2000/05/15 - CIRC

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.

Les membres du CIRC Bretagne (Collectif d’Information et de Recherche sur le Cannabis) s’indignent de la condamnation du groupe MATMATAH au tribunal de Nantes le 15 mai 2000. Une fois de plus la censure tombe en France par l’intermédiaire de l’article de loi liberticide L.630 ! Les MATMATAH, après une série de concerts dans toute la France, ont vendu à ce jour 750 000 Albums et lors des festivals, le public chantait le refrain en coeur comme un cri de liberté. Dans l’album, la chanson "L’APOLOGIE" est le tube évident d’une nouvelle jeunesse ! Elle apparaît comme un cri de vérité :

La révolte du consommateur de cannabis !

La chanson censurée :
Cette étrange cigarette ne nous rend pas hagard, l’an 2000 approchant rattraper le retard, vivons à notre époque et dédramatisons, Non bien sur le pétard n’élève pas la raison, je le conseille tout de même avec modération comme cet alcool qu’on prend jusqu’à la déraison, et pour quelques noyés est devenue passion, mais l’église ne dit rien la cirrhose a raison, voir un homme tituber ne choque pas la morale, mais l’alcool tant loué vous est parfois fatal, et le joint si léger dans mon pays natal, des libertés de l’homme devrait être banal ! Malheureusement chez nous il se vend en sous-main, si peu dangereux qu’il soit l’ETAT lui fait la guerre pour une fausse morale parce qu’il n’en touche rien, voilà la vérité dans cette triste affaire.

Un pétard ou un Ricard, si t’as vraiment le cafard, à choisir y’a pas photo, moi je choisis le maroco, mes alcools ont leurs soûlards, le canna c’est le panard, y’en a qui le mystifient, moi je fais son apologie !

Ce serait pourtant si simple de le légaliser, deux petits joints par jour c’est antidépresseur, si l’Etat dans ce cas n’était pas l’agresseur le peuple tout entier pourrait mieux respirer. C’est encore cette fois par l’argent que le bat blesse, si au moins le haschisch pouvait emplir les caisses, nos dirigeants affables fermeraient bien les yeux et parfois avec nous s’envoleraient aux cieux.

L’ALCOOL & LE TABAC ONT LE DROIT DE TUER CAR AUX COMPTES DE L’ETAT APPORTENT LEURS DENIERS, MESSIEURS DAMES MOURREZ DONC D’ALCOOL ET DE FUMEE, LA PATENTE EST PAYEE, LA MORT AUTORISEE.