(Vidéos) "Cannabis : le plaidoyer du Pr Dautzenberg pour la légalisation" par Pourquoi Docteur
Vidéos : le plaidoyer intégral du Pr Dautzenberg pour la légalisation + un petit retour en infos par TF1. Et comme je suis critique : matez dans le PS, j’y développe mon point de vue ... Ggggrrr !
Par la rédaction, publié le 05.02.2016 à 12h26
http://www.pourquoidocteur.fr/Artic...
Réduction des risques
Cannabis : le plaidoyer du Pr Dautzenberg pour la légalisation
VIDEO. Bertrand Dautzenberg souhaite voir le cannabis légalisé afin de mieux contrôler les produits et faire baisser les consommations.
Sebastian Remme/REX/REX/SIPA
Le haschich coupé à l’huile de moteur ? Comparable à « de l’alcool frelaté ». Depuis quelques semaines, Bertrand Dautzenberg, pneumologue à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, est parti en guerre contre la prohibition du cannabis en France et les effets pervers de la politique pénale. « Nous avons le plus haut taux de fumeurs en Europe, et la législation la plus répressive, martèle-t-il. La prohibition empêche le contrôle, la prévention ».
Du cannabis chez les buralistes
Avec ses 1,5 million de consommateurs réguliers (qui fument au moins dix fois par mois), la France doit faire preuve de pragmatisme, dit-il. Et cela ne peut passer que par une voie, selon ce médecin : la légalisation du cannabis. « Cela permet d’avoir des produits étiquetés, certifiés ». Pas question d’encourager, donc, mais bien d’encadrer.
« Je suis aussi défavorable au cannabis qu’au tabac ou à l’alcool. Il s’agit justement de faire baisser les consommations de cannabis, comme la loi Evin a fait baisser l’usage d’alcool », explique celui qui s’est illustré pour son soutien sans faille à la e-cigarette.
Quelle forme prendrait cette légalisation ? Qui assurerait la distribution ? A cela, le médecin n’a pas de réponse précise. Une suggestion, éventuellement : « Le cannabis pourrait être vendu dans des boutiques dédiées ou même dans les bureaux de tabac. Il faut cependant être sûr que le cannabis n’est pas vendu aux mineurs. »
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Complément d’infos :
Sciences, diffusé le 04 février à 16 à 20h35
Durée 2min 45sle
http://lci.tf1.fr/jt-20h/videos/201...
(Vidéo) Santé : un médecin en guerre contre le tabac
Bernard Dautzenberg est pneumologue à la Pitié-Salepêtrière. Depuis des années, il interpelle les politiques et affronte les fabricants de cigarettes contre le tabac. La loi Evin a 25 ans, et pour ce médecin, elle est limitée. Les ministres de la Santé ont du mal à mettre en place des réformes à cause des lobbys. On vend tout de même aujourd’hui deux fois moins de cigarettes par Français depuis 1991, mais un Français sur trois fume. Une tendance qui continue à augmenter au contraire des autres pays européens. Les Français sont également les plus grands consommateurs de cannabis.
P.-S.
Ne vous laissez pas séduire par le personnage lorsqu’il vous affirme qu’il est pour la légalisation. Il y a plusieurs choses, dans ses propos sont inexactes et d’autre part, l’homme, visiblement, ne connait pas son sujet à fond sur le plan des extensions politiques et économiques. Enfin, il nous insulte deux fois - sans même en avoir conscience (l’intention), je pense –
1) d’une part en nous accusant de vouloir mettre du cannabis dans le biberon des enfants ... Or, à propos, c’est précisément l’expression que j’avais utilisé pour affirmer que nous ne voulions pas faire cela à Chanvre Info. Au niveau français, pour ce que j’en connais, le Circ, Cannabis sans Frontières, Chanvre et Libertés et tous les autres mouvements activistes sans exception, sont pour une réglementation qui protège les mineurs. C’est tellement du bon sens ... ! C’est faux ce qu’il affirme et c’est même caricatural et stigmatisant.
2 ) Outre un point de vue qui épouse les thèses prohibitionnistes, que l’homme défend bec et ongle, aucune place n’est faite pour nous consulter mais au contraire, pour nous écarter du débat, nous autres consommateurs de cannabis (Parler pour nous comme le font les toubibs avec leurs patients qui n’ont jamais leur mot à dire).
L’homme fait partie du sérail de Babylone, de l’élite (c’est un "mandarin"), il parle en son nom et non pas contre elle. Avec pour résultat, le battage médiatique que vous constatez. Quand on sait que toute campagnes médiatiques sont planifiées ... c’est à s’en poser des questions ... !
Ceci pour le coté critique parce que le prof. Dautzenberg reste un personnage sympathique et très honnête intellectuellement et sa déclaration en faveur de la légalisation tient du "Miracle" tellement on n’y croyait plus ... ! Oui, l’homme dispose d’une forte côte de popularité mais il n’empêche que je suis certain que nous ne nous faisons pas "niquer quelque part" (et lui aussi : il n’est pas malhonnête) !
Écoutez bien ce qu’il raconte, il y a quand même quelques erreurs et faussetés ... En tant que pneumologue, il constate que le cannabis serait préférable non associé au tabac et que pour qu’une telle démarche de santé Publique soit mise en œuvre, il faut le légaliser. Ce qui est exact et politiquement courageux (audacieux).
