"Un professeur de renom s’engage pour la dépénalisation du cannabis" par Le Monde
A noter : il y a beaucoup d’articles "payants" (réservés aux "zabonnais") sur ce thème qui défraye la chronique ... par exemple, Dépénalisation du cannabis : un grand médecin relance le débat par le Parisien, « Plus c’est interdit, plus il y a de consommateurs » toujours par Le Parisien, Dépénalisation du cannabis : un grand médecin relance le débat encore par le Parisien qui ne parle plus que de cela on dirait ... ! ;). Bref, " ... Plus c’est interdit, plus il y a de consommateurs ... " a déclaré Bertrand Dautzenberg. Nous rajoutons à ses propos : " l’interdit strict du cannabis est dangereux pour la démocratie ... !" et cela commence à se comprendre et se savoir. Parce qu’il ne faudrait pas "légaliser" que pour une histoire de Santé Publique !
Le Monde | 29.01.2016 à 06h06 • Mis à jour le 29.01.2016 à 08h27
http://www.lemonde.fr/addictions/ar...
Un professeur de renom s’engage pour la dépénalisation du cannabis
A une manifestation pour la légalisation du cannabis en France, en mai 2015 à Paris.
Fer de lance de la lutte contre le tabagisme et défenseur de la cigarette électronique, le professeur Bertrand Dautzenberg a choisi, vendredi 29 janvier, de jeter un nouveau pavé dans la mare en plaidant pour une dépénalisation encadrée du cannabis. Ses propositions doivent être débattues dans la journée à l’occasion du 20e Congrès de pneumologie de langue française, qui se déroule à Lille, dans le Nord.
Lire : Un pneumologue, avocat du vapotage
Dans une interview au Parisien-Aujourd’hui-en-France, le médecin qui officie à la Pitié-Salpêtrière (Paris, 13e) justifie sa prise de position par l’inefficacité de l’interdiction complète de cette drogue, en vigueur dans le pays depuis 1970 :
« Je constate que la consommation de cannabis chez les jeunes augmente, que la France est numéro un en Europe avec 45 % des jeunes qui ont essayé alors que, dans d’autres pays, comme les Pays-Bas où il est légalisé, le taux est de 29 %. Plus c’est interdit, plus il y a de consommateurs. »
Selon lui, la consommation globale dans le pays a augmenté de 20 % depuis 1991.
Lire aussi : Drogues : les régions où les jeunes consomment le plus
Et le médecin de citer le cas de plusieurs États américains qui ont assoupli leur législation sur ce point. Les produits vendus et consommés sont « plus sains », insiste-t-il : « Le cannabis en France aujourd’hui, c’est l’alcool frelaté du temps de la prohibition. »
S’il se défend de minimiser la dangerosité de cette drogue et insiste sur la nécessité d’un marché contrôlé, il estime cependant qu’avoir une réglementation qui ne soit pas pénale permettrait la mise en place d’un « dialogue serein dans les familles » et favoriserait la mise en place d’un processus de prévention efficace, entraînant à terme une « baisse de la consommation ».
Lire aussi : Dépénalisation, légalisation du cannabis : le débat impossible à droite comme à gauche
P.-S.
En réaction à la déclaration du professeur Bertrand Dautzenberg, nous apprenons ceci toujours du Parisien et toujours en article payant :
Dépénalisation du cannabis : l’Académie de médecine dit non
Mais dans la partie gratuite de l’article, nous lisons :
LE FAIT DU JOUR. Les recommandations du professeur Dautzenberg ne font pas l’unanimité.
Qu’un scientifique propose de dépénaliser le cannabis, « c’est à se taper la tête contre les murs », dit Bernard Debré, chirurgien urologue.
Bernard Debré est un urologue qui, en matière de cannabis, cherche à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Je ne sais pas, moi, mais en matière de "toxicité" du cannabis, un pneumologue comme le professeur Dautzenberg et bien plus qualifié qu’un simple urologue, non ? Précisons que Bernard Debré est radié provisoirement de sa profession et qu’il n’a pas le droit de pratiquer. Il fait partie de la « mafia médicale » qui s’oppose au cannabis à coup de thèses moyenâgeuses et "nahasiennes", cherchez dans nos archives.