USA : une épidémie d’héroine en prélude à une réaction anticannabique ?

Cet article n’a l’air de rien, mais c’est une bombe politique lorsqu’on se penche sur les implications et conséquences de ce qui y est expliqué. Explication dans le PS qui sera très nourrissante parce que vous aurez droits à quelques vidéos pour justifier et complémentariser mes propos.


Publié le 10/03/2014

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USA : l’héroïne fait de plus en plus de morts

La mortalité ayant résulté de surdoses d’ héroïne a doublé de 2010 à 2012 dans une grande partie des États-Unis, ont annoncé aujourd’hui les autorités sanitaires américaines. Tout aussi troublant, le rapport des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) indique également que le nombre de décès dus à des surdoses de médicaments antidouleur opiacés a représenté en 2012 plus du double de ceux provoqués par des overdoses d’héroïne.

Bien que la majorité des personnes à qui sont prescrits des antalgiques opiacés ne deviennent pas héroïnomanes, des recherches ont montré qu’environ trois nouveaux utilisateurs d’héroïne sur quatre avaient abusé des médicaments opiacés avant de développer une accoutumance à cette drogue, soulignent les CDC. Ce lien entre ces antidouleurs et l’héroïne n’est pas étonnant puisque cette drogue est un opioïde : ces substances agissent donc sur les mêmes récepteurs du cerveau et produisent les mêmes effets.

En outre, l’héroïne est moins chère que les antalgiques opiacés et il est de plus en plus facile de s’en procurer, selon les auteurs de ce rapport. "Réduire le nombre d’ordonnances médicales pour des opioïdes qui ne sont pas justifiées est une stratégie cruciale de santé publique pour répondre au problème des overdoses de ces antidouleurs et d’héroïne", estime le directeur des CDC, le Dr Tom Frieden. "Réduire l’usage excessif de ces analgésiques en changeant la manière dont les médecins les prescrivent est le moyen le plus sûr d’empêcher l’usage d’héroïne sur le long-terme", juge-t-il.

"Cette étude est une autre indication de la gravité de l’épidémie des surdoses d’opiacés et de son lien avec celle des overdoses d’héroïne", relève le Dr Grant Baldwin, directeur de la division chargée de la prévention des abus de médicaments aux CDC.

Outre la prévention des surdoses d’analgésiques opiacés et d’héroïne, les responsables des CDC soulignent l’importance d’aider ceux qui sont déjà dépendants à ces substances. Ils recommandent pour cela de faciliter l’accès à certains médicaments comme le naloxone, qui peut inverser les effets d’une surdose d’opioïde ou d’héroïne s’il est administré à temps, ce qui peut aussi sauver des vies. L’étude a porté sur 28 États américains, qui représentent 56% de la population américaine. Au total, 3.635 personnes y sont mortes par overdose d’héroïne en 2012, contre 1.779 en 2010.

Source

P.-S.

Cet article n’a l’air de rien, mais c’est une bombe politique lorsqu’on se penche sur les origines, implications et conséquences de ce qui y est expliqué. Ici, deux aspects distincts nous interpellent particulièrement :

1) Les implications politiques :

En Effet, l’héroïne provient essentiellement d’Afghanistan, pays censé être sous contrôle étasunien, et visiblement, une partie de cette héroïne est transportée par voie militaire au sein même des États-Unis, contournant ainsi la barrière douanière la plus active du monde. On se souvient du boum de la cocaïne aux USA dans les années 80 et de la guerre aux drogues qui s’ensuivit.

Vidéo : « Reportage choc : Opium Brute : l’Implication des USA dans l’explosion du trafic d’héroine - FR 2013 ».

A l’époque, l’explosion de cocaïne, elle-même organisée par les États-Unis à l’adresse de leur propre population, a été reproché à Marijuana qui officiellement, en avait porté le chapeau.

Vidéo : « A qui profite la cocaïne »

Juste avant la présidence Reagan, l’opinion publique devenait favorable à l’idée d’une dépénalisation- légalisation. Il fallait trouver un moyen pour enrayer une situation politique qui aurait pu aboutir à la légalisation du cannabis. D’autant qu’au niveau géopolitique, la situation se prêtait à la naissance de ce trafic de grande ampleur : le Congrès US refusant de financer outre mesure la CONTRA, la CIA n’a pas eu d’autre recours que de transformer ce groupe armé de résistance en un immense cartel de trafic de drogue (Cocaïne).

