AACF
Association des agriculteurs du chanvre fribourgeois

Communiqué de presse 06 08 02
Exclusiv La Liberte 24h

Suite à la fermeture de magasins revendeurs de chanvre, en villes de Fribourg et de Bulle, et au soulagement "relatif" de certains parents ou professeurs, il serait temps de remettre certains points au clair.

Il existe un grand nombre de consommateurs de chanvre, adultes et responsables, faisant partie d’ailleurs du groupes des parents, des professeurs et même des autorités ! Serait se voiler la face que de le nier.
S’il est bien clair que ces mêmes personnes ne voient pas du tout d’un oeil favorable une vente aux mineurs dans des caves à chanvre, il est tout aussi évident que la prohibition n’a pas empêché la consommation et la vente de stupéfiants ces vingt dernières années.
L’interdiction rend seulement ces produits illégaux, sans distinction, et favorise le marché noir, tenu majoritairement par des dealers en situation précaire ou illégale, qui n’ont donc pas grand chose à perdre.
Préférez-vous voir notre jeunesse se ravitailler en chanvre (puisque cela est à la mode à notre époque) dans la rue, où très vite ils côtoieront les drogues dures, et où ils se rendront compte qu’ils peuvent trouver plus fort pour moins cher !
Puisque consommation il y a de toute façon, prenons les choses en main ! Combien de citoyens, peut-être pas toujours très au courant, se plaignent des subventions versées aux agriculteurs de chez nous ? Mais se sont eux qui s’occupent de notre terre. Alors laissons-les cultiver à nouveau cette plante aux multiples usages.
Quand aux vendeurs, que l’on leur fasse passer un certificat de capacité, comme on l’exige des cafetiers (L’alcool, n’est pas une drogue douce...) et que l’on demande également un extrait de leur casier judiciaire par exemple.
On ne peut retourner en arrière. Méfiez-vous de ne pas vous retrouver transformés en statues de sel. La culture cachée du chanvre (en appartement, cave, etc.) se fait grâce à des lampes et donc à une consommation énorme d’électricité (centrales nucléaires !), et d’engrais chimiques. Nos paysans le cultivent naturellement  !
En remettant le marché à des gens raisonnables, nos agriculteurs et en étant exigeant quand aux autorisations de vente et modes de production, nous pouvons faire tourner notre économie : emplois, cotisations sociales, etc... Et en même temps nous court-circuitons le marché noir, nous pouvons intervenir fermement en ce qui concerne les drogues dures, enfin, le taux de THC pourrait être soumis à un contrôle.
L’Eglise interdisait le divorce, mais face à la réalité l’Etat a légiféré. La morale réprouve l’usage de drogues, mais face à la réalité, il est grand temps que la loi pose de nouveaux jalons.
Depuis quelques années, le flou juridique qui règne fait qu’on se demande ce qui embrume les décisions de nos autorités ?

Il n’y a pas de fumée sans feu...

Marie-Jeanne