Luxembourg : un lycée dépiste (test antidrogue) systématiquement tout lycéen-lycéenne, suspecté(e) d’usage de drogue !
En France, Éric Ciotti (UMP) l’a rêvé et demandé ... Le Luxembourg l’a fait ... du moins, un lycée l’essaye ! Le testing antidrogue à l’école, un réflexe sécuritaire qui se présente comme du "bon sens à bon escient" mais qui en fait, cache un marché terriblement juteux qui ne demande qu’à s’étendre ensuite à d’autres domaines. Lecture de l’article puis explications ... parce que cette accusation est grave !
Luxemburger Wort, publié le mardi 9 septembre 2014 par Maurice Fick
http://www.wort.lu/fr/luxembourg/no...
Nouveau règlement au Lycée Vauban : cannabis : les élèves directement dépistés au lycée
Depuis cette rentrée, le personnel médical peut directement faire passer un test de dépistage de cannabis à l’infirmerie. Mais toujours sur la demande du chef d’établissement.Photo : Maurice Fick
"Nous sommes devenus plus intraitables sur les stupéfiants au lycée", pose d’emblée Michel Hiebel, proviseur du Lycée Vauban. Avant d’expliquer que "nous avons changé notre règlement interne. Si on a des soupçons sur un élève, le règlement permet à présent au personnel médical de pratiquer des tests de dépistage pour confirmer si l’élève a pris ou pas des stupéfiants".
Le nouveau règlement interne valable depuis cette rentrée 2014-2015 au Lycée Vauban, devra dès ce mardi, être signé par les élèves et les parents. C’est le fruit d’une "volonté très claire d’agir" du conseil d’administration, assure le proviseur, particulièrement sensible à la consommation de stupéfiants. Une problématique à laquelle il a été confronté dans son précédent lycée accueillant des sportifs de haut niveau au pied du Mont-Blanc.
Michel Hiebel : "Il faut bien se rendre compte qu’un enfant qui a consommé ne peut par étudier normalement".Photo : Maurice Fick
La mise en place du test de dépistage salivaire -qui permet d’avoir un résultat quasi immédiat- est pensé pour apporter "une sécurité à l’élève lui-même et garantir celle des autres", explique le proviseur avant de souligner l’incompatibilité entre drogues et apprentissage.
"Il faut bien se rendre compte qu’un enfant qui a consommé ne peut pas étudier normalement. S’il est dans un état second dans un labo où il doit effectuer des manipulations, il est dangereux pour lui et les autres".
29% des élèves disent déjà en avoir consommé
Non pas que le Lycée Vauban soit plus exposé que d’autres établissements luxembourgeois au phénomène mais "il faut absolument l’endiguer", estime Michel Hiebel. L’année scolaire écoulée a déjà été mise sur pied une commission de discipline et "un bon travail" s’est amorcé avec la police grand-ducale. "Nous avons quand même le devoir de signaler", rappelle le directeur de l’établissement.
L’accueil des parents peut alors être très différent : "Certains comprennent, d’autres ne sont pas contents du tout" que leur enfant, pris la main dans le sac, se voit imposer quatre séances obligatoires d’information.
"Nous ne sommes ni épargnés, ni touchés davantage que d’autres établissements scolaires en ce qui concerne la consommation de cannabis", assure Anne-Marie Thiebert, proviseur-adjointe, en s’appuyant sur l’enquête anonyme menée auprès de 900 élèves au printemps 2013 par le Centre Information Jeunes au sein du lycée.
L’enquête avait révélé que 29% des élèves avaient dit déjà avoir consommé du cannabis. Et 52% avaient estimé avoir été un peu trop loin avec l’alcool.
Mais les élèves étaient aussi près de 70% à penser que c’est aux parents que revient en premier lieu le rôle de prévention des conduites à risques. L’école (9% des sondés) arrivant encore derrière les médecins (16% des sondés).
Maurice Fick
P.-S.
Il s’agit ici de lycée et non pas de collège. L’âge moyen est de 15 à 17 ans, toutefois, certains redoublants peuvent être majeurs.
Le test utilisé, dans le cas précis du cannabis, pose les même problèmes qu’au niveau de la circulation routière : il ne sait pas distinguer l’usage récent (être sous effet de la substance psychotrope) et celui vieux du Week-end précédent (ne plus être sous l’effet de la dite substance). C’est donc aussi une intrusion de la vie privée dont le but est de fléchir-responsabiliser-impliquer les parents vis à vis du problème.
Mais ici on pense que ces adolescents ont une vie qui n’est pas privée dont on peut souhaiter pouvoir contrôler tous les paramètres. Il y a donc un risque fort de dérive à ce niveau, que ce soit en stigmatisation d’élèves, en marginalisation, en conséquences judiciaires et médicales, en exclusion ...
La méthode fait ses essais dans le cadre d’expérimentation comme celle-ci. Elle peut avoir du positif si et seulement si, l’information du testing ne dépasse pas le cadre parental. Mais s’il devenait pénal ... ce serait grave. Et tout laisse à penser que c’est ainsi que ce principe de testing risque d’évoluer.
A bien relie le texte suivant, on y trouve les idées fortes de : "... une sécurité à l’élève lui-même et garantir celle des autres ..." et "... qu’un enfant qui a consommé ... est dangereux pour lui et les autres ...". L’idée utilisée en exemple est celle d’un tel élève dangereux dans un labo ... mais aussi, dangereux (c’est manifestement sous-entendu) car capable de transmettre sa "toxicomanie" à d’autres ... !
Voici tous les principes prohibitionnistes extrémistes qui s’appliquent maintenant au monde de l’adolescence et nous avons prévenus que justement, c’est par ce biais, que ces gens-là veulent développer le testing pour tous, voulant par la suite l’étendre de façon obligatoire au monde du travail, à la sécurité routière, et bénéficiaires de prestations sociales .
Bienvenu dans un monde d’esclavage parfait où l’on manipule votre émotif (protéger les gosses ... qui va s’opposer à cela ?) pour vous l’enfoncer bien profond, la quenelle ! Il s’agit de contrôler toute la société et apprenez que les fabricants de tests antidrogues , ont étendu leur gamme au tabac avec l’argument litigieux que la nicotine préparerait le cerveau aux autres drogues !
Michel Hiebel, proviseur du Lycée Vauban, est certainement un brave homme, soucieux du bien-être des enfants dont il a la responsabilité dans son établissement. Mais pour autant, il est tombé sous la séduction d’une idée très dangereuse, qui fait l’objet d’une manipulation par " l’Industrie de la prohibition " !
Communiquer sur ces sujets peut s’avérer dangereux ! Vous allez voir qu’on va m’accuser de défendre la drogue aux écoles alors que ce n’est pas le cas. On ne va pas à l’école pour se défoncer ... l’idée des tests n’est pas ce qui me dérange, cela responsabilisera les jeunes en rapport à leur consommation. C’est le mauvais usage qu’on ne manquera pas d’en faire qui me dérange !
JLB