(Suisse) "En colère, un chauffeur des TPG tue un piéton" par la Tribune de Genève.
Un terrible accident, horrible, même ... pensons à la victime ... vous et moi n’aimeront que cela nous arrive. Un difficile métier, aussi, je vous l’assure ! Les chauffeurs ont la responsabilité des gens qu’ils transportent, mais aussi de ceux qu’ils croisent sur les routes .... Tous les jours ! Mais ici le cannabis n’est pas responsable alors qu’il est quand même instrumentalisé en tribunal ! Pour rappel, les prohibitionnistes affirment que le cannabis, qui se stocke dans les graisses, continue à agir des jours ou des semaines après la prise. Il semblerait que le problème soit autre et que cela concerne plutôt le sevrage du cannabis et ses conséquences ! Un sujet jamais abordé par chacun des deux camps !
Par Catherine Focas 10.02.2015
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En colère, un chauffeur des TPG tue un piéton
Justice : Furieux contre une automobiliste et sous l’emprise du cannabis, il a perdu ses nerfs. Procès.
C’est le chauffeur de la ligne 6 qui avait provoqué ce dramatique accident peu avant Noël. Image : Laurent Guiraud
C’était peu avant Noël, il se trouvait avec son épouse en ville lorsqu’il a décidé de passer par la boutique Nespresso de la place des Florentins. Il traversait la rue d’Italie, le trolleybus l’a happé. « Il a été broyé par un monstre de métal de 20 tonnes », indique l’avocat Philippe Juvet. L’accident s’est déroulé le 19 décembre 2011 à Rive. Il a profondément choqué les passagers du bus 6 et les badauds. Le soir même, la victime, un père de famille de 46 ans, succombait à ses blessures aux HUG.
Conductrice agaçante
Après plus de trois ans de procédure, le Tribunal de police s’est enfin penché sur cette affaire la semaine dernière. Le procureur Marco Rossier a réclamé 18 mois de prison avec sursis à l’encontre du conducteur de bus, pour homicide par négligence et conduite en état d’incapacité.
Ce 19 décembre, tout commence à la rue du Rhône. Le trolleybus est obligé de s’arrêter une première fois à cause d’une Golf grise qui s’arrête devant lui pour permettre à la passagère de descendre, d’entrer dans un magasin afin de donner des cadeaux de Noël, avant de remonter dans le véhicule.
Enervé, le chauffeur de bus klaxonne. La Golf redémarre mais le même manège se répète un peu plus loin, à l’angle de la rue d’Italie. Cette fois, le chauffeur ouvre sa porte et lance sèchement à la conductrice : « Est-ce que vous pensez que vous êtes bien parquée ? » Selon un témoin, il aurait plutôt dit : « Si vous ne vous poussez pas, c’est moi qui vous pousse ! »
Un peu effrayée, la conductrice avance un peu. Pas assez selon le conducteur qui n’arrive pas à prendre son virage vers la rue d’Italie. « Alors, il a appuyé sur l’accélérateur dans un excès de rage, souligne Me Philippe Rouiller, avocat de la veuve. Il voulait montrer à la conductrice qui était le patron sur cette route. » Résultat : la Golf, éjectée, entre en collision avec la voiture qui la précède. Au même moment, un piéton qui traverse la chaussée est littéralement « coincé et compressé entre le bus et la voiture, il finit par se faire rouler dessus… » décrit l’avocat.
Les passagers ont l’habitude d’observer des conducteurs énervés, note le procureur, « mais c’est la première fois qu’ils voient l’un d’eux perdre complètement ses nerfs et foncer contre une voiture ». Pourquoi ? Il y a certes l’agacement provoqué par l’attitude « excessivement nonchalante » de la conductrice. Mais également un taux de THC largement supérieur à la limite tolérée. Normalement, le prévenu n’aurait pas dû prendre le volant. Il admet avoir fumé des joints quelques jours avant l’accident, durant son congé. Pour le procureur, le produit peut conduire à des réactions disproportionnées : « J’ai beaucoup de procédures avec de gentils fumeurs de cannabis qui tout à coup pètent un câble ! »
Me Philippe Rouiller s’en prend aux TPG qui ne pratiquent pas de contrôles inopinés sur leurs conducteurs. Le défunt laisse une veuve et une orpheline. « Je me mets à la place de cette famille, dit le prévenu. De cette gamine qui grandit sans son père. Moi aussi j’ai vécu ça, j’ai perdu mon père dans un accident quand j’avais 6 ans. » Depuis le drame, il ne travaille plus aux TPG et ne peut même plus prendre le volant. Il a voulu se suicider.
