2000/01/23 - TELERAMA

La politique française en matière de stupéfiants est fixée par une loi adoptée en 1970, qui classe dans la catégorie stupéfiants les produits ayant "un potentiel d’abus et de dépendance" auprès des usagers : les dérivés de l’opium, de la coca et du cannabis. La loi en réprime le trafic, en interdit l’usage - tout en proposant une alternative thérapeutique - et assure l’anonymat et la gratuité des soins pour les usagers désireux de se faire traiter. Alors qu’un espagnol pris le pétard en bouche risque au pire une contravention et qu’aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie, les usagers ne sont pas poursuivis, le français fumeur de joint encourt jusqu’à un an de prison. Mais la donne est en train de changer. Nicole Maestracci, présidente de la Mildt, a élaboré un plan triennal adopté en juin 99 qui privilégie la prévention des risques et se fixe trois objectifs : mieux comprendre les motivations et les modes de consommation (les jeunes absorbent plusieurs drogues à la fois) ; en finir avec la schizophrénie de l’État (quand les services sanitaires distribuent des seringues, la police interpelle les toxicomanes à la sortie des structures d’accueil !) ; résoudre enfin le problème des drogues de synthèse en accélérant leur procédure d’inscription au tableau des substances illicites (actuellement de huit mois à deux ans...). Par ailleurs, Elisabeth Guigou a envoyé à ses services deux circulaires dans lesquelles elle incite les procureurs à éviter l’incarcération des usagers et à améliorer la prévention. Il est encore trop tôt pour en évaluer les effets. Quant à la dépénalisation du cannabis, elle n’est toujours pas à l’ordre du jour Un site Internet à visiter pour en savoir plus : http://www.drogues.gouv.fr

Les informations sur le chanvre thérapeutique nous ont été transmises par :
Association pour le Cannabis Médical (ACM)
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