"12 facteurs à considérer dans une opération de culture légale – 2e partie" par Sensi Seeds

Par James Burton le 24 février 2016

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12 facteurs à considérer dans une opération de culture légale – 2e partie

Culture Dans la partie 1, Burton s’est concentré sur les bâtiments et installations, la sécurité et le personnel. Dans cette partie, il partage de l’information sur le processus de culture. Ne manquez pas la partie 3, dans laquelle James Burton dévoilera comment augmenter de 5 à 15 % le niveau de THC de vos plants.

Avec un peu de chance, l’année 2016 sera aussi bonne, voire meilleure que 2015 pour la décriminalisation et la légalisation du cannabis. L’Uruguay est en plein processus d’implantation d’installations gouvernementales contrôlées. De plus en plus d’installations professionnelles de culture voient également le jour au Colorado, à Washington, en Alaska et en Oregon. Aux Pays-Bas, plusieurs municipalités veulent faire leurs propres plantations de cannabis pour contrer le crime organisé et assurer le contrôle de la qualité des stocks de cannabis.

Mais comment mettre sur pied une bonne installation professionnelle qui permettra de produire le meilleur cannabis (médicinal) qui soit ? James Burton est le mieux placé pour offrir des conseils, et c’est sur le blogue de Sensi Seeds qu’il partage ses secrets.

Dans la partie 1, Burton s’est concentré sur les bâtiments et installations, la sécurité et le personnel. Dans cette partie, il partage de l’information sur le processus de culture. Ne manquez pas la partie 3, dans laquelle James Burton dévoilera comment augmenter de 5 à 15 % le niveau de THC de vos plants, tel que l’a testé et démontré l’organisme indépendant de recherche TNO pour SIMM, l’organisme de culture légale de Burton.

Deuxième partie d’une série de trois

5. DOCUMENTATION

Décrivez tous les procédés et procédures pouvant influencer la qualité du produit. Dans ce processus de documentation, il est très important d’inclure les circonstances exceptionnelles – conditions météorologiques extrêmes, organismes nuisibles – qui ont marqué la période de croissance, et particulièrement la récolte, lesquelles peuvent influencer la composition chimique de la marijuana.

Documentez également toutes les étapes de la transformation de la marijuana cultivée, en incluant l’emplacement de la culture. Il faut mettre à jour les données recueillies sur le terrain détaillant les cultures précédentes et les pesticides utilisés. Il est aussi crucial de documenter le type, la quantité et la date des récoltes, de même que les produits chimiques et les autres substances utilisés pendant la production, tels que les fertilisants et les pesticides. Les types de terreau et les horaires d’arrosages et de fertilisations doivent aussi être enregistrés.

Décrivez tous les procédés et procédures pouvant influencer la qualité du produit.

Décrivez aussi précisément que possible l’emplacement de l’aire de récolte et la période de récolte. Tous les lots récoltés sur chacune des aires désignées doivent être identifiés clairement et sans ambiguïté à l’aide d’un numéro. L’attribution des numéros de lots doit être faite au tout début. Dès le départ, chaque plant a besoin d’un numéro de balayage afin de suivre la chronologie de chacun.

Les directives de production et les procédures opérationnelles normalisées (PONs) doivent être écrites. Assurez-vous que la culture, la récolte et la production ont été effectuées conformément à ces directives et procédures.

Les résultats des vérifications doivent être rapportés dans un rapport de vérification (copies de tous les documents, les rapports de culture et les rapports d’analyses). Ils doivent être conservés pour un minimum de 10 ans.

Mais il n’est pas seulement question du produit. Tous les déchets, incluant les résidus de manucure, doivent aussi être pesés et documentés. On doit noter la quantité (en kg) de marijuana que manucure chaque employé, ainsi que les résidus de manucure que chacun produit.

Tous les documents pour SKAL (une fondation, chargée par le ministère de l’Agriculture, qui chapeaute la production biologique aux Pays-Bas) doivent être remplis par le directeur de l’installation.

6. Semences et matériel de propagation

Vérifiez et indiquez les paramètres botaniques des semences, tels le genre, l’espèce, la variété/cultivar/chimiotype et l’origine. Ils devraient tous être traçables. La même chose s’applique aux plants de marijuana propagés de façon végétative. Les semences et/ou les plants de marijuana propagés de façon végétative utilisés en production biologique doivent être certifiés comme tel. Le matériel de démarrage doit être, autant que possible, exempt d’organismes nuisibles et de maladies afin de garantir une croissance saine des plants. Utilisez de préférence des variétés résistantes ou tolérantes aux maladies.

Il est important de restreindre autant que possible l’adultération causée par la présence de diverses espèces, variétés ou parties de plants pendant tout le processus de production. L’utilisation de semences ou de plants de marijuana modifiés génétiquement doit être conforme à la réglementation nationale. Tous les semis et les clones doivent porter le numéro de lot de leur mère, la date de démarrage, le nouveau numéro de lot et un numéro individuel. Cette information doit être enregistrée et conservée dans les documents officiels.

SIMM a produit un « livre de recettes » de la marijuana pour plusieurs des clones SIMM. L’idée était qu’un producteur puisse utiliser nos clones et suivre les instructions du livre pour obtenir sensiblement le même produit que nous obtenions avec les clones. Il était assez détaillé, incluant des photos, des tableaux et des mesures.