Dans les années 70, Nixon avait eu un problème similaire de sympathie du public à l’adresse de la cause cannabique. Il avait demandé un rapport complet sur la question de cette plante, pensant trouver ainsi un soutien scientifique des thèses prohibitionnistes. Nixon n’était pas un standard de beauté, il était déjà âgé, mais vous auriez dû voir la grimace qu’il a faite quand il a appris que ledit rapport soutenait l’idée d’une légalisation complète !

Cela a obligé la réalisation d’une étude falsifiée sur des singes , qui "prouvait enfin" la neurotoxicité du cannabis, ce qui a permis alors d’accentuer la répression de cette plante et de renverser l’opinion public. La supercherie a duré une dizaine d’année, cela leur a donc fait gagner tout ce temps.

Il y a donc eu deux précédents ou le cannabis était en phase d’être au moins dépénalisé aux USA et où le pouvoir prohibitionniste à comploté pour inverser la tendance politique et éviter ces légalisations.

Aujourd’hui, nous vivons la troisième tentative de légalisation et elle s’est mieux aboutie que les deux précédentes, en prenant-pieds dans quelques états de la fédération US. Un boom de l’héroïne serait alors approprié pour la contrecarrer. Comme l’a fait Reagan pour la Cocaïne, il suffirait de faire porter le chapeau de cette explosion d’héroïne à la marie-jeanne et ainsi, de remettre en question les légalisations déjà effectuées. Nous venons de voir que les conditions sont réunies pour que cette épidémie se réalise. Mais les mafias n’y sont pour rien : c’est le gouvernement étasunien qui a planifié et organisé tout cela !

La Prohibition, dont on comprendra ici qu’elle est très imbriquée avec l’entente militaro-industrielle étasunienne, mise sur un retour aux manettes de la phase répressive par la manipulation du public. Car il s’agit d’enrayer ce processus de légalisation par voies de référendums populaires.

Attendez-vous donc, dans un avenir proche, à la pire épidémie d’héroïne jamais connue à ce jour et une montée en force de la criminalité (sous forme de gangs et de cartels) de sortes à retourner l’opinion publique sur la question de la marijuana ! La dictature, ce sera juste après cet épisode de violence déchainée !

2) Une mise en évidence de la relation entre la « médication des opiacés » et le développement de l’héroïnomanie.

Une autre qui fait ressortir un nombre incroyable d’overdoses médicales (overdose, c’est pour les stups, dans l’hypocrisie du contexte médical on dit "surdosage d’un médicament opiacé).

Les laboratoires qui les produisent font partie d’une industrie pharmaceutique qui finance les forces de la prohibition du cannabis. Tous font parti du Complexe Industriel de la Prohibition en cheville avec la DEA et le Nida ! Pour autant, le principe d’actionnariat fait qu’on y retrouve aussi bien des intérêts français, anglais, italien, australiens, japonais, qataris ...

Cette industrie a basé ses médicaments antidouleurs sur la morphine et les opiacés, dérivés de la plante Pavot ou fabriqués par la voie synthétique. A noter que l’opium et le Pavot sont contrôlés en tant que stupéfiants pour un usage non médical et posent un problème de santé publique bien plus important que le cannabis et ses dérivés. Pour autant, le cannabis, très peu toxique, a été banni un (long) temps de la pharmacopée (il y fait actuellement un retour en force) alors que des firmes pharmaceutiques se sont enrichis avec ces substances de mort. Le cannabis permet en outre, de réduire de beaucoup la quantité d’antalgiques opiacés distribuée aux patients. C’est un concurrent redoutable pour ces industries.

La principale cause de réticentes envers cette façon de voir les choses, se repose sur l’idée d’une pharmacopée "saine" qui travaille au seul bonheur du genre humain ! Belle image d’Épinal, n’est-ce pas ? Mais la réalité est tout autre : ces industries sont dans les mains de monstres cupides qui, dans des soucis de profits et de marketing, n’hésitent pas une seconde à inventer des maladies ou à produire des médicaments toxiques pour forcer encore la vente d’autres médicaments censés en annuler les inconvénients. Vous ne me croyez pas ? Une petite vidéo d’ARTE, cela devrait alors mieux vous convaincre .... :

Maladies à vendre (les inventeurs de maladies) - ARTE

Or, si vous visionnez cette vidéo en entier, vous apprendrez que toutes les études médicales du monde sont chaperonnées, financées, dirigées par les grosses industries pharmaceutiques, mêmes et surtout - c’est moi qui le rajoute à propos - celles concernant le cannabis ! Il existe très peu d’études étatiques ou provenant d’organismes privés et indépendants.

JLB