Un p’tit joint et ça repart !
Allez les jeunes : un p’tit joint, et ça repart ! Fumer de temps en temps du cannabis ne nuit pas aux performances scolaires. Voilà ce que révèle l’Université de Lausanne, se basant sur l’enquête de quatre de ses chercheurs.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le communiqué de la noble institution n’a rien d’un pétard mouillé. Surtout à l’heure où les milieux de la prévention peinent à faire comprendre aux jeunes les ravages du cannabis qui, entre autres, provoquerait des schizophrénies et peut mener à la désintégration sociale.
Les auteurs de l’étude rappellent que ses conclusions ne valent que pour les fumeurs occasionnels. Soit ceux qui s’en roulent un par mois. Seulement voilà : la réalité c’est qu’aujourd’hui parmi les jeunes de 15 ans qui fument des joints, 23% le font sur une base quotidienne. C’est dire que l’étude ne s’adresse quasi à personne et ressemble à de l’onanisme scientifique.
Bien sûr, on entend déjà les chercheurs pousser des hauts cris, affirmer que la recherche, apolitique bien sûr, n’a pas à s’autocensurer.
Il n’empêche : lorsqu’il ne s’agit pas de recherche fondamentale, des institutions publiques telles que l’Université portent une véritable responsabilité civile et sociale quant à leur manière de communiquer. Dramatique dans l’exemple qui nous concerne, puisqu’elle fait un raccourci aussi faux que maladroit.
Mais qu’on se rassure, les auteurs de l’étude publient également ce scoop ébouriffant : les jeunes qui fument du cannabis ont davantage de difficultés avec leurs parents. Ben ça... après avoir fait l’apologie du joint, on est au moins certains que ces difficultés vont persister.