pal­ma­rès de cette année 2014 ex­cep­tion­nelle, avec la palme du "plus con que zem­mour c’est moi", que Fré­dé­ric de la Rose mé­rite pour ces éruc­ta­tions :

"une telle me­sure au­rait la vertu de scier la vi­gou­reuse branche sur la­quelle sont assis des mil­liers de ra­cailles à ca­puches. Car en aban­don­nant, il y a quelques dé­cen­nies, le can­na­bis aux cités, nos brillants po­li­tiques se sont dit qu’ils fai­saient le choix de la dé­lin­quance pour évi­ter la guerre ci­vile. Mais dans la droite ligne de la pro­phé­tie de Chur­chill, ils ont choisi la dé­lin­quance et nous al­lons tout droit vers la guerre ci­vile. En effet, l’ar­gent du tra­fic a créé de vé­ri­tables pe­tites dic­ta­tures pas ac­cueillantes du tout en plein cœur de notre Ré­pu­blique."

Après cette bonne dose de rire non dé­lo­ca­li­sable, en mode made in France, il fal­lait bien que l’an­née dé­bute sur le tempo de leurs ho­mo­logues US, avec le héros Kevin Sabet : http://​www.​huffingtonpost.​com/​2015/​01/​05/​marijuana-illnesses_​n_​6419530.​html

Avec son rap­port, le pape de l’anti-lé­ga­li­sa­tion du can­na­bis tente d’en­fu­mer la ga­le­rie, et sans avoir peur du ri­di­cule convoque à la ma­nière du Pr Cos­ten­tin, la science pour va­li­der ses théo­ries fu­meuses.

http://​www.​huffingtonpost.​com/​2015/​01/​05/​marijuana-illnesses_​n_​6419530.​html

IN­TER­VIEW : SERGE LE­BI­GOT

[http://​www.​actionfrancaise.​net/​craf/?​Entretien-Serge-Lebigot-a-L-AF-Les->http://www.actionfrancaise.net/craf...]

[En­tre­tien]

Serge Le­bi­got à L’AF : "Les élus qui prônent la lé­ga­li­sa­tion du can­na­bis de­vraient être condam­nés"

"Serge Le­bi­got, au­teur du Dos­sier Noir du Can­na­bis a bien voulu ac­cor­der un en­tre­tien à L’AF 2873

L’Ac­tion Fran­çaise - Pour­quoi avoir écrit ce « Dos­sier noir du can­na­bis » alors que plu­sieurs pays ont déjà lé­ga­lisé sa consom­ma­tion, comme s’il s’agis­sait d’une pra­tique somme toute ano­dine ?

Serge Le­bi­got - A ce jour aucun pays n’a lé­ga­lisé le can­na­bis. Plu­sieurs pays en ont dé­pé­na­lisé l’usage c’est-à-dire qu’ils au­to­risent les consom­ma­teurs à avoir une cer­taine quan­tité sur eux (entre 2g et 5g sui­vant les pays). Dans ces pays, la consom­ma­tion dans la rue comme dans les lieux pu­blics est to­ta­le­ment in­ter­dite.

La consom­ma­tion de can­na­bis n’est en aucun cas ano­dine en par­ti­cu­lier pour les plus fra­giles c’est-à-dire les jeunes. Plus cette consom­ma­tion est pré­coce et plus elle ré­duit les chances d’in­té­gra­tion et de réus­site des jeunes.

La consom­ma­tion de can­na­bis en­traîne d’abord une chute pro­gres­sive des ré­sul­tats sco­laires parce qu’il y a une in­ca­pa­cité pro­gres­sive à mé­mo­ri­ser et tra­vailler en conti­nuité.

Le can­na­bis en­traîne en­suite une ad­dic­tion pro­gres­sive et in­con­trô­lée qui en­ferme les in­di­vi­dus dans une dé­pen­dance et une in­ca­pa­cité à en­vi­sa­ger une in­ser­tion du­rable.

