Test de dépistage : des intervenants de la lutte anti-cannabis qui s’en mettent plein les poches !
Voici une interview de Marc Elie, fondateur de la société Elicole et du test "cannabis verdict". Nous allons découvrir qu’en arrière fond de questions de prévention servies en prétextes, se cache l’avidité pour un marché juteux ... à classer dans la catégorie "pas morale du tout" ! Dans n’importe quel autre secteur, l’homme aurait été accusé de "conflit d’intérêts ! Mais pas dans celui du cannabis, en est-ce étonnant ? Décryptage de "l’embrouille" dans le PS en fin d’article !
le Lundi 3 Mars 2014 par Pascal Le Guern
http://www.franceinfo.fr/justice/to...
Cannabis et conduite d’une voiture
Le cannabis ou chanvre indien est une plante. C’est le produit illicite le plus largement consommé en France (surtout par les jeunes... mais pas uniquement !). Il est la cause d’un certain nombre d’accidents de la route.
Cannabis et conduite d’une voiture © Maxppp
En France combien compte-t-on de consommateurs occasionnels de cannabis ? Quels sont les effets à court terme, et à moyen terme d’un joint de cannabis ? Y a-t-il des catégories socio-professionnelles plus exposées à ce problème que d’autres ? En cas de contrôle routier, qu’encourt un conducteur ayant des traces de cannabis dans le sang ?
Interview de Marc Elie, Fondateur d’Elicole (spécialisé dans le risque psychotrope en milieu professionnel), Intervenant bénévole au sein de collèges et lycées et Concepteur des outils de prévention Cannabis Verdict .
Cliquer pour écouter !
... Concernant la rémunération, la loi prévoit un taux horaire oscillant entre 20% et 45% du smic, soit entre 4 et 6 euros de l’heure. Mais ce taux reste largement inappliqué, comme l’a relevé le Contrôleur général des lieux de privation de liberté dans son rapport 2011. C’était notamment le cas de Marilyn Moureau, qui touchait un salaire mensuel de 132 euros pour 60 heures de travail, soit 2,20 euros de l’heure ...
P.-S.
Comment faire du fric avec la prohibition du cannabis ?
C’est bien ce qu’on reproche à ce monsieur ! Il est à la fois juge et partie dans cette affaire de tests cannabiques. Écoutez bien la bande : " spécialisé contre le risque psychotrope en milieu professionnel ", " intervenant bénévole au sein de collèges ", produit et vend ses tests "cannabis verdict" et, à la fin de l’interview, monsieur Marc Elie annonce clairement que son produit s’adresse aux parents soucieux de tester leur progéniture !
Je pense que c’est là son principal but visé, le testing au volant servant d’excuse à cacher ce fait (parce qu’il ne tient pas la route hé-hé) ! Celui qui a fumé un joint ne va pas l’acheter pour s’auto-tester avant de prendre le volant : il sait qu’il sera positif en cas de contrôle !
C’est encourager la suspicion et la délation au sein des familles son truc !
Je me demande comme cela se fait, qu’aucun journaliste ne l’a jamais questionné à ce sujet : comment peut-on être juge et partie dans un secteur de prévention où, en théorie, toute action à l’adresse du public visé devrait être gratuite ! Je dénonce ici un conflit d’intérêt !
Nous avons traité dans l’article "Le Cannabis soigne le cancer et les gouvernements le savent", de la reconversion de la DEA dans les affaires. Création d’entreprise, brevets sur les tests, infiltrations dans les milieux du travail, de l’école et de la sécurité routière ! Exactement le même schéma que reproduit monsieur Marc Elie, avec sa société Elicole ! De là à supposer qu’il bosse pour (avec) l’Oncle Sam ... ou ses représentants en France ! A moins que ce ne soit qu’un (sacré) opportuniste visionnaire, mais j’en doute ! Car il y a du pognon (budgets) qui semble être investi en amont du personnage.
Nous avions aussi déjà rappelé tout cela dans un autre article qui traitait justement du Cannabis verdict et de l’affairisme de la DEA (La prohibition et les tests anti-drogues : le nouveau complot de la prohibition !)
L’affaire rebondie du fait de l’actualité : cette petite interview cache en fait une promotion publicitaire de l’homme et de son produit ! Maintenant que vous êtes prévenus, cela doit être plus évident si vous réécoutez cette bande !
Quant à la question de la protection de l’enfance (moins de 16 ans), c’est à dire au collège, si on doit développer des tests et en informer les parents, ce sera dans un cadre médical et confidentiel ! Marc Eli le sait : en fin de mon intervention, vous trouverez le lien d’une seconde interview dans lequel il le reconnait. Et il y avoue que sa société développe aussi de tels tests médicaux immédiatement applicables dans les écoles (via la médecine scolaire) ! Tout semble prévu et planifié d’avance !
