Une nouvelle étude révèle que l’utilisation journalière de cannabis n’est pas associée à des anomalies cérébrales
Aujourd’hui, c’est un triomphe ! Un de ces grands moments ou une guerre bascule au profit d’un camp et fatalement, au dépends de l’autre ! Écoutez, je vous laisse être juge par vous-même ... un des plus grands arguments de la prohibition vient de tomber .... définitivement ! Le cannabisme ne modifie pas le cerveau, ni ne l’altère ni ne réduit sa taille ! Outch ! C’est le genre de signal qu’attendait les acteurs de la troisième voie pour "déclarer la guerre" à la Prohibition ... ! Et le nouveau mot d’ordre sera "Maintenant, cela suffit vos conneries ... Basta !"
Voici que je communique publiquement à une personnalité de la prohibition française sous forme de courrier :
A monsieur Costentin, Grand Pontife pharmacologue de la prohibition française :
(Photo Jean Costentin) Cher monsieur mon détracteur et adversaire, je suis bien embête de venir vous ennuyer avec cette faucheuse affaire : veuillez trouver ci-bas, des informations concernant une toute nouvelle étude étasunienne qui explique que le cannabis ne provoque pas d’anomalies cérébrales et autres joyeusetés ...
Considérant à propos, que des propriétés neuroprotectrices fortes - dont vous contestez toujours la validité je crois - ont été trouvé chez pas mal de cannabinoïdes, continuerez vous à parler de "ravages" au plan cérébral comme vous l’avez fait jusqu’à présent ... c’est une question de définition du mot ravage qui me dérange car il semblerait que vous et moi n’en faisons pas la même interprétation !
Infos sur l’étude en question : New Study Finds Daily Marijuana Use Is Not Associated With Brain Abnormalities
Au fait, si vous nous relisez, vous trouverez aussi qu’une consommation de cannabis sur 20 ans n’abime pas les poumons, que ceux qui fument des joints contractent moins de cancers que ceux qui ne fument pas du tout ... et quelques autres remarques du même genre ! Toujours par le biais d’études médicales et de recherches récentes, bien évidement.
Avouez qu’en comparaison de vos propos quasi cannabinophobiques, il y a de quoi se poser des questions !
Veuillez par conséquent admettre que nous (les activistes pro-cannabiques) avions quelques raisons à vouloir vous contredire sur certains de vos arguments. En continuant à refuser de l’admettre, comprenez que vous vous placez dans la situation de quelqu’un qui s’accroche à des thèses du passé (dépassées) et refuse d’admettre les contradictions soulevées par des recherches et études plus récentes.
En conséquence de quoi, vous vous opposez donc aux conclusions de l’évolution de la recherche et il n’est donc pas faux d’avoir à vous épingler dans une rubrique de "prohibitionniste conservateurs" au grand risque que vos détracteurs vous traitent même de "rétrograde".
Monsieur Costentin, mes salutations ... et le reste !
Aux lecteurs de Chanvre Info : pardon, je ne pouvais pas manquer de "le moucher !". Je sais qu’il lira ... ! Alors traduit en langage claire, ... non, je ne vous dit rien ! Voici l’article anglais en question reproduit, traduit et adapté par nos soins. Lisez et soyez juges par vous mêmes ... :
29 janvier 2015 | par Justine Alford
http://www.iflscience.com/brain/new...
Une nouvelle étude révèle que l’utilisation journalière de cannabis n’est pas associée à des anomalies cérébrales
Du titre anglais :
New Study Finds Daily Marijuana Use Is Not Associated With Brain Abnormalities
Crédit photo : Luis Carlos Jimenez del rio
Plusieurs études récentes ont suggéréque la marijuana est associée à des changements physiques dans certaines régions du cerveau, à la fois en termes de forme et de volume, même si elles ne ont pas pu établir la cause et l’effet. Maintenant, de nouvelles recherches qui visait à reproduire ces enquêtes en utilisant une conception expérimentale plus robuste, a produit des résultats contradictoires. Selon l’étude, l’utilisation quotidienne de la marijuana, dans les deux cadres : celui des adultes et celui des adolescents, n’est pas associée à des différences significatives dans la forme ou le volume des régions cérébrales étudiées. Le travail a été publié dans The Journal of Neuroscience .
