Procédé isochanvre
Le chanvre pauvre en alcaloïde est une plante "solaire" qui peut pousser jusqu’à 3-4 m de hauteur en 3 mois seulement selon les variétés. Des sols pauvres et humides peuvent le satisfaire. Les herbicides sont inutiles et les engrais peu nécessaires. En France, sa culture est contractuelle.
Le défibrage mécanique à sec (broyage) des tiges du chanvre donne la filasse et la matière première de l’Isochanvre appelée "chènevotte", "anas" ou encore "grette". Cette dernière se présente sous forme de particules cellulosiques de 2 à 2,5 cm de long.
A l’état brut, ces particules cellulosiques sont très appréciées en utilisation comme litière pour animaux, compost, paillage. En effet, elles peuvent absorber jusqu’à 5 fois leur poids en eau, soit 10 fois plus que la paille, et sont biodégradables.
Pour rendre la chènevotte imputrescible, ininflammable et incomestible par les rongeurs et donc utilisable dans la construction, Mme France Périer, responsable de l’entreprise Chènevotte Habitat, a mis au point un PROCÉDÉ PÉTRIFIANT PAR CRISTALLISATION DES SÈVES.
Après transformation de la chènevotte selon ce procédé, on obtient deux matériaux en vrac utilisables de la cave au faîte du toit :
Isochanvre Construction à utiliser avec des chaux naturelles et pures pour constituer un conglomérat.
Isochanvre Isolation à utiliser en vrac, déversé ou soufflé.
Ce procédé innovant est exclusif et breveté. Ce procédé n’est pas un simple enrobage ou une imprégnation de résines synthétiques. Il n’est pas un traitement à l’aide de sels de bore ou autres (cuivre...), car les sels sont avant tout des fixateurs d’humidité.
Le traitement de cristallisation des sèves demande peu d’énergie, n’utilise pas de produit chimique de synthèse et ne génère pas de pollution.
Il est important de rappeler que les végétaux bruts présents en murs et plancher dans le patrimoine architectural mondial sont des variétés peu absorbantes et assez résistantes (paille de seigle), uniquement associés avec des terres grasses (argileuses). En France, ces techniques sont connues sous le nom de pisé, torchis et terrasses (planchers en terre).
Les matériaux Isochanvre n’existent pas sous forme :
De panneaux type plaque d’aggloméré de particules d’Isochanvre La fabrication de tels éléments nécessite d’’incorporer des résines ou des colles. Les panneaux obtenus seraient étanches et par conséquent ne correspondraient plus à la logique des matériaux Isochanvre. En cas d’incendie, des fumées toxiques et ré-inflammables seraient produites. D’autre part, et pour s’adapter à chaque cas de figure, une découpe de ces plaques serait indispensable Économiquement non rentable, cette solution ne permet pas de respecter les "contraintes" architecturales qui bien souvent participent au charme de l’habitation, ceci plus particulièrement en rénovation. De rouleaux de laine de fibre de chanvre Le procédé Isochanvre est techniquement applicable sur les fibres du chanvre pour les rendre imputrescibles, ininflammables et incomestibles par les rongeurs. A cause de la faible densité du produit qui serait obtenu, ses caractéristiques thermiques et acoustiques ne seraient pas performantes.Tout comme les laines minérales, des effets de tassement secondaire dans le temps seraient constatés. Les rongeurs auraient également la possibilité d’y creuser facilement des galeries.
La pathologie du chanvre
Le fait d’associer des particules de chanvre brutes ou enrobées à de la chaux ou à d’autres liants ne peut arrêter leur destruction. Elles absorbent 5 fois leur poids en eau, soit 10 fois plus que la paille. Associées à une chaux aérienne du type CL ou DL, elles auront dans le temps une reprise d’humidité et casseront la prise de cette chaux en la faisant salpêtrer. Associées à un liant hydraulique (liant artificiel, chaux hydraulique HL, chaux hydraulique naturelle NHL-Z, chaux hydraulique naturelle pure NHL, etc...), l’hydraulicité de celui-ci maintiendra les particules de chanvre dans l’humidité et les fera composter.
Même si le chanvre contient de la silice, il reste essentiellement composé de cellulose. Du fait de leur fort pouvoir d’absorption, un simple enrobage (cristaux, bitume...) ne peut les protéger durablement, que ces particules soient utilisées en vrac ou en conglomérat .De même, l’entreprise Chènevotte Habitat refuse tout traitement aux sels de bore ou autres, qui au contraire favorise la reprise d’humidité des végétaux. Toutes ces raisons font que les matériaux du type briques de chanvre, laines de chanvre ou de lin, celluloses, ne sont pas fiables.
Après simplement 6 mois d’exposition en extérieur, le chanvre même associé à de la chaux comme ci-dessus se montre défaillant. Un développement irrémédiable de mousses et champignons apparaît.
Seul le procédé Isochanvre empêche cette dégradation.
Écologie et construction, vigilance !
La volonté légitime du public de vouloir construire ou rénover avec des produits naturels doit être prise en compte sérieusement. Il est impératif d’exiger des matériaux non expérimentaux, garantissant une efficacité totale. Personne ne doit faire les frais de techniques aléatoires ne proposant pas de garanties officielles (coefficient au feu, assurance fabricant, garanties décennales). Si un matériau est expérimental, cela signifie qu’il n’y a pas de garantie, ni sur sa fabrication, ni sur sa mise en oeuvre.