(Tunisie) "Ghazi Mrabet : « Le projet de loi sur les stupéfiants est un projet fasciste »"

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le fond de l’affaire : la loi 52 (stups Tunisie) est une des plus dure au monde et est vécue comme une injustice. C’est lié au fait que les prisons tunisiennes sont pleines de jeunes (et moins jeunes) consommateurs qui n’ont rien de criminels. Ces dernières années, la contestation fut telle que le pouvoir tunisien annonça vouloir remplacée cette loi par une autre moins dure envers les consommateurs, surtout occasionnels et débutants. Le peuple, lui, attendait une légalisation ou une dépénalisation (amendes mais ne plus aller en prison pour consommation). Un projet de loi fut déposé, pas si "moins dur que cela" et ne cesse d’être revu et corrigé en sévérité, dans chaque main où il passe ... du coup un ras le bol de la société et le fait que cet avocat traite ce rapport de "fasciste" ... ! Il est fort probable qu’une récente attaque d’un poste de police qui venait de confisquer une grosse quantité de cannabis, soit plus en rapport avec une sorte de mini insurrection locale (émeute) qu’une attaque faite par des terroristes comme il l’a été expliqué ...


Publié le 13 janvier 2017

http://www.webdo.tn/2017/01/13/ghaz...

Ghazi Mrabet : « Le projet de loi sur les stupéfiants est un projet fasciste »

L’avocat Ghazi Mrabet a fait savoir, ce vendredi 13 janvier 2017, que la commission de législation discute actuellement un projet de loi sur les stupéfiants qu’il a qualifié de fasciste.

En réaction à l’exclusion de la société civile du débat parlementaire sur le projet, l’avocat, considère que la manière avec laquelle ce projet est discuté au sein de l’ARP n’est pas conforme à l’esprit de la Constitution, elle qui consacre, dans son préambule, le principe de la démocratie participative et la transparence.

Au-delà de ces pratiques « fascistes » concernant l’adoption du projet, maitre Mrabet fait savoir, sur les ondes d’Express FM, que la version finale du texte du projet marque une régression inquiétante par rapport à la version présentée en décembre 2015 par le conseil ministériel présidé par Béji Caid Essebsi.

La régression vient du fait que ce projet met nettement l’accent sur l’aspect répressif, laissant la peine de prison pour les fumeurs de drogue pour la première fois et pour ceux et celles qui refuseraient de se soumettre à l’analyse urinaire.


Complément d’infos :

Cannabis : Qui a dit que la peine de prison sera supprimée ? La nouvelle loi sera plus répressive alerte la société civile.

La prison et une amende plus lourde pour les consommateurs de cannabis. Un tollé de la société civile