Compte tenu de l’évolution des tendances actuelles vers l’acceptation et l’utilisation de la marijuana, il était important de mener une enquête approfondie sur les risques possibles associés à la drogue afin que les décisions concernant la légalisation et la classification peuvent enfin se baser sur des preuves scientifiques. De nombreuses études ont donc examiné les effets potentiels de l’utilisation de la marijuana, et plusieurs ont conclu que la consommation de marijuana est associée à des changements dans le cerveau. Une enquête a même conclu que l’utilisation de la marijuana fréquente a été associée à un déclin cognitif et une diminution du QI . Cependant, les résultats n’ont pas été cohérent dans les différentes études.
Certaines études, par exemple, ont trouvé que l’utilisation de la marijuana est liée à une diminution de la taille de certaines régions du cerveau, tandis que d’autres ont conclu que la marijuana est associée à une augmentation du volume de ces mêmes zones. Alors que les études étaient intéressantes, il est important de noter qu’en raison de la façon dont elles ont été conçus, il n’était pas possible d’établir la cause et l’effet. En outre, les études n’avaient pas suffisamment contrôlée les consommations (annexes) d’alcool, qui est un problème particulièrement important (invalidant pour l’expérience) étant donné qu’il est bien établi que l’abus d’alcool peut avoir un effet néfaste sur la structure du cerveau ainsi que le volume et la capacité mentale.
Afin de répondre à cette question et j’espère apporter un peu de clarté, les scientifiques ont conçu une étude bien mieux contrôlée qui fut spécialement établie pour étudier les effets potentiels de l’utilisation de la marijuana tous les jours sur des adultes et des adolescents. En particulier, ils voulaient comparer les cerveaux des utilisateurs et non-utilisateurs en examinant la morphologie de nombreuses régions différentes qui ont fait l’objet d’études antérieures : le noyau accumbens, l’amygdale, l’hippocampe et le cervelet.
Pour l’étude, 29 adultes utilisateurs de marijuana ont été inscrits par jour, aux côtés de 29 adultes non-utilisateurs. Un groupe de 50 utilisateurs quotidiens adolescents ont également été recrutés, une fois de plus aux côtés d’un échantillon de 50 adolescents non-utilisateurs. Surtout, les chercheurs correspondaient étroitement les groupes sur de nombreuses variables de confusion possibles, comme la dépression, l’âge, l’usage du tabac et le sexe. En outre, ils ont été appariés sur la consommation d’alcool dans une bien plus grande mesure que les études précédentes.
Après avoir effectué des IRM sur les participants et la réalisation d’analyses statistiques, les chercheurs n’ont trouvé aucune différence dans les volumes de l’une des régions du cerveau étudiées. Selon les chercheurs, cela pourrait suggérer que les différences observées précédemment pourraient être dus à un contrôle de la consommation d’alcool insuffisante, compte tenu du fait que, même modeste abus d’alcool a été liée à des changements dans le cerveau.
Bien que cette étude était plus robuste en termes de groupes correspondant, il est nécessaire de noter qu’il a encore quelques limitations importantes. Par exemple, celle-ci ne peut toujours pas à établir de causalité, ni tenir compte des facteurs socio-économiques ou de l’histoire de la consommation de cannabis, comme quand ils ont commencé à utiliser le médicament (traduisez par "en automédication").
[Via The Journal of Neuroscience ]
P.-S.
Ce serait un coup à incruster notre gnome qui fait un doigt d’honneur mais cette fois-ci, faisons dans la victoire modeste ! Une bataille est gagné, probablement décisive sur le long terme, mais la guerre n’est pas finie ... le site The Journal of Neuroscience semble avoir du mal à tenir publié cet article source (lien mort depuis) ! Affaire à suivre ...
En résumé, ce qui est a retenir est :
1) les études précédentes se sont trompées et cela a été démontrée par une étude plus générales . Juste à rajouter : "c’est marrant toutes ces études qui se "sont trompées" au sujet du cannabis ... mais ça, c’est juste parce que je suis mauvaise langue.
2) Plus rien ne semble désormais s’opposer à une légalisation sociétale du cannabis, si ce n’est de renforcer la protection de la jeunesse et le fait qu’elle ne puisse accéder aux dérivés psychotropes de la plante !
C’est-ce que j’en ai compris !