(USA) Association américaine pour l’avancement de la science (en rapport au cannabis) : un congré souhaité par tous, sauf la prohibition !
Bref, la tendance mondiale allant vers la légalisation du cannabis, du moins des épisodes de dépénalisation, ce qui inquiète les scientifiques mondiaux ! En effet, ces derniers ont découverts qu’à l’épreuve des faits, l’interdit généralisé était basé sur des études ... hum ! Comment dire ... "insatisfaisantes et ne permettant pas de conclure", pour rester dans le politiquement correct ! Donc ces scientifiques vont s’organiser pour créer les études qui leur manque et c’est ce que tout activiste cannabique qui se respecte, demande depuis des lustres ! Et l’interdit de réaliser de telles études ? Eh bien, apparemment, ils ont tout simplement l’intention de lui "piétiner la gueule" (de passer outre ... dans une "forme légale" tout de même) ! Voici plusieurs articles qui parlent de la question :
Premier article :
Par Elena Bizzotto, publié le 16 février 2015
http://www.topsante.com/medecine/ad...
Cannabis : la recherche a besoin de nouvelles études pour avancer
Les experts du monde entier se sont retrouvés au congrès de l’Association américaine pour l’avancement de la science afin de présenter leur point de vue concernant l’utilisation thérapeutique de la marijuana. Les avis convergent vers un manque d’études approfondies sur le sujet.
© sarra22
De plus en plus de juridictions dans le monde entier ouvrent l’accès au cannabis. Et plusieurs médicaments à base de son principal ingrédient psychoactif ont été approuvés. Pourtant, la communauté scientifique estime qu’il reste encore du travail à faire pour mieux connaître l’efficacité de cette plante dans le traitement de la douleur, la spasticité et dans d’autres pathologies.
Les experts du monde entier se sont retrouvés à l’Association américaine pour l’avancement de la science, aux Etats-Unis, pour débattre ce sujet lors d’une conférence organisée par l’université canadienne McGill. Si pour le docteur Ware, spécialiste de la douleur à la clinique de l’Hôpital général de Montréal, la marijuana est une option intéressante, il estime toutefois qu’elle n’est pas adaptée à tous les malades.
"Je ne crois pas que tous les médecins doivent prescrire du cannabis médical, ou que tous les patients peuvent en tirer profit, mais il est temps de renforcer notre base de connaissance scientifique et d’en discuter de façon éclairée avec les patients", déclare-t-il.
Des résultats variables
Car si il est "plausible de supposer" que l’exposition au cannabis est dangereuse pour le développement du cerveau des enfants et adolescents, il existe peu encore trop peu d’étude prospectives bien conçues pour en tirer des données valables, d’après le docteur Igor Grant, directeur du Centre de recherche sur le cannabis médical aux Etats-Unis.
"Malgré l’idée communément répandue que l’utilisation du cannabis entraîne des séquelles au cerveau, les métaanalyses d’études neurocognitives approfondies ne parviennent pas à démontrer un déclin cognitif significatif pour les utilisateurs récréatifs", ajoute-t-il. "De plus, en imagerie cérébrale, les résultats sont variables et les études les mieux conçues montrent des effets nuls."
Note : en fin d’article, Top Santé présente une vidéo sur le cas de Bertrand Rambaud (en fait plusieurs vidéos se succéderont dans une play-list). Nous rappelons de Bertrand Rambaud a été jugé coupable mais dispensé de peine, le mieux (le plus gentils) que peut faire la Justice avant acquittement !
Deuxième article :
Par Audrey Vaugrente, publié le 16 Février 2015
http://www.pourquoidocteur.fr/Canna...
Association américaine pour l’avancement de la science
Cannabis thérapeutique : des experts dénoncent sa diabolisation Le cannabis médical ne doit pas être enterré avant même d’avoir eu sa chance. Au cours d’un congrès, trois experts ont plaidé en faveur de travaux autour de son potentiel thérapeutique.
LCHAM/SIPA
Laisser sa chance au cannabis. C’est le mot d’ordre d’une table ronde organisée au Congrès annuel de l’Association américaine pour l’avancement de la Science (AAAS), qui se tient du 12 au 16 février à San José (Californie, Etats-Unis). Des spécialistes de la douleur et de la recherche sur le cannabis ont débattu sur l’intérêt d’un usage médical de cette substance.
Renforcer les connaissances
Sur le plan législatif, aucun consensus n’existe sur l’utilisation du cannabis en médecine. La France n’autorise qu’un médicament, le Sativex, dans le traitement des douleurs musculaires dans la sclérose en plaques (il devrait être mis sur le marché dans les prochains mois). En revanche, l’Allemagne délivre des autorisations, au cas par cas, permettant à des patients de cultiver leur propre cannabis.