Mais pour tout le reste, il "est à l’ouest", sur les plans économiques, politiques, système de contrôles et de reventes à proposer, des impacts sociétaux et dans la façon de nous considérer. Et puis, je suis certain qu’il y a une "nique" nous concernant. Comment vous l’expliquer ... ? Peut-être ainsi :
La nique se situerait dans le concept que ceux qui ont échoués à résoudre le problème du cannabis pendant 45 ans avec la répression et la violence resteraient au pouvoir et s’occuperaient désormais à nous vendre du cannabis. Mais aussi, de la façon dont ils nous obligeront à le consommer - et à s’enrichir avec !
Je suis désolé mais - "Merde" - je ne veux pas de cela ! Bien qu’opprimé comme beaucoup, je préfère le système actuel et son illégalité. La condition minimale est que ces gens doivent-être remerciés et remplacés par d’autres plus convaincus des bienfaits de la légalisation, même si contrôlée. Et après, les choses pourront vraiment bouger.
Mais ce serait alors une révolution qui bouleverserait les habitudes de profits politiques et financiers dont se nourrissent les structures de luttes contre les drogues. Des flics aux associations, ces gens-là vont faire de la résistance puisque c’est leur "gagne-pain" politique (et/ou salariale). Notre conclusion est : beaucoup de bruits pour pas grand-chose ... Valls semble avoir raison : "on peut en parler mais le débat est clos ! Vu que les pouvoirs en places "sont indéboulonnables".
Comprenez ma logique mais - elle vaut ce qu’elle vaut mais je pense qu’elle est terre à terre – dans tous les conflits, quel qu’ils soient, les vaincus s’effacent devant les vainqueurs. Ils perdent le Pouvoir et sont même parfois, persécutés, condamnés, emprisonnés, exécutés … bref, et dans meilleur des cas, ils sont évincés ("remerciés"). Cela se fait ainsi de partout sauf ici, dans la guerre aux drogues.
C’est pourtant simple à saisir : des nullissimes, sadiques de surcroit (faites-vous attraper, vous comprendrez), qui ont maintenu une guerre près d’un ½ siècle contre une partie de leurs concitoyens - un coût financier et en drames humains incalculables - restent en place, en cas de légalisation, comme si de rien n’était ! Et de continuer à nous dicter notre conduites à coups de lois toutes plus liberticides les unes que les autres. Ggggrrrrr ! La Base de leur action : considérer à la fois des individus comme des malades et des délinquants - criminels, ne tient pas 5 minutes à l’épreuve du Droit Européen et des États ou de l’Étique. En revanche, ces gens sont des criminels car ils ont fait un mauvais usage des institutions à des buts qui leur étaient personnels (groupement d’individus par intérêts).
Comprenez que si ces personnes - gente organisée - restent en place, il leur est alors possible de saboter la légalisation de sortes à permettre un retour en arrière politique. Et dans le meilleur des cas, s’ils se contentent de nous en vendre, alors ils vont organiser leur système de façon à nous contraindre si drastiquement que nous continuerons à être marginalisés et stigmatisés à en pleurer. Or, ce que nous voulons, outre le fait de pouvoir fumer sans être judiciairement inquiétés, c’est aussi trouver notre place dans la société – comme tout individu en a le Droit. Avec des Devoirs aussi, cela s’entend. Actuellement, la seule porte qui nous et ouverte est celle des persécutions, des emmerdements et de la précarité ! Une légalisation sous la poigne de ces gens, ne changerait pas grand chose à ce niveau.
En fait, c’est très logique ce que je vous explique et très républicain dans les principes mêmes de Droits et de Libertés. Ce n’est pas la première fois que j’en parle et vous devez commencer à comprendre que la Prohibition, en France, use de principes diamétralement opposés à ceux de la République et des bases de la Démocratie. Si vous avez compris cela, hé bien, cela veut dire "qu’on avance ..." ! C’est une note positive pleine d’espoirs. Parce que vous commencez alors à comprendre à "quoi" correspond ce que l’on doit combattre ...
Dans Le Pays des libertés et de l’Égalité, alors que ce n’était théoriquement pas possible de le faire, ces gens ont réussi à créer une catégorie d’individus de sous-droits, des sortes de « mineurs perpétuels de fait » déchus de leurs responsabilités, à qui on peut tout faire (perquisitions, emprisonnement, corvées, soins forcés, soins psychiatriques forcés, contraintes judiciaires, placements des enfants …) et même agir contre eux en dehors de contrôles judiciaire. Aujourd’hui, plus de 17 millions de personnes (consommateurs réguliers ou non de cannabis) sont exposés à ces risques. Ils sont très forts, n’est-ce pas, pour avoir su transformer une démocratie en dictature ?
Ce n’est pas faute de vous avoir rabâché, tout au long de ces deux années passées à Chanvre Info, de relire la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793 - base de notre Constitution I - car toute l’embrouille de la Prohibition est dévoilée dedans et de même pour la façon dont on doit réagir à cela ! Ce n’est jamais par hasard que j’emploie le terme d’Oppression concernant la répression cannabique et son intensité !
Tout cela, monsieur Dautzenberg n’en pipe pas mot et je ne sais même pas s’il en a conscience. Nous aimerions bien lui expliquer mais le professeur a l’air de nous considérer comme des « illuminés » … en tous cas, des gens comme « non-responsables dont on peut se passer de leur avis ». Y’a encore du progrès à faire, non ?
Merci au professeur Dautzenberg : il nous a ouvert une porte. Mais la question du cannabis en France, ne se résume pas qu’au seul contexte sanitaire.
JLB