Du nouveau dans l’affaire de l’essai clinique mortel de Rennes ...
Par rédaction de Chanvre Info, publié le 15 mars 2016
http://www.chanvre-info.ch/info/fr/...
Voici un article et deux vidéos qui parlent d’un sujet troublant : la famille de la victime de l’essai clinique pose des questions dérangeantes pour le laboratoire Bial. En marge, TF1 explique que cette industrie pharmaceutique est suspectée d’être liée à une quasi secte (une fondation) spécialisée dans des "recherches" sur la télépathie et le paranormal. Ne serait-ce alors pas plutôt le "laboratoire Baal" ... ? Les sujets d’études recevaient 80 fois la dose fonctionnelle, quand même, et l’expérimentation n’a pas avancée d’objectif clinique précis ... ! C’en est à se poser des questions, non ? Attention : je n’ai aucune preuve à avancer sur l’implication de Bial dans une quelconque activité sectaire tordue sinon des faits qui peuvent nous pousser à l’interrogation dans ce sens, comme ceux que je suis en train de vous apprendre. Le petit passage sur la fondation douteuse est dans la première des deux vidéos ... Ils ont du fumer, à TF1, pour nous sortir cette info ... !
Source : Reuters 11/03/16 à 14:31
http://www.capital.fr/a-la-une/actu...
La famille de la victime de l’essai clinique attend des réponses
La famille du volontaire décédé à Rennes en janvier lors d’un essai clinique a soulevé vendredi une série d’interrogations sur les circonstances de sa mort, notamment sur le protocole du laboratoire en cause, et réclamé des réponses.
"Il y a beaucoup de choses qui ont été tues, qui ont été cachées, et on les apprend au fur et à mesure, essentiellement pas les médias. Aucune autorité, jusque-là, ne m’a contactée", a déploré son épouse lors d’une conférence de presse.
L’avocat des proches, Me Jean-Christophe Coubris, a relevé à cette occasion des "failles" dans le protocole rédigé par le laboratoire portugais Bial, qui avait confié au centre de recherche Biotrial le test d’une molécule.
"Il y a dans ce protocole une contradiction à l’égard de tous les principes des essais thérapeutiques tels qu’ils sont réglementés en France", a-t-il dit, ajoutant que celui du laboratoire Bial ne répondait pas aux critères de rigueur habituellement requis.
Il s’est dit surpris en particulier que le test soumis aux patients, qui a conduit à l’hospitalisation de cinq autres personnes, n’ait pas poursuivi d’objectif clinique précis.
"C’est en soi une première anomalie et je suis extrêmement étonné qu’elle n’ait pas choqué les autorités compétentes qui étaient là pour s’assurer du bien-fondé de cet essai (...). Je parle de l’agence du médicament, l’ANSM, et je parle de la commission de la protection des personnes, la CPP", a déclaré Me Coubris.
Selon lui, les volontaires ont pu en réalité servir de "cobayes" au laboratoire portugais qui aurait pu vouloir apporter, via cet essai, la preuve de la validité scientifique de la parapsychologie.
La famille du volontaire décédé se demande également dans quelle mesure le centre de recherche Biotrial de Rennes a tardé à réagir après l’apparition des premiers symptômes.
En janvier, elle a porté plainte contre X pour homicide involontaire.
Selon un groupe d’experts indépendants mis en place par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), l’accident survenu durant les essais semble lié avant tout à la molécule testée.
L’accident fait l’objet de trois enquêtes, diligentées par l’ANSM, par l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) et par la police judiciaire. Le rapport final de l’Igas, qui a évoqué début février "trois manquements majeurs" dans l’essai clinique, est attendu pour fin mars.
(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) © 2016 Reuters - Tous droits de reproduction réservés par Reuters.
Publié le 11/03/16 à 20h35
http://lci.tf1.fr/jt-we/videos/2016...
3min 02
Essai clinique mortel à Rennes : les proches du volontaire décédé s’interrogent et accusent Bial
Les proches de Guillaume Molinet, décédé à Rennes en janvier lors de l’essai clinique d’une molécule du laboratoire Bial, ont soulevé vendredi une série de questions sur sa mort. Leur avocat, Me Jean-Christophe Coubris, a notamment pointé les liens, suspects selon lui, entre le laboratoire portugais et la fondation Bial, dont l’objectif est de prouver les phénomènes de parapsychologie comme la télépathie. Des recherches qui s’appuient justement sur un mécanisme cérébral engendré par la molécule incriminée.
Vidéo ajoutée le 10 mars 2016
https://www.youtube.com/watch?v=5Cs...
Essai clinique à Rennes : "Je veux savoir", scande le frère du patient décédé
Le 17 janvier dernier, un volontaire à un essai thérapeutique mené par Biotrial pour le compte du laboratoire Bial est décédé. Son frère demande des explications. "Je veux savoir, nous voulons savoir", insiste Laurent. Ce dernier dénonce "un souci de santé publique" et s’attaque aux laboratoires qui se prennent pour des "magiciens".