"Une boutique de pot ouvre à Québec" par le Journal de Québec
Par Pierre-Olivier Fortin, publié le Lundi 20 juin 2016 à 10:34. MISE à JOUR le Lundi 20 juin 2016 à 11:01
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Une boutique de pot ouvre à Québec
La boutique Weeds Québec, herbes et curiosités vend du cannabis, du haschich, des bonbons, des concentrés et des muffins à base de cannabis.
La boutique Weeds Québec, herbes et curiosités vend du cannabis, du haschich, des bonbons, des concentrés et des muffins à base de cannabis.Photo Le Journal de Québec, Pierre-Olivier Fortin
S’il est déjà relativement facile de se procurer du cannabis médicinal au Canada, ce le sera encore plus pour les gens de Québec avec l’ouverture de la première boutique québécoise du « roi du pot », lundi, rue Saint-Joseph.
La boutique Weeds Québec, herbes et curiosités a ouvert ses portes à 10h, lundi, au 47, rue Saint-Joseph Ouest. L’entreprise de Vancouver se targue, sur une affiche dans la vitrine du magasin d’être « le premier dispensaire de cannabis médicinal au Québec ». La chaine Weeds Glass & Gifts compte 28 dispensaires en Colombie-Britannique, à Toronto et à Ottawa.
La boutique Weeds Québec, herbes et curiosités vend du cannabis, du haschich, des bonbons, des concentrés et des muffins à base de cannabis. Photo Le Journal de Québec, Pierre-Olivier Fortin
Le roi du pot, Don Brière, voulait aussi ouvrir une boutique à Montréal, mais son projet ne s’est pas concrétisé.
En dépit d’une traditionnelle affiche de Bob Marley, l’ambiance de la boutique ressemble davantage à celle d’une pharmacie que d’un Coffee Shop enfumé d’Amsterdam...
Le responsable de la boutique à Québec, Michel Dumond, explique qu’il faut avoir 18 ans ou plus pour être membres. Les consommateurs dûment autorisés à consommer du cannabis par le gouvernement fédéral sont acceptés. Toutefois, « on accepte les prescriptions pour n’importe quelle condition médicale » pour boucler la transaction.
Michel Dumond et son employé dans la boutique de la rue Saint-Joseph. Photo Le Journal de Québec, Pierre-Olivier Fortin
« On peut vendre à peu près à n’importe qui qui est malade, si son médecin considère qu’il est malade », explique-t-il. Ainsi, une quelconque prescription d’un médecin suffit.
La chaine admet qu’elle profite d’une zone grise dans les lois actuelles et du vent favorable à la légalisation de la marijuana depuis l’élection du gouvernement libéral à Ottawa. M. Dumond ajoute que différents jugements des tribunaux vont dans le sens d’une plus grande accessibilité au produit.
La police de Québec avisée
M. Dumond assure qu’il a contacté la police de Québec avant d’ouvrir ses portes et qu’il agit en toute transparence. Étienne Doyon, porte-parole de la police de Québec, affirme que la police n’avait pas l’intention d’intervenir, lundi matin.
Photo Le Journal de Québec, Pierre-Olivier Fortin
M. Dumond est convaincu que ce genre de boutique sort la production de cannabis de l’illégalité et contribue ainsi à la diminution de la criminalité. Le gouvernement gagne aussi des revenus de taxes qu’il aurait perdus sur le marché noir.
La boutique vend du cannabis, du haschich, des bonbons, des concentrés, des huiles et plusieurs autres produits à base de cannabis. Un gramme de pot se vend entre 10 $ et 12 $ dans la boutique. Plusieurs variétés sont proposées.
Les produits ne proviennent pas des producteurs de cannabis médicinal autorisés par Santé Canada, mais bien de producteurs de la Colombie-Britannique sur lesquels l’entreprise exerce un contrôle de la qualité.
Michel Dumond. Photo Le Journal de Québec, Pierre-Olivier Fortin