Vérifiez et indiquez les paramètres botaniques des semences

7. CULTURE

Selon les méthodes de culture employées, soit conventionnelles ou biologiques, diverses procédures opérationnelles normalisées peuvent être acceptables. Respectez les principes d’une bonne régie des cultures. Certains points à considérer :

  • Utilisez des substrats et fertilisants approuvés par des labels agricoles.
  • Toutes les procédures de culture doivent s’appuyer sur les BPAs (bonnes pratiques agricoles) et les BPFs (bonnes pratiques de fabrication).
  • Les plants de marijuana ne doivent pas être cultivés dans des sols contaminés par des boues, des métaux lourds, des résidus, des produits de phytoprotection ou d’autres produits chimiques. L’utilisation de tout produit chimique pour la croissance ou la protection de la culture doit être réduite au minimum et enregistrée.
  • Enregistrez et contrôlez également la température des terreaux.
  • Le fumier animal doit être complètement composté et dépourvu de matières fécales humaines.
  • Testez régulièrement tous les terreaux avant la plantation des cultures et après leur récolte.
  • Appliquez avec modération tout autre agent fertilisant selon les besoins particuliers de la variété. Appliquez les fertilisants de façon à minimiser le lessivage.
  • Ayez en main les certificats d’analyses pour tous les terreaux et tous les produits utilisés.
  • Contrôlez et effectuez l’irrigation en fonction des besoins du plant de marijuana.
  • L’eau utilisée pour l’irrigation doit être conforme aux normes nationales de qualité.
  • Testez et analysez l’eau pour déceler la présence de produits chimiques, de bactéries et de champignons.
  • Consignez et contrôlez les niveaux d’humidité du terreau.
  • Apposez des étiquettes pouvant être numérisées sur les plants et les pots.

Les applications de pesticides doivent être évitées autant que possible. Lorsque nécessaire, appliquez la quantité efficace minimale de produits de phytoprotection approuvés selon les recommandations du fabricant et des autorités. L’application doit être effectuée uniquement par du personnel qualifié utilisant un équipement approuvé. L’intervalle minimum entre un tel traitement et la récolte doit être cohérent avec les recommandations du fabricant du produit de phytoprotection. La réglementation nationale sur les limites maximales résiduelles doit être respectée.

Je crois que vous devriez avoir un numéro SKAL enregistré.

8. RÉCOLTE

Les employés doivent porter des vêtements protecteurs (photo Jock Fistick)

Chez SIMM, les plants sont lavés trois jours de suite avant la récolte afin d’enlever la poussière, les contaminants ou les insectes. L’identification et la vérification de la marijuana récoltée, de même que la supervision des récolteurs devraient être confiées au directeur de l’installation.

Effectuez la récolte conformément aux BPAs et BPFs existants. Les méthodes de récolte ne doivent pas endommager l’environnement de croissance afin d’assurer des conditions optimales pour la production de la prochaine culture.

Toutes les étiquettes doivent être numérisées et enregistrées, ce qui comprend l’heure, l’emplacement et toute autre information.

Les résidus doivent être pesés, documentés, déchiquetés et gardés dans une benne à rebuts fermée à clé. La benne à rebuts devrait être arrosée d’eau une fois par jour afin d’encourager la décomposition des matières végétales.

Récoltez la marijuana dans les meilleures conditions possible, en évitant les sols mouillés, la rosée ou une humidité de l’air exceptionnellement élevée. Si la récolte s’effectue dans des conditions humides, assurez-vous de prendre les mesures nécessaires pour contrer les effets négatifs possibles sur la marijuana.

Ajustez les outils de coupe ou les moissonneuses afin de réduire au minimum la contamination provenant des particules du sol.

La marijuana récoltée ne devrait pas entrer en contact direct avec le sol. Elle doit être récoltée rapidement et transportée dans des conditions sèches et propres.

Tous les récipients utilisés pendant la récolte doivent être propres et exempts d’une contamination provenant de récoltes précédentes. Lorsque les récipients ne sont pas utilisés, ils doivent être entreposés dans des conditions sèches, sans organismes nuisibles et inaccessibles aux souris/rongeurs, au bétail et aux animaux domestiques.

Évitez les dommages mécaniques, dont la compaction de la marijuana récoltée, qui en détérioreraient la qualité. À cet effet, évitez de trop remplir les récipients ou d’empiler les plants.

Livrez la marijuana fraîchement récoltée aussi vite que possible à l’installation de transformation afin d’éviter la dégradation thermique.

Protégez la récolte des organismes nuisibles, des souris/rongeurs, du bétail et des animaux domestiques. Consignez toute mesure prise pour lutter contre les ravageurs.

Les employés doivent porter des vêtements protecteurs, comprenant des résilles, des gants de caoutchouc et des protecteurs à chaussures. Les gants de caoutchouc doivent être changés régulièrement. Les chaussures de ville, la nourriture ou les téléphones portables ne sont pas permis dans les aires de récolte ou de transformation. Durant la période de récolte, les employés doivent porter leur dispositif d’alerte pour assurer qu’ils se lavent les mains au sortir des toilettes.