Dans la communauté médicale, le même flou règne. Certains – dont les membres de l’Académie de médecine française – considèrent qu’aucune preuve ne justifie le recours thérapeutique au cannabis ou à ses principes actifs. Mais tous ne partagent pas cet avis : « Je ne crois pas que tous les médecins doivent prescrire du cannabis médical, ou que tous les patients peuvent en tirer profit, mais il est temps de renforcer notre base de connaissance scientifique et d’en discuter de façon éclairée avec les patients », a déclaré le Dr Mark Ware, directeur de la recherche clinique à l’Unité de gestion de la douleur au Centre universitaire de santé McGill (Canada). Ce spécialiste plaide en faveur d’une recherche approfondie dans le domaine.
Des effets qui restent à prouver
Le Pr Roger Pertwee, professeur de neuropharmacologie à l’université d’Aberdeen (Royaume-Uni), a souligné le fort potentiel thérapeutique du cannabis. « Nous avons observé qu’un composant non psychoactif du cannabis appelé tétrahydrocannabivarine, mieux connu comme THCV, produit des effets anti-schizophréniques dans un modèle préclinique de la schizophrénie », a rappelé le co-découvreur de la THCV.
Mais la littérature livre des conclusions assez disparates sur le cannabis thérapeutiques. L’Académie américaine de neurologie (AAN) a réalisé une revue d’études comparant l’action du cannabis face à un placebo, et elle écarte tout intérêt dans les maladies de Parkinson ou de Huntington, mais confirme son efficacité dans la sclérose en plaques ou l’hyperactivité de la vessie.
Dédiaboliser le cannabis
Une déclaration est ressortie de cette table ronde : la diabolisation du cannabis médical doit cesser. Des examens IRM ont suggéré que, chez les usagers récréatifs, des altérations survenaient dans les zones du cerveau associées aux émotions et à la motivation. « Les méta-analyses d’études neurocognitives approfondies ne parviennent pas à démontrer un déclin cognitif significatif pour les utilisateurs récréatifs », a objecté le directeur du Centre de recherche sur le cannabis médical à l’Université de Californie à San Diego (Etats-Unis), Dr Igor Grant. « De plus, en imagerie cérébrale, les résultats sont variables et les études les mieux conçues montrent des effets nuls. »
Côté français, le Pr Amine Benyamina, addictologue à l’hôpital Paul-Brousse (Villejuif, Val-de-Marne) a adopté une posture similaire dans Le Monde (édition abonnés). « Il est dommage de condamner le cannabis sans l’avoir expérimenté, ou bien de tirer des conclusions à partir d’études qui ne respectent pas les standards de qualité, comme c’est souvent le cas », déplore ce spécialiste. « Outre le THC, principal responsable des effets psychotropes, le cannabis contient une centaine de cannabinoïdes, dont les effets s’exercent à plusieurs niveaux. »
Troisième article :
Publié le 16 février 2015
http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc...
Cannabis thérapeutique : moins de polémiques, plus d’études scientifiques
San José, le lundi 16 février 2015 - Plusieurs spécialistes de la douleur et du cannabis ont tenu une table ronde dans le cadre du congrès de l’Association américaine pour l’avancement de la Science (AAAS) qui se tient jusqu’à aujourd’hui à San José en Californie. Les experts ont vu leur position converger vers l’idée que les discussions autour du cannabis thérapeutiques devaient faire l’économie des affrontements stériles et des prises de position non fondées. Ils ont invité à ne pas « diaboliser » l’usage du cannabis thérapeutique et ont surtout plaidé pour la réalisation de nouveaux travaux destinés à mieux connaître « le rôle des cannabinoïdes dans le domaine de la santé et de la maladie, par la recherche et par l’éducation des patients, des médecins et des décideurs politiques » a ainsi jugé le Docteur Mark Ware du Centre universitaire de santé Mc Gill, dans un communiqué commun. « Nous faisons face à un manque d’informations scientifiques crédibles » au sujet des effets de l’exposition du cerveau au cannabis a de son côté remarqué le docteur Igor Grant, directeur du Centre de recherche sur le cannabis médical à l’Université de Californie à San Diego.
M.P.
Quatrième article :
Publié le 15 février 2015
http://blog.santelog.com/2015/02/15...
CANNABIS : Des experts du monde entier travaillent sur son potentiel thérapeutique – AAAS et CUSM
En plein débat sur l’utilisation du cannabis à des fins récréatives, ces chercheurs de l’Université McGill étudient son efficacité dans le traitement de la douleur, de la spasticité et d’une multitude d’autres problèmes médicaux. Leur présentation à la Réunion annuelle de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS) a permis également un échange de différents experts sur le potentiel thérapeutique du cannabis médical. Une voie de recherche officialisée à part entière, avec ce communiqué de synthèse de l’Université McGill.
» Nous devons étendre notre compréhension du rôle des cannabinoïdes dans le domaine de la santé et de la maladie par la recherche et par l’éducation des patients, des médecins et des décideurs politiques « , a expliqué le Dr Mark Ware, directeur de la recherche clinique de l’Unité de gestion de la douleur du Centre universitaire de santé McGill (Canada).