Il fa­vo­rise par ailleurs une déso­cia­li­sa­tion pro­gres­sive qui en­ferme les consom­ma­teurs dans un monde pa­ral­lèle et les pousse à trou­ver de l’ar­gent par tous les moyens pour sa­tis­faire leur consom­ma­tion. Il est donc vec­teur de dé­lin­quance et d’in­sé­cu­rité.

Enfin, le can­na­bis al­tère le ju­ge­ment et la ca­pa­cité à conduire et res­tant dans le sang beau­coup plus long­temps que l’al­cool.

La jeu­nesse fran­çaise est par­ti­cu­liè­re­ment tou­chée : quelles en sont les rai­sons ?

Ef­fec­ti­ve­ment la jeu­nesse fran­çaise est la plus tou­chée d’Eu­rope : la faute en re­vient à nos di­ri­geants qui de­puis de nom­breuses an­nées se re­fusent à faire de la pré­ven­tion du can­na­bis un enjeu. Je ré­clame de­puis des an­nées que la France fasse de la pré­ven­tion dès le plus jeune âge (pré­ven­tion pri­maire) comme cela se fait dans un très grand nombre de pays qui ont suivi l’exemple sué­dois.

Il faut éga­le­ment sa­voir que dans ce grand pays dé­mo­cra­tique qu’est la France les as­so­cia­tions de pa­rents n’ont pas le droit d’al­ler dans les écoles pu­bliques, alors que dans le monde en­tier les as­so­cia­tions de pa­rents tra­vaillent avec les gou­ver­ne­ments à la mise en place des pro­grammes de pré­ven­tion dans les écoles.

En France les as­so­cia­tions agrées sont celles qui prônent la lé­ga­li­sa­tion du can­na­bis, la dé­pé­na­li­sa­tion des drogues, les salles de shoot. On en voit le ré­sul­tat.

Votre livre s’adresse avant tout aux pa­rents : pour­quoi ?

Il faut in­for­mer les pa­rents pour qu’ils puissent par­ler du can­na­bis avec leurs en­fants. Il n’y a pas de meilleure pré­ven­tion que celle faite par les pa­rents. Il est prouvé dans de nom­breuses études que les en­fants at­tendent de leurs pa­rents qu’ils les pré­viennent des dan­gers des drogues. Il ne faut pas tout at­tendre de l’Etat.

Déjà mi­nistre de l’édu­ca­tion na­tio­nale, Vincent Peillon se dé­cla­rait fa­vo­rable à la dé­pé­na­li­sa­tion du can­na­bis à l’au­tomne 2012. Au nom de sa concep­tion de la mo­rale laïque ?

À lire les nom­breux té­moi­gnages que com­porte votre livre sur les dé­sastres opé­rés par le can­na­bis, on ne peut être qu’ef­frayé que Vincent Peillon ait, il y a un an, uti­lisé son au­to­rité mo­rale de mi­nistre de l’édu­ca­tion na­tio­nale au­près de la jeu­nesse pour ré­cla­mer la dé­pé­na­li­sa­tion du can­na­bis... Voilà en par­ti­cu­lier un des pro­blèmes de cette consom­ma­tion chez les jeunes. Lorsque vous avez des mi­nistres comme Peillon ou Vaillant ou un parti comme Eu­rope-Eco­lo­gie- Les Verts qui prônent la lé­ga­li­sa­tion du can­na­bis, ils en­voient un mes­sage dan­ge­reux aux jeunes. En tant qu’élus, à ce titre, ils de­vraient être condam­nés ".

Pro­pos re­cueillis par Fran­çois Mar­cil­hac - L’AF 2873

Serge Le­bi­got - Le Dos­sier noir du can­na­bis, té­moi­gnages ac­ca­blants - Edi­tions Sal­va­tor, 2013, 188 pages, 16 euros.

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Par Farid Ghehioueche