Les crises d’épilepsie de cet homme de 33 ans se produisent pendant le sommeil. Il a été traité avec du Gardénal [1], mais il a du arrêter ce médicament à cause d’effets secondaires importants. Aujourd’hui, il fait de l’automédication [2] avec du chanvre et il se sent bien.
Ha, Lyon - juin 2001 / décembre 2004
"Le cannabis s’avère bénéfique pour environ 60% des épileptiques ; c’est incontestablement le meilleur traitement pour de nombreuses formes d’épilepsie (mais pas pour toutes)... ". Cette affirmation tirée du livre de Jack Herer "L’empereur est nu ou la conspiration contre le cannabis" - 1985, éditions du Lézard - est la preuve écrite qui reconnaît les vertus thérapeutiques de la plante ; cette phrase soutient également mon expérience personnelle, transformant mes croyances intuitives en convictions présentes.
Mais de simples intuitions n’ont pas suffit à remédier à des crises d’épilepsie qui se produisaient pendant mon sommeil. C’est donc à l’âge de 17-18 ans, alors qu’un traitement pharmaceutique (Gardénal) m’avait été prescrit pour une durée de 2 ans, que je tente ma 1ère expérience avec le cannabis... on ne peut plus apaisante.
De lectures en informations, de communications en échanges, je trace ma route dans l’immense forêt des ressources cannabiques : médecine, matériaux de construction, textile, biomasse, énergie renouvelable...
C’est environ 6 mois après le début du traitement pharmaceutique que je décide de mon propre chef d’y mettre un terme et de remédier au mal à l’aide du végétal et pour cause : le Gardénal (1 gélule/jour) affectait lourdement mon réveil, mes mains tremblaient... un cauchemar éveillé !
Deux ans plus tard, lors d’un électroencéphalogramme à l’hôpital, une infirmière m’apprend que la prescription ordonnée par mon médecin n’est pas adaptée à mon cas : "Bonne nouvelle ! lui répondis-je, j’ai arrêté le traitement au bout de 6 mois."
Aujourd’hui, une dizaine d’années plus tard, je continue à consommer du cannabis dans un cadre thérapeutique encore non-légitime, voire illégal...alors que la substance psycho-active de la plante (THC) n’est pas nocive. D’ailleurs, les études scientifiques soutiennent les vertus médicinales du chanvre indien et ses capacités à remédier à différents maux tel que le glaucome, l’épilepsie, l’asthme ou l’alcoolisme.
Par ce témoignage, je ne désire inciter personne à la consommation de cannabis, je ne veux pas non plus faire passer le chanvre pour un remède miracle...la plante est déjà un miracle en elle-même !
A ce jour, en France pour beaucoup de personnes, et ce par manque d’informations, le cannabis pose un problème en tant que "drogue" car il a longtemps été mélangé dans le grand sac des substances illicites.
Personnellement, je dirais que cette plante se présente comme une opportunité révélatrice et charnière de notre époque, l’aube d’un nouveau commerce, d’une agriculture renaissante et non polluante, de nouveaux produits, de nouveaux marchés à exploiter...
Pour cela, il nous suffit d’accorder au chanvre les vertus qui lui sont dues et d’en informer les individus. Ainsi, nous l’intégrerons plus facilement dans notre paysage social : il constituera alors une richesse supplémentaire dans notre quête culturelle et spirituelle de l’humanité.