(Suisse) "Drogue : davantage de fumeurs de THC soignés" par 20 Minutes

C’est bien ce que nous disons depuis fort longtemps, au sujet de la France mais aussi de la Suisse : Si vous enlevez les injonctions judiciaires et autres formes de pressions sociales (amis, famille, patron, job à postuler, ...), il reste encore quelques personnes volontairement désireuses d’être soigné de leur addiction cannabique ... mais elles ne sont plus bien nombreuses ! Ah, il faut aussi déduire tous ces ados que leurs parents désespèrent de pouvoir sevrer - catégorie que nous plaçons à part faute de pouvoir vraiment parler de sevrage et soins volontaires (ce sont les parents qui décident) ! Et aussi parce que ce n’est pas quand on "débute" qu’on a envie de "décrocher" pour utiliser le jargon prohibitionniste (il n’y aura donc que très peu de demandes volontaires) ! Bref, aujourd’hui nous avons des chiffres plus précis qui nous brossent la situation qui primerait lors d’une légalisation (ce qui n’est pas dit ici) : il resterait les demande de soins obligatoires pour adolescents, pour quelques postulants d’emplois ou le cannabisme resterait interdit et les demandes personnelles. Environ 30% (estimation grossière) du nombre de personnes prises en charge dans des centres d’aide actuellement. Une sacrée économie, soit-dit en passant !


Publié le 08 avril 2015

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Drogue : davantage de fumeurs de THC soignés

Le nombre de personnes prises en charge dans des centres d’aide à cause du cannabis est en forte hausse en Suisse. En 2013, elles représentaient 51% des admissions contre 6% en 1997.

La majorité des demandes restent toujours liées à l’abus d’alcool, indique mercredi Addiction Suisse. Mais depuis les années 1990, les admissions pour consommation de cannabis augmentent fortement. Les personnes venant pour un problème lié à cette drogue constituent de loin la population la plus jeune parmi les personnes, poursuit la fondation. Environ 60% d’entre elles ont moins de 20 ans.

Environ un tiers des personnes qui débutent une prise en charge affirment en consommer tous les jours. A l’autre extrémité, 20% consomment cette substance un jour par semaine ou moins et 24% rapportent ne pas en avoir consommé durant le mois précédant l’admission.

Contrairement à d’autres patients admis, ces personnes indiquent plus souvent qu’elles ont effectué leur demande à la suite de mesures judiciaires ou administratives (47%) et moins en raison d’une initiative personnelle, de la famille ou des amis (30%).

« Un défi particulier pour les centres d’aide, mais qui peut aussi permettre le repérage précoce de problèmes émergents », juge Addiction Suisse.

Moins d’opioïdes

Les admissions pour des problèmes de dépendance aux opioïdes, surtout l’héroïne, sont elles en revanche en diminution.La statistique suisse menée dans les centres ambulatoires et résidentiels montre qu’elles représentaient 78% des admissions contre 24% en 2013.

Cette baisse résulte notamment « d’une baisse de nouveaux consommateurs et d’un élargissement de l’offre de prise en charge des traitements de substitution de longue durée », explique la fondation.

P.-S.

A noter : l’augmentation de la consommation de cannabis coïncide avec une baisse de consommation d’opiacés dont l’héroïne ... !