Dix-huit mois de prison
Pourtant, s’il reconnaît sa responsabilité dans l’accident, il ne reconnaît pas sa culpabilité au sens pénal du terme. Son avocate, Me Yaël Hayat, plaide l’acquittement pour l’homicide par négligence. « Mon client n’a pas le profil du conducteur fou ! Il a voulu coller à la conductrice de la Golf pour lui faire comprendre qu’elle devait se décaler. Il allait au pas, 8 km/h, et n’a pas vu le piéton qui a surgi hors du passage piéton. » Mais la juge a estimé que le chauffeur était coupable d’homicide par négligence et de conduite en état d’incapacité à cause du cannabis : 18 mois de prison avec sursis. (TDG)
(Créé : 09.02.2015, 18h36)
P.-S.
Citation : « J’ai beaucoup de procédures avec de gentils fumeurs de cannabis qui tout à coup pètent un câble ! »
Note : les fumeurs de canna qui "pètent un câble", cela existe : quand ils n’ont plus rien à fumer et qu’en plus, on leur casse les pieds ! Pas quand ils fument ... !
Il semble évident qu’une situation de légalisation serait plus propice à contrôler les personnes : celles qui fument (et qui ne s’en cacheraient plus) ne pourraient pas accéder à certains travaux ... A mon niveau, j’ai anticipé le « truc » en me reconvertissant dans la rédaction : avec mon clavier, je ne peux blesser personne ... physiquement j’entends. Parce qu’avec mes mots, c’est autre chose ... !
Le sevrage du cannabis est donc connu pour développer une certaine irritabilité durant quelques jours ! A propos, le CBN (Cannabinol) et le CBD (Cannabidiol) (sans effets psychoactifs et légaux) peuvent aider à passer ce cap. Les accrocs au chichon qui se sèvrent devraient fumer du chanvre textile ou kanavapoter (kanaVape), l’épreuve se passant d’autant mieux, sans perte de contrôle de nerfs.
Note : ce genre d’infos n’est pas possible, au niveau officiel, dans un système prohibitif.
Ici, donc, le cannabis n’est pas responsable de l’accident, mais "son manque" (c’est dit de façon relative), son « sevrage si vous préférez, l’est peut-être, indirectement. Sous l’énervement, l’homme a bien eu une perte de contrôle et d’attention.
Si un jour le cannabis est légalisé, il faut admettre que certaines professions seront interdites à ceux qui en consommeront ! Imaginez votre dentiste "défoncé", les yeux rouges comme un lapin albinos, la roulette à la main, et vous, enfoncé dans le siège ... ha, voyez ? Pourtant je fume, .... Nous sommes donc d’accord !
En fait, c’était bien plus simple de vivre, il y a à peine 100 ans. À l’époque, on pouvait fumer sans conséquences graves autres "qu’éventuellement" notre santé. Aujourd’hui, notre existence et son mode de fonctionnement sont devenus si complexes, que la société fait tout pour nous éradiquer. Bien sûr que ce n’est pas normal : en France, par exemple, dans la Constitution française, tous les citoyens ont le droit de trouver une place dans la société ... nous voyons actuellement que ce n’est pas le cas ! L’interdit pose donc beaucoup plus de problèmes qu’il n’est censé en résoudre ! C’est pourquoi, outre l’aspect dérive totalitaire et liberticide de la prohibition, je défends l’idée de la Légalisation.
Laquelle (plusieurs sortes sont possibles) ? Nous devons tous en discuter pour choisir le meilleur modèle de légalisation. Une légalisation contrôlée donc ... !
JLB