"Un usage précoce de cannabis augmente les risques de décrochage scolaire" par ici Radio-canada.ca

Mise à jour le lundi 22 février 2016 à 16 h 47 HNE

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Un usage précoce de cannabis augmente les risques de décrochage scolaire

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Le compte-rendu de Michel-Denis Potvin

Une étude du Centre canadien de lutte contre les toxicomanies (CCLT) met les adolescents en garde contre un usage précoce de cannabis. Le CCLT établit un lien entre l’usage de cannabis à un très jeune âge et un résultat faible (diminué) à un test du quotient intellectuel (QI).

« La population en général qui consomme du cannabis en subit certains effets  », soutient Catherine Paradis, analyste principale en recherches et politiques au CCLT. « Les jeunes sont toutefois particulièrement vulnérables à ces effets. »

« C’est un mythe, une fausse conception de la marijuana de croire que l’on peut en consommer sans en subir des effets négatifs. » — Nancy Langdon, Santé publique d’Ottawa

Le cannabis entraîne, non seulement, une baisse du rendement scolaire, mais il augmente le risque de décrochage chez les adolescents.

« Le cannabis augmente la difficulté à bien planifier, à bien organiser ses actions en fonction d’un but et est la cause d’une moins bonne mémoire. »— Catherine Paradis, analyste principale en recherches et politiques au CCLT

«  Il n’y a aucun bénéfice pour les jeunes de consommer de la marijuana. Les effets négatifs sont très présents  », a expliqué, en appui, Nancy Langdon de Santé publique d’Ottawa.

Chez les consommateurs réguliers, c’est-à-dire ceux qui en consomment tous les jours sur une longue fréquence, le cannabis nuit aux fonctions cognitives et pose un risque d’accident de la route, selon le centre.

Les effets sur les consommateurs occasionnels ne sont pas encore connus.

Le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies (CCLT) a tenu un colloque, ce matin, à Ottawa, où les principales conclusions de sa plus récente étude sur le cannabis ont été dévoilées.

Légalisation de la marijuana

Le Centre canadien de lutte contre les toxicomanies invite le gouvernement fédéral à prévoir une hausse importante de financement en sensibilisation, en prévention et en traitement, parallèlement à son engagement de légaliser la consommation de cannabis.

Le Centre veut obtenir le mandat de mener des consultations publiques à la grandeur du pays, avant que tout changement législatif soit apporté par le gouvernement.

null Photo : Justin Tang

D’ici là, le CCLT invite les parents à garder l’œil ouvert. Ils sont les plus aptes à influencer positivement leurs enfants. «  L’enseignante à l’école n’est pas toujours la meilleure personne pour aller rejoindre les jeunes à ce sujet-là  », rappelle Mme Langdon.

Le Centre suggère aux parents de diminuer leur propre consommation de marijuana en plus d’encourager la diminution de celle de leurs adolescents.

On rappelle que le taux de THC dans les produits du cannabis est aujourd’hui quatre fois plus fort qu’il y a 10 ou 20 ans.

À écouter : Le journaliste Jean-François Chevrier nous entretient sur le Forum sur le cannabis du Centre canadien de lutte contre les toxicomanies.

P.-S.

C’est la saison des études " hostiles au Cannabis , en ce moment au Canada ! La faute en et à ce nouveau premier ministre qui a eu l’outrecuidance de vouloir légaliser le cannabis. Alors, toute la gente prohibitionniste, qui a été représentée et active au pouvoir fédéral et ceux régionaux depuis un siècle au Canada, s’affaire à la dernière seconde pour trouver un créneau afin de survivre en tant que puissance politique.

Après la prison et le bâton, les mêmes revendiquent la protection de la jeunesse, le domaine de la prévention et la lutte contre l’abus. Car l’argumentation prohibitionniste s’est drastiquement appauvrie cette dernière décennie. Nous sommes passé d’un cannabis qui tuait, rendait fou, poussait au suicide, "jetait la femme banche dans le bras des noirs" (arguments racistes) et je ne si plus qu’elles autres horreurs, à quelque chose qui est maintenant socialement acceptable, juste à protéger les jeunes qui en subissent des effets biologiques.

A noter, les études commandées par Centre canadien de lutte contre les toxicomanies - comme le nom de l’organisme l’indique - sont fatalement toujours hostiles au cannabis. Je veux dire qu’il y a un parti pris, un acharnement à prouver que la chose et mauvaise. Un conflit d’intérêt en quelque sorte et cet organisme exige ici de recevoir des pouvoirs (mandat) pour agir dans le sens de leurs "recommandations".

Je ne pense pas que monsieur Trudeau et son équipe soient dupes ! Je ne l’espère pas en tous cas ...

Pour autant, l’idée que ces gens aient tort sur tout et mentent sans arrêt et une absurdité. Juste à préciser que des « erreurs passées » (c’est poliment dit) nuisent à la crédibilité de ce genre d’organismes qui se nourrissent de subventions et pouvoir alloués à la guerre aux drogues.

A part cela : un bonjour à nos amis du BlocPot québécois ! Si un français peut se permettre un petit ensemble de remarques : nommez une fille, autant charismatique que belle (ce n’est pas ce qui manque au Québec), à la présidence de votre parti politique, intégrez-y un pan sur la réparation écologique et la reconversion économique dans ce sens et vous dépasserez les 5 % ... Parce que vous le méritez franchement ! Et puis vous pourriez mieux "botter le cul" à la Prohibition, ... ! Le combat n’est pas terminé de ce côté-là !

JLB