En tant que spécialiste de la douleur, le Dr Ware voit régulièrement des patients souffrant de douleur chronique sévère à sa clinique, et pour certains d’entre eux, la marijuana semble être une option valable. » Je ne crois pas que tous les médecins doivent prescrire du cannabis médical, ou que tous les patients peuvent en tirer profit, mais il est temps de renforcer notre base de connaissance scientifique et d’en discuter de façon éclairée avec les patients. » Un nombre croissant de juridictions dans le monde permet l’accès au cannabis, et toute une gamme d’initiatives politiques émergentes tente d’en réguler la production, la distribution et l’autorisation. Il est largement admis qu’il y a peu de preuves qui viennent soutenir l’utilisation du cannabis comme agent thérapeutique. Cependant, plusieurs médicaments à base de tétrahydrocannabinol (THC), l’ingrédient psychoactif du cannabis, ont été approuvés comme produits pharmaceutiques.
Le Pr Roger Pertwee, éminent chercheur dans le domaine du cannabis et codécouvreur de la présence de tétrahydrocannabivarine (THCV) dans le cannabis dans les années 70, a récemment publié, avec des collaborateurs, des résultats indiquant un certain potentiel thérapeutique à l’utilisation du cannabis dans le British Journal of Pharmacology. » Nous avons observé qu’un composant non psychoactif du cannabis appelé tétrahydrocannabivarine, mieux connu comme THCV, produit des effets anti-schizophréniques dans un modèle préclinique de la schizophrénie « , dit Pertwee, professeur de neuropharmacologie à l’Université d’Aberdeen. » Cette découverte nous met sur la piste d’une nouvelle utilisation thérapeutique potentielle pour ce composant. «
Neuropsychiatre et directeur du » Center for Medicinal Cannabis Research (CMCR) » (Centre de recherche sur le cannabis médical) à l’Université de Californie, San Diego, le Dr Igor Grant s’intéresse aux effets neuropsychiatriques de l’utilisation de la marijuana à court et à long terme. Le CMCR a supervisé quelques-unes des recherches les plus approfondies sur les effets thérapeutiques de la marijuana médicale aux États-Unis. "Malgré l’idée communément répandue que l’utilisation du cannabis entraîne des séquelles au cerveau, les méta-analyses d’études neurocognitives approfondies ne parviennent pas à démontrer un déclin cognitif significatif pour les utilisateurs récréatifs," ajoute-t-il. "De plus, en imagerie cérébrale, les résultats sont variables et les études les mieux conçues montrent des effets nuls." Selon le Dr Grant, alors qu’il est plausible de supposer que l’exposition du cannabis chez les enfants et les adolescents pourrait entraver le développement du cerveau ou prédisposer à la maladie mentale, les données tirées d’études prospectives bien conçues font défaut.
Source : Communiqué McGill University Health Centre et AAAS Cannabis and Medicine : A New Frontier in Therapeutics » (Le cannabis et la médecine : de nouvelles frontières en thérapeutiques)
Cinquième article :
Publié le 15 février 2015
Des chercheurs oeuvrent sur le potentiel thérapeutique du cannabis
Agence QMI
Des chercheurs nord-américains et britanniques ont partagé les résultats de leurs recherches sur le potentiel thérapeutique du cannabis médical lors d’une conférence en Californie en fin de semaine.
« Nous devons étendre notre compréhension du rôle des cannabinoïdes dans le domaine de la santé et de la maladie par la recherche et par l’éducation des patients, des médecins et des décideurs politiques », a expliqué le Dr Mark Ware, du Centre universitaire de santé McGill, dans un communiqué, dimanche.
Le Dr Ware, spécialiste de la douleur, a affirmé que même s’il ne croit pas que tous les médecins devraient prescrire le cannabis médical ni que tous les patients devraient en bénéficier, « il est temps de renforcer notre base de connaissances scientifique et d’en discuter de façon éclairée avec les patients ».
Le professeur Roger Pertwee, de l’université d’Aberdeen, au Royaume-Uni, qui a participé à la découverte de la présence de la tétrahydrocannabivarine (THCV) dans le cannabis dans les années 1970, a indiqué aux autres conférenciers que le cannabis pourrait être efficace dans le traitement de nombre de problèmes médicaux.
« Nous avons observé que la THCV, la composante non psychoactive du cannabis, produit des effets antischizophréniques dans un modèle préclinique de la schizophrénie, a déclaré le professeur Pertwee. Cette découverte a révélé une nouvelle utilisation thérapeutique potentielle de cette substance. »
Le Dr Igor Grant s’est dit intéressé par les effets neuropsychiatriques à court et à long terme de l’utilisation de la marijuana.
Il soutient qu’il est possible de croire que l’exposition des enfants et des adolescents au cannabis pourrait perturber leur développement cérébral. « Nous faisons face à un manque d’informations scientifiques crédibles à ce sujet », a indiqué le Dr Grant.