Des médecins sont déjà montés au créneau contre le Cannabis Verdict : il est peu fiable et imprécis, réalisé en dehors du cadre médical et surtout sans cadre légal pour en faire un produit reconnu, efficace et utile ! Son principe : c’est un test urinaire au seuil de détection de 50ng/ml. En fait, cannabis Verdict est un coup de pub destiné à profiter de l’effet d’annonce du député UMP Éric Ciotti. Ce n’est pas un coup de chance : c’était planifié, organisé, je le réaffirme ! Je dirais même au compas et à l’équerre très probablement !
Quelque chose ne va pas au niveau de son argumentation en rapport au testing parental : il présente ce procédé comme de la seule prévention alors que placé dans les mains des parents, c’est aussi un moyen de répression (en fait les deux), certes familial et non judiciaire, ce qui est toutefois un net progrès ! Ce serait un argument qui plaiderait en sa faveur, pourquoi le cache-t-il ? Stratégie qui ne vient pas de lui ?
Enfin, ce n’est pas cet aspect qui me dérange : l’idée du testing des plus jeunes est-loin d’être complétement idiote, beaucoup de parents en conviendront. Mais elle ne doit ni être systématique, ni même mettre en péril la relation parents-enfants, c’est à dire, tout l’inverse de ce que préconise monsieur Elie ! Or, arrivé au moment de l’adolescence, cette relation est parfois difficile ! A être testés et réprimés, ces enfants "problématiques" vont se révolter. Il est possible que cela brise à tout jamais, la confiance dans une famille !
Pour autant, l’individu louche aussi sur le testing au travail et voir plus (pourquoi pas des tests obligatoires pour tout le monde puisque son coût chute) et là, du coup, cela concerne des adultes et l’argument de protection des plus jeunes ne s’applique plus. Monsieur Elie avoue que la sensibilité de ses tests dépasse de beaucoup la durée d’effets du cannabis. Or, le sujet testé sera tout autant pénalisé s’il est détecté positif sans être sous l’effet du THC ! Et il y a beaucoup de choses à redire à ce niveau-là !
Monsieur Eli, je vous interpelle : et pensez bien que je ne serai pas complaisant envers vous !
C’est quoi ce monde orwelien que vous voulez nous imposer monsieur Eli ? Et en vous en mettant plein les poches ? Vous voulez « bien vivre » sur le dos et les malheurs de 14 millions de personnes ? Ne comptez pas sur le "Peuple de l’herbe", pour vous faciliter la tâche !
Pour un ancien fumeur de joints (et peut-être consommateur- trafiquant - dealer de drogues dures - autre interview ici), vous faites un peu figure de "traitre" et, dans le cas précis du testing, de « balance » et votre argumentation de prévention, cache en fait une continuité de la répression, plus économique et moins judiciaire ... à peine ! Vous me faites l’effet de la "mafia qui se reconverti dans un cadre légal" ! Avec le même vice et la même cupidité que lorsqu’elle vend de l’héroïne ! C’est dit !
Notons, qu’en plus, le testing au travail favorise l’exclusion et la paupérisation des individus concernés. Après, on a beau rôle à dire que c’est le cannabis qui paupérise les populations. Dans cette histoire de répression, le fléau, ce n’est pas la substance, mais vous et ceux que vous représentez !
Monsieur Eli, vous êtes un quasi-philanthrope (extrait de la page http://www.lepoint.fr/auto-addict/s...) :
" ... Et, dans la fabrication, il y a également un aspect social dans votre démarche...
En effet, les "kits packs" que nous proposons aux buralistes sont tous empaquetés par les détenus de la prison de Villeneuve-lès-Maguelone, à quelques kilomètres de Montpellier. Il y a donc une dimension sociale, mais aussi la capacité de favoriser la réinsertion. Et nous pouvons également faire de la prévention auprès de cette population ...".
Vous avez failli me tirer la larme à l’œil, si-si ! Pourtant, la réalité peut-être tout autre : dans l’article " Les prisonniers sont-ils vraiment des salariés comme les autres ? " (http://lexpansion.lexpress.fr/actua...), on apprend que ... Concernant la rémunération, la loi prévoit un taux horaire oscillant entre 20% et 45% du smic, soit entre 4 et 6 euros de l’heure. Mais ce taux reste largement inappliqué, comme l’a relevé le Contrôleur général des lieux de privation de liberté dans son rapport 2011. C’était notamment le cas de Marilyn Moureau, qui touchait un salaire mensuel de 132 euros pour 60 heures de travail, soit 2,20 euros de l’heure ... . Combien payez-vous vos esclav..., pardon, employés carcéraux, monsieur Eli ?
Tout votre discours est à l’image de ce fait : fallacieux et opportuniste, sans état d’âme !
En travaillant pour la répression, monsieur Eli, vous travaillez pour le "Diable" ! Et je pense que vous en êtes bien conscient ! En dehors des préoccupations de protections de la jeunesse, avec cette histoire de testing, il y a bien plus qu’un risque de dérapage sécuritaire (pour le moins) et je doute que les consommateurs de cannabis adultes acceptent d’être encore plus opprimés !
JLB