"Un défi : empêcher les drogues de forcer les portes du collège" par France Antilles
Dérive ou non dérive policière ? Il est certain qu’elle n’a rien à faire là cette herbe ... ! On peut douter de l’efficacité du procédé intrusif, les gamins s’adapterons et les joueront comme le font les adultes ... la police à l’école, ce n’est pas sain. Il y a d’autre solution bien plus efficaces comme le testing scolaire car l’image de la police est purement liée à la sanction et au niveau des gosses, il est question de soigner et protéger, pas de réprimer ! Ces problèmes doivent rester dans la sphère familiale, scolaire et médicale. Le cannabis à l’école est un sujet que les activistes cannabique ne doivent pas écarter. Il n’est pas question de botter en touche ! La plupart des fumeurs adultes ont commencé jeunes, ce qui fait qu’ils ne perçoivent pas le danger de la même façon que leur opposants. Ils auront tendance à le minimiser, ce qui n’est imbécile toutefois. Pour autant, nous allons à l’école pour apprendre des choses importantes qui nous aideront à affronter l’existence et celle-ci est parfois une "vielle peau de vache" : il faut donc mieux être bien "armé" et préparé ! Fumer des joints pendant cette période d’apprentissage n’est donc pas souhaitable, d’autant que la Science actuelle, pense que le cannabisme chez l’adolescent, dégrade les performances cognitives et intellectuelles du sujet lorsqu’il atteindra l’âge adulte (mais que cela ne le fait pas à ceux qui débutent une consommation à l’âge adulte). Bref, en cas de légalisation (pour les adultes, évidement), il faudra résoudre cette épineuse question et le testing anti cannabis (antidrogues), si décrié à juste titre par les adultes lorsque les concernant, pourrait en revanche se révéler être la solution au niveau scolaire. Mais à condition que les flics et les juges se tiennent loin, très loin de cette affaire !
Par Boris COLOMBET, publié le jeudi 19 mars 2015
http://www.guadeloupe.franceantille...
Un défi : empêcher les drogues de forcer les portes du collège
Le flair de Gipsy, chien stup des douanes, a une fois encore fait des merveilles. Avec une facilité déconcertante, le Labrador est parvenu à « marquer » le sac de cours utilisé pour transporter la drogue. (B.C.)
Ils sont hauts comme trois pommes, à peine adolescents et côtoient déjà les stupéfiants. Afin d’éviter que ce fléau ne franchisse les portes des établissements, la gendarmerie multiplie les opérations coups de poing.
Comité d’accueil inhabituel devant les grilles du collège Sylviane Telchid, à Belair, à Capesterre-Belle-Eau. Aux côtés de la principale de l’établissement et de la communauté éducative habituées à se poster chaque matin devant l’entrée afin d’accueillir les élèves, neuf gendarmes et six douaniers ont fait le déplacement. Avec une arme redoutable : Gipsy, le chien anti-stup des douanes.
L’objectif de cette opération coup-de-poing ne souffre d’aucune ambiguïté : déterminer si de la drogue pénètre dans le collège. De l’aveu de l’inspection d’académie, le phénomène reste encore marginal. Mais il existe. Josée Garin, la principale, en sait quelque chose : l’année dernière, une petite quantité d’herbe a été retrouvée dans les WC de son établissement. Et ça, ce n’est pas du goût des autorités, qu’elles soient éducatives ou ancrées dans le domaine judiciaire.
Loin de fermer les yeux ou de banaliser des pratiques isolées, forces de l’ordre et représentants du rectorat tentent de juguler la problématique à sa base. En misant sur de la prévention mêlée à cette peur bien réelle, chez les élèves, de pouvoir tomber sur un banal contrôle. « Il s’agit de ne pas laisser s’installer des trafics dans les collèges. Car si nous restons inactifs, nous savons qu’après, il sera trop tard » , justifie de son côté Michel Delag, conseiller technique sécurité au sein de l’académie.
Lui aussi a fait le déplacement, histoire de montrer que sur ce dossier, la totalité des acteurs « sont au diapason » .
Cette fois, ce sont les bus scolaires qui seront ciblés. Il n’est pas encore 7 heures. Difficile de savoir ce que l’opération donnera. Douanes et gendarmerie feront-elles chou blanc en s’intéressant à un public tout juste ado ?
