USA : politique de contrôle des drogues pour 2014

Les grands axes, une nouvelle urgence (l’héroïne) et l’héritage législatif du passé

C’est d’un flou artistique le plus complet. Un épisode de retour autoritaire étant toujours possible et pouvant survenir à chaque instant ! C’est comme si ... la maison blanche, au sujet du cannabis, cherchait à gagner du temps ! Mais pour quoi faire ? Ma main à couper qu’ils sont déjà sur un sale coup en préparation. Pardonnez mon scepticisme, mais depuis 1937, les USA ont systématiquement cherché à nuire au cannabis ... et nous sommes en 2014 ! S’ils ont levé le pied sur la répression, c’est parce que l’opinion publique est devenue entretemps majoritairement favorable à la légalisation de la consommation de cette plante (thérapeutique pour le moins). Leur "gentillesse" n’apparut donc que sous la contrainte électorale. Il y a quelque chose qui sent très mauvais qui est en train de se préparer ! Parce que si les USA légalisent dans leur ensemble - récréatif avec : c’est la ruine pour le cartel qui tient le pays. Et ceux qui tiennent les USA, tiennent le monde. Cela leur ferait perdre aussi tous les contrôles politiques qu’ils ont patiemment mis en place depuis plus de 70 ans aux USA mais aussi et surtout à l’ONU ! Ce qui fait beaucoup d’inconvénients majeurs à digérer pour ceux qui se prétendent les maitres du Monde ! Je doute qu’ils l’acceptent volontiers !


Publié par Martijn le 16 juillet 2014.

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La Maison-Blanche présente sa politique de contrôle des drogues pour 2014

Le mercredi 9 juillet 2014, la Maison-Blanche a communiqué sa politique de contrôle des drogues pour l’année qui vient. La problématique concernant la consommation d’héroïne et d’analgésiques pharmaceutiques fera l’objet d’un supplément d’attention. La politique contre la consommation de cannabis à titre récréatif ou thérapeutique demeure inchangée. La nouvelle politique a été présentée mercredi par Michael Botticelli, le directeur intérimaire du White House Office of National Drug Control Policy (le Bureau de la Maison-Blanche chargé de la politique nationale de lutte contre la drogue).

Michael Botticelli

Botticelli a reconnu que cette stratégie diffère peu de la politique antidrogue précédente, mais il a fait savoir toutefois que la Maison-Blanche accorde une « profonde » attention aux problèmes relatifs aux analgésiques opiacés et à l’héroïne. Chacun applaudira à la prise en compte des problèmes sérieux posés par l’héroïne et les médicaments aux États-Unis. Mais le fait que la politique du gouvernement fédéral en matière de cannabis reste inchangée est étonnant, compte tenu des développements récents aux États-Unis et des commentaires émis par plusieurs hauts fonctionnaires, y compris le président Obama, en faveur d’une meilleure législation sur le cannabis.

Problématique des substances opiacées

Université McGill : le nombre de morts liées à des anti-douleurs supérieur au nombre de morts liées à l’héroïne et la cocaïne confondues.

Il est de notoriété publique que l’usage des opiacés pharmaceutiques explose aux États-Unis. Selon une étude publiée en juin 2014 et réalisée par des chercheurs de l’Université McGill au Canada, le nombre de morts dû à l’utilisation de médicaments analgésiques dépasse entre-temps le nombre de décès total consécutifs à la consommation de cocaïne et d’héroïne.

Selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for disease Control and Prevention CDC), plus de 12 millions d’individus aux États-Unis ont indiqué utiliser des analgésiques pharmaceutiques sans ordonnance en 2010. Au cours de la même année, les analgésiques prescrits ont causés la mort de plus de 16 000 personnes. La consommation d’héroïne augmente elle aussi, car de nombreux patients en phase terminale mais dépendants aux analgésiques passent à cette drogue. Il s’agit d’un problème sérieux qui est maintenant reconnu au niveau fédéral. Politique inchangée en matière de cannabis

La présentation de Botticelli a eu lieu un jour seulement après que l’État de Washington ait légalisé la vente du cannabis à des fins récréatives. Après le Colorado, Washington est le deuxième État à en autoriser la vente. L’usage thérapeutique du cannabis est en outre réglementé dans 23 États. Ces changements en matière de politique sont fixés par chaque État. Une bouffée d’air frais semblait aussi être entrée dans les locaux du gouvernement fédéral. Pendant une longue période, on s’était abstenu au niveau national de réagir à la vague de légalisation et l’on avait poursuivi sans faiblir la lutte contre la consommation de cannabis, surtout par le biais de la DEA (Drug Enforcement Administration), l’organe compétent à cette fin. Mais il semblait que la situation allait se renverser en août dernier :

- Le 23 août, Josh Earnest, un porte-parole de la Maison-Blanche, a déclaré que le commerce de la drogue demeurait une priorité importante, mais que le gouvernement ne se focaliserait plus sur les consommateurs individuels de cannabis, encore moins sur ceux qui l’utilisent à des fins médicales. C’est une déclaration très importante, étant donné que les prisons américaines sont remplies d’individus qui ont été condamnés uniquement pour être en possession d’une petite quantité de drogue pour leur propre consommation.

