La production de chanvre sous lumière artificielle ne peut se justifier que sous un régime de prohibition, à cause de la peur des autorités et des voleurs. C’est le cas aux Pays-Bas où même la culture de chanvre industriel euro-compatible est officiellement prohibée.
Mais dans un schéma de régulation du marché du chanvre, comme celui proposé par l’initiative pro-chanvre, l’usage des lampes devrait être réservé au travail génétique : préservation des plantes mères, sélection de nouvelles variétés pendant l’hivers, hybridation et production de semences sélectionnées.
La production intensive sous lampe aurait un impact très négatif, surconsommation d’énergie justifiant le maintien du nucléaire, recyclage des ampoules au sodium, usage d’engrais chimiques et d’insecticides... Alors qu’un chanvre biologique, cultivé en extérieur, sous abri ou sous serre remplirait toutes les obligations sanitaires, sécuritaires et surtout qualitatives.