UN POCHON DE 30 GRAMMES DÉCOUVERT
Pour le capitaine Evain, commandant en second de la compagnie de Saint-Claude, là n’est pas forcément la question : « Même si nous ne trouvons rien, nous savons que cette opération de contrôle aura un impact positif chez les collégiens. Ils sauront dorénavant que nous sommes en mesure de débarquer n’importe quand et n’importe où, sans prévenir. »
Quelques minutes plus tard, à l’arrivée des premiers cars, ce que personne ne voulait véritablement imaginer s’est pourtant produit, avec la découverte d’un pochon d’herbe d’une trentaine de grammes abandonné sous un siège. Le jeune suspecté de s’être débarrassé à la hâte des stupéfiants ne sera pas long à repérer, grâce au flair de Gipsy. Le sac de cet élève sera le seul que marquera le Labrador des douanes. Difficile, malgré tout, d’aller plus loin cette fois. Pressé de questions par les forces de l’ordre, l’ado ne vacillera pas, en niant tout du transport et d’un éventuel trafic.
Et comme il n’a pas été pris la main dans le sac, malgré les suspicions, il sera finalement relâché. Mais devra partir sans son pochon d’herbe qui lui, a été confisqué. Il s’agit d’un lycéen de Capesterre, en provenance de Sainte-Marie. « Dans ce secteur, lycéens et collégiens prennent le même bus » , souligne la principale, non sans passer les consignes auprès de son équipe afin que son homologue du lycée soit alerté de l’incident. Et de noter : « Comme tout le monde se côtoie et que des lycéens peuvent consommer, nous ne sommes pas dupes : ces derniers peuvent très bien fournir nos élèves. »
Gendarmerie et douanes acquiescent, ne sachant que trop bien comment s’organisent les trafics. Un brin déçus par l’issue de leur prise, ils se consolent néanmoins : « Nous avons désormais l’identité du lycéen. S’il persiste dans son comportement, il finira par être pris en flagrant délit. Et puis, il risque de ne pas être serein aujourd’hui puisqu’il est reparti sans son sachet d’herbe. Dans cet univers, les individus qui l’ont fourni peuvent très bien lui demander des comptes. »
L’opération de contrôle réalisé par les douanes et la gendarmerie a au moins eu un mérite : démontrer que les collégiens, malgré leur jeune âge, sont déjà en contact avec les stupéfiants. (B.C.) -
La responsabilité des parents engagée sur le plan pénal
Se balader avec quelques grammes de cannabis dans le cartable n’a rien d’anodin. A fortiori lorsqu’on n’est encore que collégien. Le capitaine Evain, commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Saint-Claude, ne fait d’ailleurs aucune mystère sur la question : en cas de découverte de stupéfiants, hors de question de fermer les yeux ! « À la clé, il y aura systématiquement une petite réponse pénale, lors d’une procédure dans laquelle la responsabilité des parents sera engagée. L’idée est que ces derniers prennent conscience que leur enfant consomme un produit stupéfiant et surtout, qu’il a été trouvé en train de faire entrer de la drogue dans un établissement scolaire. »
Un pochon de 30 grammes découvert lors de cette opération. -
ILS ONT DIT
Josée Garin, principale du collège Sylviane Telchid, à Capesterre-Belle-Eau : « Il faut montrer aux enfants qu’on ne peut pas tout faire »
« Tout se passe plutôt bien ici, même si je dois admettre que l’année dernière, nous avons déjà trouvé un peu d’herbe cachée dans les WC. J’avais été intriguée par les va-et-vient de certains élèves. Afin que cela ne se reproduise plus, nous faisons beaucoup de prévention au sein de notre établissement. Le but étant de montrer aux enfants qu’on ne peut pas tout faire. Qu’il existe des règles et des lois. Dans les échanges que nous pouvons avoir avec eux, certains paraissent d’ailleurs étonnés d’apprendre qu’il peut y avoir des sanctions lorsqu’on transporte ou consomme du cannabis. Même à faible quantité. Que ce soit avec le CESC (Comité d’éducation à la santé et la citoyenneté, NDLR), la communauté éducative, l’infirmière scolaire ou les forces de l’ordre, cette question fait partie de nos priorités aux côtés d’autres sujets comme la délinquance ou les grossesses précoces. »
Michel Delag, conseiller technique sécurité au sein de l’académie de Guadeloupe : « Les collèges aussi peuvent être touchés par cette problématique »
« Ne nous voilons pas la face : même si nous ne sommes pas sur les mêmes niveaux que dans d’autres établissements, les stupéfiants commencent, ça-et-là, à faire leur entrée dans les collèges. Il s’agit d’une problématique sur laquelle nous restons très vigilants. Pour l’heure, l’objectif est de faire de la prévention et de la sensibilisation. »
P.-S.
J’en fais une autre lecture : 99,99% des élèves de ce collège étaient "propres" au moment de la fouille ! Et ce, en pleine zone antillaise ou le cannabis est endémique. Est-ce que cela : "un seul cas", justifie tout le tintamarre que l’on fait sur cette question ?