- Le 27 janvier 2014, The New Yorker a publié une interview avec Barack Obama où le président dit qu’il estimait que le cannabis n’était pas plus dangereux que l’alcool.

- Le 30 janvier, CNN a interviewé Obama. Dans cette interview, le président affirmait qu’il n’était pas en mesure de reclasser le cannabis ; le cannabis figure encore sur le Tableau 1 de la loi relative aux substances placées sous contrôle (Controlled Substances Act), avec l’héroïne et la cocaïne. Cette déclaration est critiquée car le président, en sa qualité de chef du gouvernement, est bel et bien en mesure d’encourager un tel processus. La veille de l’interview, il s’était même avéré qu’il existait un soutien en la matière au sein du Congrès.

- Le 4 avril, le ministre de la Justice, Eric Holder, a annoncé être disposé à collaborer à la reclassification du cannabis.

Le 9 mai, on a appris que le gouvernement fédéral avait commandé pour la recherche 30 fois plus de cannabis que l’an dernier, soit pas moins de 650 kg contre 21 kg en 2013.

Eric Holder, Ministre de la Justice des États-Unis d’Amérique.

Les points de vue sur le cannabis formulés dans la nouvelle politique de contrôle des drogues ne cessent donc pas d’étonner. Le fait qu’un débat ait enfin lieu au niveau fédéral sur le cannabis et la modification éventuelle de la loi relative aux substances placées sous contrôle semble avoir été clairement démenti mercredi par Botticelli, qui s’est exprimé comme suit : « Les points de vue concernant l’usage à titre récréatif et thérapeutique de la marijuana demeurent inchangés, car cela [la légalisation du cannabis] donne un mauvais signal aux jeunes ».

Très complexe

Il est toutefois difficile de croire que tous les développements positifs au niveau fédéral aient soudainement disparu. Le système d’administration des États-Unis avec 50 États et le District de Columbia, qui ont tous leur propre gouvernement d’une part, et le pouvoir fédéral avec de nombreuses organisations comme la DEA d’autre part, est très complexe. La légalisation du cannabis fait toutefois l’objet d’un débat sérieux qui ne cesse de s’élargir, et jusqu’à présent de nombreuses évolutions positives en ont résulté. À suivre !

P.-S.

L’avenir : deux scénarios possibles !

Scénarios (très) pessimiste :

Ce que le gouvernement étasunien pourrait faire de tordu : un coup de force contre le cannabis avec loi martiale et tout le tra-la-la ! Voyons voir un peu : est-ce que ce pays dispose de structures favorables à l’internement de centaines de milliers de personnes s’il le faut ? Bingo :

Camps Fema, plusieurs centaines de camps de concentrations construits sur tout le territoire. Nous n’allons pas virer dans les théories du complot, mais ces camps - vides encore mais flambants neufs - existent réellement pour la plupart !

Pour faire court : voyez, ils en ont les moyens en sus de la motivation ! Et ils pourraient ainsi en profiter pour désarmer aussi un pays au bord de l’insurrection dans certains de ses états ! Et les USA sont aussi au bord de l’effondrement du dollar et en quasi état de guerre contre la Russie et la Chine ! Beaucoup d’inquiétudes donc au sujet de l’avenir, qui peuvent venir étayer cette crainte (thèse) ! Pourvu que tout cela se passe tranquillement, ... hein ? Serrons les fesses ! Car si cela arrive, que fera alors le tandem Valls-Hollande ?

Nos anciens ont connus les purges religieuses, puis celle révolutionnaires. Nos générations risquent de connaitre les purges cannabiques !

Scénarios optimiste :

Enfin, pour l’instant, les USA se font apparemment un max de pognon avec la Weed légalisée dans deux états qui semblent être des états-tests. Ne soyons pas dupes : ce qui les intéresse c’est surtout l’argent ! Tous les regards sont tournés vers eux et s’ils réussissent leur paris, d’autres ne vont pas tarder à leur emboiter le pas. Et là, la légalisation mondiale pourra alors réellement débuter !

JLB