Ce lecteur, garagiste de son métier, revient sur une lettre (Forum du 7.7) selon laquelle les programmes antidrogue seraient pilotés par la scientologie.
Ayant vécu les conséquences de la drogue avec nos apprentis, nous avons le devoir de répondre à la lettre de M. A. Fürst. Précisons d’emblée que notre famille n’a aucune relation avec la scientologie ou d’autres religions extrêmes. Mais nous sommes aujourd’hui convaincus des effets néfastes ou même catastrophiques de la consommation de drogues dites douces. Au cours des dernières années, parmi cinq apprentis, trois sont perdus ou errent dans des conditions désastreuses. Pourtant, ces trois jeunes étaient dotés d’une parfaite intelligence et de bonnes capacités professionnelles. Avec un acharnement sans limite, nous avons essayé de les sauver et ceci avec la complicité d’amis qui nous ont appuyés dans notre démarche. Or, ce fut un échec qui nous reste encore ancré dans le coeur. Elever un enfant, le protéger contre tous les risques pendant son enfance et, finalement, le voir tomber dans cet abîme devrait nous faire réfléchir et réagir. Quand on a vécu ou travaillé avec des jeunes drogués, on n’a pas besoin de doctrine religieuse pour comprendre la nécessité de lutter énergiquement contre ce fléau camouflé. Le personnel de la sécurité (police) peut bien le confirmer, lui qui doit intervenir dans un grand nombre de cas de violence, de rapts ou d’autres méfaits engendrés par ce vice.
Monsieur Schopfer à écrit dans une lettre de lecteur, publiée dans la Liberté du 17 juillet 2004, que trois sur cinq apprentis avait arrêté dans son entreprise à cause des drogues. Constat : il n’y a aucune réflexion sur le pourquoi du comment. Je suppose que les raisons sont les mêmes qu’ailleurs : Un travail ennuyeux avec beaucoup de stress, des parents, des professeurs et un patron qui n’ont pas le flair pour les problèmes et soucis des apprentis. Cela se mélange aussi avec les soucis sur les nouvelles ouvertures qu’amène une vie d’adulte chez l’apprenti.
En même temps, il faut constater qu’environ la moitié des apprentis qui passent leurs examens fument du chanvre, et cela sans effet sur leur capacitées professionnelles. Ils ont apparemment trouvé un mode de vie qui leur convient, certainement avec le soutien des adultes. Mais cela ne fonctionne pas avec des interdictions.
Monsieur Schopfer se réfère à la police, au lieu des organisations d’aide. Cela démontre bien sa "compréhension" de la jeunesse ! Je pense que je n’aurais pas non plus fait mon apprentissage chez un patron comme lui !